« Nous avons été au rendez-vous de la proximité »

# Edito
Après une année bousculée par la crise sanitaire, CDC Habitat a choisi de placer l’année 2021 sous le signe de la poursuite de la mobilisation et de la concrétisation du plan de relance. Entretien croisé avec Anne-Sophie Grave, présidente du directoire de CDC Habitat, et Pierre Fournon, directeur interrégional Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.

Quel bilan dressez-vous de l’année inédite que nous venons de traverser ?

Anne-Sophie Grave : Je retiens avant tout que notre Groupe a été au rendez-vous de la proximité. Alors que la crise sanitaire a pris tout le monde de court, nous sommes restés présents sur le terrain et avons poursuivi nos missions d’intérêt général sans faillir. Qu’il s’agisse de veiller sur nos locataires les plus fragiles ou de venir en aide aux commerces durement touchés par l’arrêt de leur activité en suspendant leur loyer, nous avons été en première ligne à chaque étape. Et bien sûr, nous avons été au rendez-vous de la relance, grâce à l’appel à projets portant sur l’acquisition de 40 000 logements, lancé dès le 27 mars. Nous nous sommes ainsi fortement engagés pour soutenir les secteurs du logement, de la construction, et préserver l’emploi au niveau local.

Pierre Fournon : Nos équipes se sont pleinement mobilisées tout au long de l’année, que ce soit sur le terrain auprès de nos locataires les plus fragiles ou auprès des services support pour assurer la continuité de service à tous les niveaux et mener à bien le plan de relance. Nous avons su adapter notre organisation, pour continuer à remplir nos missions tout en garantissant la sécurité de nos collaborateurs et de nos locataires. Et il va falloir continuer car la crise est malheureusement toujours d’actualité – sur le plan sanitaire bien sûr mais aussi sur le plan social où nous devons être prêts à accompagner les locataires qui pourraient avoir des soucis, notamment pour payer leur loyer. Notre accompagnement doit s’inscrire dans la durée.

 

Une autre action qui s’inscrit dans la durée, c’est évidemment le plan de relance…

PF : C’est l’un des sujets majeurs de 2020, cela l’est encore en 2021 avec l’annonce d’un 2e plan de relance complémentaire visant la production de 30 000 logements locatifs sociaux sur 2 ans. Tout cela va se poursuivre dans les années à venir bien sûr. Les prochains mois vont être l’occasion de concrétiser les engagements pris auprès de l’ensemble des promoteurs. Il va nous falloir suivre la construction puis préparer la gestion des quelques 7 500 logements retenus en région PACAC. C’est à la fois un très gros enjeu pour nous en termes d’organisation et une opportunité phénoménale de renforcer nos partenariats avec les collectivités, puisque nous avons choisi des programmes en phase avec nos implantations mais aussi dans des communes où nous n’étions pas présents. C’est l’ensemble de nos territoires et des acteurs locaux qui doivent bénéficier de cette dynamique collective.

ASG : La crise a remis sur le devant de la scène le besoin de trouver des solutions à la fois collectives et locales. Nous croyons à l’importance de la déconcentration de la décision : en tant qu’opérateur global de l’habitat d’intérêt public, nous sommes capables de porter des projets complexes et d’accompagner les territoires dans leur politique d’aménagement. Mais c’est parce que nous avons un ancrage local fort, parce que nous sommes à l’écoute des besoins des collectivités que nous pouvons être pertinents dans nos réponses. Le plan de relance est l’occasion de renforcer ce partenariat au cœur des territoires.

 

Quels sont les autres axes prioritaires que vous entendez développer en 2021 ?

PF : Nous allons continuer à investir massivement dans la réhabilitation de notre patrimoine. Si le plan de relance va nous permettre de renforcer notre offre de construction neuve, nous estimons qu’il est essentiel de préserver et même d’améliorer l’attractivité de notre parc. Les chantiers de réhabilitation sont l’occasion d’améliorer la performance énergétique du bâti et donc d’offrir des baisses de charges à nos locataires. Cela permet de solvabiliser une partie des occupants et de leur garantir un plus grand reste à vivre. Nous menons également des réflexions en matière de résidentialisation, pour améliorer durablement la vie de quartier.

ASG : Si la crise nous a enseigné une chose, c’est la nécessité d’anticiper au maximum ce qui peut l’être. Il ne suffit pas d’être réactif, il faut être proactif, et la démarche de réhabilitation de CDC Habitat s’inscrit pleinement dans cette approche. C’est aussi l’occasion de travailler en amont avec les élus et avec nos partenaires locaux pour répondre aux aspirations de la population pour une ville plus mixte, plus solidaire, plus respectueuse de l’environnement : c’est sur le terrain, avec les collectivités, qu’il nous faut imaginer les réponses, en construction comme en réhabilitation.

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