Climatisation : pour en finir avec les faux débats
Communiqué de presse – Paris, le 2 juillet 2026
Alors que les vagues de chaleur s’intensifient, le collectif « Nos Villes à 50°C », cofondé par Seqens et CDC Habitat et coordonné par A4MT, dévoile une doctrine opérationnelle pour adapter logements et équipements publics au réchauffement climatique.
Fruit d’un an de travaux associant bailleurs, collectivités, promoteurs, chercheurs et experts, cette démarche, appuyée par des simulations du CSTB, montre que dans une majorité de situations étudiées à horizon 2050, des actions simples permettent de conserver des conditions d’habitabilité satisfaisantes, tout en limitant le recours à la climatisation.
Un débat bloqué, une méthode pour en sortir
Face à l’intensification des vagues de chaleur, la question de la climatisation s’impose dans le débat public. Elle reste pourtant trop souvent enfermée dans une opposition stérile : pour ou contre.
Dans les faits, les situations se multiplient : d’un côté achats de climatiseurs mobiles dans l’urgence, de l’autre logements et équipements publics surchauffés.
Partant de ce constat, le collectif « Nos Villes à 50°C » a réuni pendant un an des acteurs du logement, de la recherche et de l’aménagement du territoire pour construire une approche plus pragmatique : identifier où la climatisation peut être évitée, où elle devient nécessaire, et comment en limiter le recours.
Un enjeu clé : peut-on encore dormir la nuit ?
Les travaux du collectif ont fait émerger un constat simple : le véritable enjeu n’est pas seulement la chaleur dans la journée, mais la capacité des bâtiments à se rafraîchir la nuit.
Lorsque la chaleur s’accumule, le sommeil se dégrade et les risques sanitaires augmentent, en particulier pour les publics fragiles.
La question n’est plus seulement de savoir s’il faut ou non climatiser, mais de comprendre si un bâtiment est capable d’évacuer la chaleur qu’il accumule afin de retrouver, la nuit, des conditions compatibles avec le repos et la récupération.
Des actions ciblées peuvent repousser massivement le recours à la climatisation
Afin d’évaluer l’efficacité des solutions identifiées par le collectif, le CSTB a réalisé une série de simulations en utilisant la Base de données nationale des bâtiments (BDNB) sur différents types de bâtiments résidentiels de l’ensemble du parc national français métropolitain et dans différents contextes climatiques.
Elles montrent que dans près de 70 % des situations étudiées à horizon 2050, des actions adaptées permettraient de maintenir des conditions d’habitabilité satisfaisantes sans recours systématique à la climatisation.
Ces résultats confirment toutefois qu’il n’existe pas de réponse universelle : les stratégies doivent être ajustées selon les climats, les formes urbaines et les caractéristiques du patrimoine. Selon les cas, ces actions peuvent suffire à préserver l’habitabilité ou à repousser et mieux cibler le recours à la climatisation.
- Se protéger du soleil grâce aux protections solaires extérieures et au traitement des derniers étages ;
- Évacuer la chaleur accumulée grâce à la ventilation nocturne, aux îlots de fraîcheur et aux brasseurs d’air ;
- Mieux anticiper les épisodes de chaleur avec des plans de gestion adaptés.
La doctrine qualifie ces leviers d’« actions systématiques ». Leur vocation est simple : faire en sorte que chaque opération de rénovation, de réhabilitation ou de construction contribue à adapter les bâtiments au climat futur.
Climatisation : un outil sanitaire, pas un réflexe
Lorsque les solutions passives ne suffisent plus, la doctrine recommande un diagnostic rapide du bâtiment et des usages afin d’éviter les décisions prises dans l’urgence et d’identifier les alternatives possibles.
Lorsque la climatisation s’avère nécessaire, elle doit être déployée de manière ciblée et encadrée. Les solutions mobiles, souvent peu performantes, ne constituent pas une réponse durable.
L’ambition du collectif est simple : éviter une généralisation non maîtrisée de la climatisation tout en garantissant la protection des occupants lorsque celle-ci devient indispensable.
Des engagements pour passer à l’action
La doctrine s’accompagne d’engagements pour accélérer l’adaptation des bâtiments à la chaleur. Bailleurs sociaux, collectivités, promoteurs, aménageurs, architectes et bureaux d’études sont invités à intégrer progressivement ces principes dans leurs projets dès aujourd’hui.
Chaque opération immobilière doit devenir une opportunité d’améliorer l’habitabilité, renforcer la résilience des bâtiments et limiter le recours à la climatisation lorsque des alternatives existent.
À propos de Seqens
Seqens est un acteur global du logement en Île-de-France, présent dans plus de 333 communes avec un parc de 112 397 logements, dont 12 306 logements spécifiques, et 250 000 locataires.
Première société à mission du groupe Action Logement depuis 2022, Seqens s’appuie sur 1 730 collaborateurs et porte la raison d’être suivante : « Donner à chacun sa chance en innovant pour l’habitat ».
Plus d’informations : .seqens.fr » target= »_blank » rel= »noopener »>www.seqens.fr
Contact presse :
Franck Thiebaux
06 73 76 74 98
franckthiebaux@ft-consulting.netfranckthiebaux@ft-consulting.net
À propos de CDC Habitat
Filiale de la Caisse des Dépôts rattachée à la Banque des Territoires, CDC Habitat est un acteur majeur de l’habitat en France avec 573 400 logements gérés sur l’ensemble du territoire.
Le groupe propose une offre diversifiée couvrant l’ensemble des besoins résidentiels : logements sociaux, intermédiaires et libres, résidences étudiantes, logements pour seniors, accession à la propriété et solutions adaptées aux territoires.
Contact presse :
Isaline Ollivier
07 63 34 67 97
saline.ollivier@cdc-habitat.fr
À propos d’A4MT
A4MT (Action pour la Transformation des Marchés) conçoit et met en œuvre des programmes d’engagement visant à accélérer les accélérer les transformations des acteurs économiques et des territoires autour des enjeux environnementaux et sociétaux.
À propos de Nos Villes à 50°C
Lancé en avril 2025, le collectif « Nos Villes à 50°C » réunit bailleurs sociaux, collectivités, promoteurs, aménageurs, architectes, bureaux d’études, chercheurs et experts autour d’un objectif commun : structurer une réponse opérationnelle à l’adaptation des bâtiments et des villes à la chaleur extrême.
Contact presse :
Renaud Czarnès
06 11 67 11 66
rczarnes@gmail.com
