Réhabilitation : CDC Habitat Île-de-France s’impose un rythme soutenu et un cahier des charges exigeant
Optimisation de la performance énergétique, mise en sécurité, amélioration du confort des locataires, résidentialisation : ce sont des programmes de réhabilitation aux multiples facettes que CDC Habitat Île-de-France mène chaque année sur son patrimoine, en concertation avec les acteurs de terrain et les collectivités.
Avec 30 000 logements rénovés en l’espace de 15 ans, soit un peu plus de 40 % du parc traité, CDC Habitat Île-de-France a fait la démonstration depuis plusieurs années qu’il est tout à fait possible de combiner un cahier des charges exigeant avec un rythme soutenu de réhabilitation. Si une partie de ces programmes se sont inscrits dans la phase une de l’ANRU (environ 15 000 logements), le Groupe a également mené en parallèle une campagne de réhabilitations – avec un pic à plus de 10 000 logements traités en 2017/2018 grâce aux fonds versés par la Banque Européenne d’Investissement.
« Le démarrage des projets de l’ANRU 2 va nous permettre de maintenir le cap avec un objectif de 3 000 logements rénovés en 2021 et 4 000 en 2022 », explique Christophe Chanu, directeur interrégional adjoint de CDC Habitat Île-de-France en charge du patrimoine et directeur de la maîtrise d’ouvrage de Grand Paris Habitat. « C’est un effort qu’il nous faut absolument maintenir dans la durée si l’on souhaite pouvoir traiter notre parc tous les 25 ans, avec un investissement raisonnable estimé entre 30 à 35 000 euros par logement ».
Pour rester dans cette enveloppe tout en garantissant un niveau de performances en phase avec les standards élevés du Groupe, CDC Habitat s’appuie sur un cahier des charges exigeant mais souple, et surtout sur une démarche qui met la maîtrise d’ouvrage au cœur de la réflexion. « À quelques exceptions près comme le sujet de l’amiante, il n’existe pas de réglementation sur la réhabilitation contrairement aux logements neufs », poursuit Christophe Chanu. « Nous avons donc fixé nos propres standards et développé en interne des compétences qui nous permettent de cadrer chaque projet, en s’appuyant sur des responsables de programmes réellement experts des questions de réhabilitation ».
Parmi les axes principaux d’intervention, on retrouve bien évidemment au premier plan les questions liées à la performance énergétique du bâti (isolation par l’extérieur, remplacement des menuiseries, travaux sur la ventilation et le chauffage), à la sécurité des biens et des personnes (risques incendie, chute, gaz, électricité…) et au confort des occupants (remise à neuf des pièces humides, réfection des parties communes). Un volet « résidentialisation » permet également de traiter d’éventuels dysfonctionnements identifiés sur le plan de la sécurité ou de l’hygiène – notamment la gestion des ordures ménagères.
« Nous travaillons de manière étroite avec le service développement social et urbain (DSU) pour accompagner ces chantiers au plus près, en impliquant systématiquement les locataires et les associations pour mieux cerner les besoins spécifiques et adapter nos interventions », conclut Christophe Chanu. « Notre souhait est que ces programmes aient un réel impact positif sur le quotidien des résidences et des quartiers – pas seulement pour nos locataires mais aussi pour les commerces et des services avoisinants. Pour cela, il nous faut renforcer les synergies autour de notre Groupe, avec les collectivités et l’ensemble des acteurs de proximité : une réhabilitation ne peut pas être déconnectée du terrain ».
En résumé
- 30 000 logements rénovés en 15 ans (40 % du parc traité)
- Plus de 11 000 logements traités entre 2017 et 2018 grâce au support de la BEI
- 3 000 rénovations prévues en 2021 et 4 000 en 2022
- 30 à 35 000 euros d’investissement moyen par logement (31 505 euros en moyenne 2017-2022)
Morsang-sur-Orge : trois résidences entièrement réhabilitées

CDC Habitat a finalisé fin 2019 la réhabilitation des résidences Louise Michel, Jean Lurçat et Jean Morlet à Morsang-sur-Orge (91). En plus de la réhabilitation des parties communes et des logements, le chantier comprenait un ambitieux volet thermique, financé par la BEI, avec isolation des façades, des toitures-terrasse et des combles, changement des fenêtres et amélioration de la ventilation – pour une amélioration d’environ 40 % des performances énergétiques des bâtiments. D’importants travaux de requalification des espaces verts et des pieds d’immeuble ont également été menés et de nouveaux espaces de convivialité, notamment des aires de jeux, créés pour tout le quartier.
Sarcelles : une réhabilitation sous le signe de la sécurisation

Construite dans les années 50 et 60, et acquise par CDC Habitat en 2002, la Tour Ravel située à Sarcelles (95), à deux pas de la gare, a fait l’objet d’une réhabilitation complète. Si le projet a permis d’améliorer les 56 logements (réfection des pièces humides, de la ventilation et de l’électricité) et les parties communes des 14 étages, l’enveloppe complète a été pour sa part repensée afin d’optimiser la performance thermique mais aussi acoustique du bâtiment, et de renforcer la sécurité incendie. Une lame métallique a notamment été installée tous les deux niveaux pour éviter toute propagation de feu, et le remplacement des façades a été réalisé avec des panneaux en bois. Les logements ont pour leur part été raccordés au chauffage urbain, qui totalise jusqu’à 80% d’énergies renouvelables.
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