Plan de relance : une course contre la montre dans un contexte de crise sanitaire

Plan de relance : une course contre la montre dans un contexte de crise sanitaire
PACA et Corse 02 février 2021

Si l’annonce en plein premier confinement d’un plan de relance portant sur l’acquisition de 40 000 logements au niveau national a été accueilli avec soulagement par le secteur de la construction, c’est dans les régions que les équipes de CDC Habitat se sont mobilisées pour concrétiser cette promesse – en phase avec les dynamiques territoriales et les exigences du Groupe en matière de qualité et de diversité de l’offre. Entretien avec Stéphane Elkan, directeur du développement chez CDC Habitat PACAC.

Un peu moins d’un an après son annonce, quel bilan tirez-vous du plan de relance annoncé ?

Stéphane Elkan : La mobilisation du côté des promoteurs nationaux comme locaux a été plus que significative, avec 280 opérations étudiées au niveau de notre Direction, soit environ 8 500 logements. Nous avons validé 230 projets, soit à peu près 7 000 logements, ce qui représente près de 4 années de programmation normale pour notre territoire.

Quels types de projets ont retenu votre attention ?

SE : L’essentiel des programmes se composent de logements en locatif intermédiaire (LLI) et de logements en locatif libres abordables contractualisés (LAC), avec une plus faible proportion de logement social. C’est représentatif des propositions qui nous ont été faites par les promoteurs sur des programmes destinés initialement à de l’accession ou à des investisseurs « Pinel ». Le LLI, qui propose des loyers inférieurs de 10 à 15 % au loyer du marché, et le LAC, sont des logements qui permettent d’assurer la fluidité du marché locatif et de renforcer la mixité sociale du parc différée : c’est une offre souhaitée par les collectivités car elle répond aux besoins de nombreux ménages n’ayant pas les moyens d’acheter un logement et ne rentrant pas dans les critères du parc social. Par ailleurs, ces logements ont vocation à être revendu à moyen-terme en priorité à leurs locataires, ce qui favorise l’accession différée.

Les collectivités ont suivi de près vos démarches…

SE : Nous avons tenu à les impliquer dès que possible, à chaque fois qu’un projet intégrait une part de logement social notamment. Le calendrier n’a pas été simple à tenir car il a fallu jongler entre la crise sanitaire, les différents confinements, et les échéances électorales décalées. Notre démarche a néanmoins été appréciée sur le terrain car les gens ont conscience que, sans notre intervention, de nombreux projets auraient été retardés ou n’auraient pas vu le jour. Nous avons également joué un rôle de stabilisateur économique auprès de certains promoteurs fragilisés par la crise. Et surtout, tous les projets que nous avons retenus s’inscrivent dans les dynamiques territoriales : nous sommes un acteur de proximité, nous travaillons toute l’année avec les collectivités pour répondre aux besoins locaux, et il en a été de même dans le cadre de l’appel à projets.

La solidarité entre les acteurs a été importante sur le terrain ?

SE : Tout le monde a senti qu’il fallait se serrer les coudes, oui. Il a fallu aller vite parfois, il a parfois fallu adapter nos plans, mais globalement, la dynamique qui s’est installée est extrêmement positive. On l’a vu aussi dans nos relations avec les promoteurs, les nationaux qui nous connaissent bien et avec qui nous travaillons toute l’année, mais aussi les locaux, parmi lesquels certains que nous ne connaissions pas bien. Nous avons eu des échanges avec une quinzaine d’acteurs locaux, dont 9 avec qui nous n’avions jamais travaillé : cet appel à projet a été l’occasion de tisser des partenariats.

Vous avez senti l’attitude des gens évoluer au fil des mois et de l’évolution de la situation sanitaire ?

SE : Nous avons vu la situation se tendre pour certains promoteurs qui, au moment du lancement du plan ne nous ont pas contactés car ils pensaient pouvoir s’en sortir. Mais lorsque le second confinement a été annoncé, ils sont finalement venus nous voir pour qu’on trouve des solutions de sortie des opérations. Les temps sont durs pour de nombreux acteurs qui n’ont pas la solidité d’un groupe comme le nôtre : il est donc normal qu’on les accompagne.

Comment avez-vous réussi à gérer cette surcharge de travail ?

SE : Nous avons mis en place des modalités de travail plus efficaces pour analyser tous les projets et faire prendre en compte les niveaux de prestations attendues par CDC Habitat, souvent supérieurs à ceux des logements en accession. Nous nous sommes appuyés notamment sur l’expertise terrain de nos agences pour valider la pertinence de telle ou telle opération : nous avons mis en place des réunions sous la forme de « speed dating », où nous présentions chaque projet pour avoir leur avis. Cela a permis un travail collégial, rapide et efficace. Nous appartenons à un grand groupe national et nous restons un acteur agile localement.

En résumé

  • 280 opérations étudiées
  • 230 projets validés
  • 7 000 logements acquis ou en cours d’acquisition

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