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« L’accès au logement est indispensable pour que les femmes victimes de violences retrouvent une complète autonomie. »

# Solidarité
En synthèse
Emmanuelle Vrignault-Choisy, directrice de l’association Olympe de Gouges à Toulouse, alerte sur la situation critique des femmes en souffrance.
3 min.
Directrice de l’association Olympe de Gouges à Toulouse, Emmanuelle Vrignault-Choisy rappelle le rôle essentiel du logement dans l'accompagnement des femmes victimes de violences conjugales.

Quels accompagnements propose votre association ?

E. V.-C. : Adhérente au réseau Solidarité Femmes, notre association met à disposition des femmes victimes de violences, une dizaine de places en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS)au sein d’un pavillon loué à CDC Habitat. Au total, nous disposons de 15 places en centre d’hébergement d’urgence, de40 places en CHRS, de 18 places en logements temporaires et de 15 places en maisons-relais. Elle les fait aussi bénéficier de dispositifs d’insertion par l’activité économique afin de faciliter leur retour vers l’emploi.

Que pensez-vous du protocole expérimental signé fin 2018 entre des bailleurs comme CDC Habitat, votre association et l’Apiaf (1),les services de l’État et des partenaires ?

E. V.-C. : Il vise à améliorer l’accompagnement des victimes et à prioriser leur accès au logement social en Haute-Garonne.
Il s’appuie sur une procédure d’orientation ciblée et permet de prioriser les femmes victimes de violence. Il prévoit la simplification des démarches administratives dans le cadre d’un projet-logement travaillé à destination des bailleurs
sociaux. Globalement, c’est une réussite même s’il nous faut encore renforcer la synergie de nos pratiques pour aider les
femmes à retrouver une place dans la société et ce qui passe par l’accès au logement autonome.

Quels besoins de logements faudrait-il combler à l’avenir ?

E. V.-C. : Certes, près de1 000 places d’hébergement d’urgence ont été créées sur l’ensemble du territoire dans le cadre du Grenelle des violences conjugales. Mais il faudrait augmenter leur nombre et surtout œuvrer avec les bailleurs sociaux afin de mettre à disposition plus d’offres de logements pérennes.

Retrouvez l’interview en intégralité en podcast