« Nous avons été au rendez-vous de la proximité »

# Edito
Après une année bousculée par la crise sanitaire, CDC Habitat a choisi de placer l’année 2021 sous le signe de la poursuite de la mobilisation et de la concrétisation du plan de relance. Entretien croisé avec Anne-Sophie Grave, présidente du directoire de CDC Habitat, et Anne Canova, directrice régionale Auvergne-Rhône-Alpes.

Quel bilan dressez-vous de l’année inédite que nous venons de traverser ?

Anne-Sophie Grave : Je retiens avant tout que notre Groupe a été au rendez-vous de la proximité. Alors que la crise sanitaire a pris tout le monde de court, nous sommes restés présents sur le terrain et avons poursuivi nos missions d’intérêt général sans faillir. Qu’il s’agisse de veiller sur nos locataires les plus fragiles ou de venir en aide aux commerces durement touchés par l’arrêt de leur activité en suspendant leur loyer, nous avons été en première ligne à chaque étape. Et bien sûr, nous avons été au rendez-vous de la relance, grâce à l’appel à projets portant sur l’acquisition de 40 000 logements, lancé dès le 27 mars 2020. Nous nous sommes ainsi fortement engagés pour soutenir les secteurs du logement, de la construction, et préserver l’emploi au niveau local.

Anne Canova : La mobilisation des équipes et notre capacité à nous adapter nous ont permis de traverser cette période confuse en restant fidèles à nos fondamentaux et à nos engagements. Nous avons poursuivi nos missions d’intérêt général au service de nos locataires, notamment les plus fragiles, et en même temps, nous avons préparé l’avenir grâce au plan de relance. Le plus gros du travail est encore devant nous : la phase d’acquisition est en train de se terminer, il va désormais falloir suivre la construction puis gérer les 3 400 logements retenus. Mais l’important est que nous avons évité un effondrement des ventes au niveau local et stabilisé plus de 5 000 emplois non-délocalisables.

 

Au-delà du plan de relance, comment le Groupe entend-il inscrire son action sur les territoires ?

AC : Il est important de se projeter durablement vers l’avenir. Le plan de relance est une chose, mais notre soutien à la filière du BTP et notre engagement aux côtés des collectivités va bien au-delà : il faut se poser la question de la programmation et de l’aménagement du territoire sur le long-terme. Comment renforcer la diversité de l’offre, aussi bien sur le logement intermédiaire, abordable que social ? Comment accélérer la transition énergétique ? Comment répondre à travers l’habitat aux aspirations sociales et environnementales de la société française ? Dans ce contexte de crise sanitaire et pour préparer l’avenir, il est de notre devoir de réfléchir à la manière dont on rééquilibre les choses entre les métropoles et les villes moyennes, notamment grâce à un développement plus déconcentré.

ASG : Cette réflexion globale est d’autant plus importante que la crise actuelle est porteuse de profondes mutations. Le confinement a bousculé nos habitudes et cela va avoir un impact durable sur notre façon de concevoir et de construire l’habitat. Il faut entendre et intégrer ces nouveaux besoins dans nos projets, aller vers plus d’évolutivité des intérieurs pour faciliter le télétravail, imaginer un habitat adapté aux besoins des travailleurs clés, et plus largement répondre aux aspirations de la population pour une ville plus mixte, plus solidaire, plus respectueuse de l’environnement : c’est en région, avec les collectivités, que l’habitat de demain doit être pensé.

 

Quels sont les leviers pour agir de manière efficace ?

ASG : Nous favoriserons des expérimentations, par exemple sur la construction bas carbone, le recours aux matériaux biosourcés, ou l’économie circulaire. Parallèlement, nous poursuivons notre mission d’opérateur global de l’habitat d’intérêt public, en renforçant la mixité de l’habitat (social, très social, intermédiaire, abordable, accession sociale), en montant des projets complexes ou en intervenant sur les copropriétés dégradées. Il ne s’agit pas de favoriser un sujet ou l’autre mais bien d’avancer en même temps sur toutes ces questions : nous voulons être porteurs des exigences sociales, sociétales et environnementales.

AC : L’innovation technique et sociale a toujours été au cœur de notre démarche. Après l’année que nous venons de passer, nous avons acquis la certitude qu’il fallait accélérer la mise en œuvre de solutions innovantes sur le terrain et favoriser le bien-vivre ensemble. Nous le faisons déjà au quotidien à plusieurs niveaux, qu’il s’agisse de challenger nos modes de construction, ou lorsque nous essayons d’éveiller la conscience citoyenne de nos locataires sur le tri des déchets, les réductions de leurs consommations, la biodiversité… En tant que bailleur, nous pouvons agir sur plusieurs niveaux.

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