VRAC : la vente en circuit court s’invite dans les quartiers prioritaires

CDC Habitat finalise actuellement la mise en place d’une convention avec l’association VRAC (Vers un Réseau d’Achat Commun) afin de permettre aux locataires de quatre de ses résidences situées dans des quartiers prioritaires de la ville de Strasbourg (67) d’accéder à des produits bio et locaux à prix coûtant.

Pourquoi manger bio et local serait-il un privilège réservé à la population aisée des centres-villes ? C’est pour lutter contre cette idée reçue que CDC Habitat s’est rapproché, à l’initiative de la direction de la cohésion des territoires, de l’association Vers un Réseau d’Achat Commun (VRAC) afin de proposer aux locataires de plusieurs de ses résidences situées en quartier prioritaire de la ville à Strasbourg un accès inédit à des circuits courts. « L’offre de produits bio et locaux est quasiment inexistante dans ces quartiers, ce qui fait que beaucoup d’habitants pensent que ce n’est pas pour eux », explique Thomas Chanal, responsable de la cohésion sociale et de la relation client au sein de la direction interrégionale Nord-Est. « Nous avons donc voulu prouver à nos locataires que c’était faux en leur faisant profiter dès l’année prochaine d’achats groupés menés auprès de producteurs locaux par VRAC ».

Créée en 2013, l’association s’efforce de développer des groupements d’achats dans les quartiers prioritaires de plusieurs villes (Lyon, Strasbourg, Paris, Bordeaux, Toulouse) afin de favoriser l’accès du plus grand nombre à des produits de saison issus de l’agriculture paysanne, biologique et/ou équitable, à moindre coût. « L’association permet aux habitants d’acheter des produits de qualité à prix coûtant, grâce à un fonctionnement en circuit court et à l’élimination de tous les coûts superflus comme les emballages », précise Thomas Chanal.

Concrètement, les locataires des résidences retenues passeront commande auprès de VRAC soit sur Internet, soit lors des permanences de l’association dans leur quartier, et recevront leur commande deux semaines plus tard. Farine, huile, miel, jus de fruits, confitures mais aussi produits d’hygiène ou de nettoyage : à raison d’une commande par mois, c’est un autre mode de consommation, plus responsable sans être plus coûteux, qui s’offre à tous. « En signant cette convention, nous souhaitons apporter un vrai service à valeur ajoutée à nos locataires sur des sujets majeurs : l’alimentation mais aussi l’hygiène », poursuit le responsable. « Nous prévoyons une large communication sur site mais aussi par mail, et des relais réguliers par nos équipes de terrain, afin de faire la promotion de ce dispositif ».