Les deux partenaires ont signé une convention lors du dernier Congrès USH et vont élargir leur collaboration en Île-de-France, notamment pour lutter contre les îlots de chaleur.

Les ambitions du Plan stratégique Climat déployé par le groupe CDC Habitat depuis 2023 continuent de se concrétiser sur le terrain. En Île-de-France, un gros travail est actuellement mené autour de la décarbonation du patrimoine et de la lutte contre les îlots de chaleur, grâce notamment au partenariat noué avec ENGIE Solutions depuis plusieurs années.

Comme l’explique Max-Olivier Brancourt, responsable stratégique énergétique pour CDC Habitat Île-de-France, « ENGIE s’occupe de plus d’un tiers de nos résidences chauffées collectivement en pleine propriété, soit près de 20 000 logements en Île-de-France. Cela représente un socle intéressant pour travailler sur la décarbonation du patrimoine, sachant que nous avons tous les cas de figure dans les installations actuelles, des chaudières gaz aux réseaux de chaleur urbains en passant par le bois et la géothermie ».

Des adaptations au service de la décarbonation

Afin d’accélérer la transition vers un mix énergétique moins carboné, les deux partenaires travaillent notamment sur le raccordement du patrimoine aux réseaux de chaleur urbains existants, mais aussi sur la création de « mini-réseaux de chaleur » privés. De plus petite taille que les réseaux des communautés d’agglomérations, ceux-ci peuvent être portés avec d’autres bailleurs ou en partenariat avec les villes, des copropriétés ou des associations syndicales libres (ASL).

« Pour justifier la création d’un réseau, il faut un minimum de logements, donc on se concentre en priorité sur de grandes résidences pour voir ensuite ce qui peut être mis en place à l’échelle du quartier », reprend Max-Olivier Brancourt. Cette réflexion est désormais intégrée par CDC Habitat dans la conception de ses projets en neuf comme en réhabilitation, ou lors d’un changement d’équipement ponctuel, comme à Ermont (95) où la chaufferie actuelle va être remplacée par un réseau privé.

Des sondes pour identifier les îlots de chaleur

En parallèle, CDC Habitat  va profiter des sondes ENGIE déjà installées sur son patrimoine francilien afin de suivre le bon fonctionnement du chauffage l’hiver, pour surveiller les températures dans les logements l’été. Des sondes complémentaires vont être installées sur les sites encore non équipés afin de pouvoir dresser une cartographie exhaustive des zones les plus soumises aux îlots de chaleur en Île-de-France.

Des groupes de travail seront ensuite mis en place afin d’analyser les données remontées par ENGIE et mettre en place les travaux d’adaptation nécessaires pour améliorer le confort de vie des locataires, de l’isolation des bâtiments à la résidentialisation des sites (désimperméabilisassions des sols, plantation d’arbres…) et la mise en place de solutions de rafraichissement naturel. La démarche va monter en puissance en 2026, pour une intégration progressive des données ainsi récupérées à la réflexion autour de la programmation des travaux de la direction régionale.

Témoignage

« Dans le cadre de nos marchés d’exploitation, nous avons selon les contrats un engagement contractuel de déployer des sondes d’ambiance dans certains logements afin de mesurer la température en période de chauffe. L’idée de cette collaboration avec inédite avec CDC Habitat est donc de ‘détourner’ l’usage habituel de ces sondes pour collecter des données en saison estivale et travailler sur le confort d’été qui devient un sujet de plus en plus important.   

Les données récupérées permettront d’identifier les « ilots de chaleur » et de définir des plans d’action qui pourront s’appuyer soit sur une réfection du bâti, soit sur des solutions techniques. En tant que gestionnaire de 148 réseaux de chaleur dans toute la France, ENGIE Solutions a une expertise forte sur ces sujets. Nous avons par exemple développé des systèmes de géothermie de surface (aussi appelé géothermie très basse énergie), capables de rafraichir la température intérieure de 5 ou 6 degrés en période de canicule, en allant chercher l’énergie du sous-sol. Nous sommes ainsi un partenaire majeur pour aider les bailleurs comme CDC Habitat à atteindre leurs objectifs de décarbonation et de lutte contre les îlots de chaleur ». 

Charles GODQUIN, directeur commercial chez ENGIE Solutions Île-de-France

A l’occasion du dernier congrès USH, la SAC Garonova a signé une convention de financement en crédit d’ingénierie afin de réaliser une étude sur la résilience du patrimoine de ses membres.

La Société Anonyme de Coordination (SAC) rassemble en effet cinq structures locales (l’OPH31, la SA des Chalets, la SCIC de Haute-Garonne, Ysalia Garonne Habitat et le Toit de Gascogne), représentant plus de 26 000 logements répartis sur 1200 ensembles immobiliers, 250 communes et 4 départements du sud-ouest.

La démarche s’inspire fortement des DPR, les Diagnostics de Performance Résilience imaginés par le groupe CDC Habitat (dont Ysalia Garonne Habitat est une filiale), qui vise à anticiper les conséquences du changement climatique sur le patrimoine et à planifier les travaux d’adaptation à réaliser dans les prochaines années.

Depuis le printemps 2025, CDC Habitat s’est lancé dans une aventure ambitieuse : participer au Championnat de France des Économies d’Énergie, un défi national qui mobilise bailleurs, syndics et gestionnaires autour d’un objectif commun : réduire les consommations d’énergie et les charges, tout en améliorant le confort des résidents. Avec 22 résidences inscrites sur plus de 300, CDC Habitat vise haut et espère décrocher une place sur le podium !

Ce challenge, proposé par A4MT dans le cadre du programme CUBE Logement, repose sur une seule règle : déployer toutes les initiatives possibles pour atteindre jusqu’à 25 % de réduction des consommations énergétiques à l’échelle de chaque résidence. Le concours, rythmé et fédérateur, se déroule sur un an, du printemps 2025 au printemps 2026.

Comment ça marche ?

Pour relever ce défi, CDC Habitat mobilise ses équipes sur les parties communes et engage les locataires dans leurs logements. Grâce à l’application Energic, ces derniers reçoivent des conseils pratiques pour limiter leur consommation, aussi bien en hiver qu’en été, afin de favoriser le confort thermique. Les consommations individuelles sont suivies via les données des compteurs Linky, tandis que celles des parties communes font l’objet d’actions ciblées : régulation des éclairages, ajustement des mises en chauffe en partenariat avec les exploitants d’énergie… Autant de gestes concrets qui, mis bout à bout, font la différence.

Un projet qui rassemble

Au-delà des économies, ce challenge est une formidable opportunité pour renforcer la cohésion entre équipes et locataires. Avec CUBE Logement, on se rassemble, on se challenge, et on devient meilleurs, ensemble. Réduction des charges, amélioration du confort, engagement pour le climat : autant de bénéfices qui donnent du sens à cette démarche collective.

Pour insuffler une dynamique sportive et motivante, le concours est parrainé par un coach d’exception : Nikola Karabatic, le célèbre handballeur français, symbole de performance et d’esprit d’équipe. Une figure inspirante pour rappeler que la victoire est avant tout un art de vivre !

Zoom sur le Grand Ouest

CDC Habitat Grand Ouest est bien impliqué avec trois résidences « entrées en jeu » près d’Orléans :

La mobilisation est encouragée avec des actions de proximité : animations en pied d’immeuble, porte-à-porte pour inviter les locataires à s’inscrire et participer :

Carole David

Les gardiens Guillaume Petit et Brigitte Marti sont en première ligne pour accompagner les résidents, épaulés par Carole David, capitaine de la Green Team. Chargée de recouvrement et sensible aux enjeux environnementaux, Carole connaît bien les réalités des locataires et voit dans ce projet une occasion concrète de réduire les dépenses énergétiques et d’améliorer le quotidien.

Pour renforcer cette dynamique, les équipes bénéficient du soutien d’Émilie, médiatrice et Chargée de Projet en Développement Social Urbain du Cabinet Liens et Sens, qui intervient sur le terrain pour animer et créer du lien.

Une approche humaine et collaborative qui illustre parfaitement l’esprit du challenge !

En intégrant les enjeux environnementaux à chaque étape de ses projets et dans la maintenance de son patrimoine – de la construction à la réhabilitation – le Groupe déploie des solutions concrètes pour réduire son empreinte carbone, préserver les ressources et anticiper les effets du changement climatique. Cet engagement se traduit par des opérations exemplaires, au service des territoires et de la qualité de vie des habitants.

Dans cette perspective, CDC Habitat Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse poursuit son programme de rénovations thermiques pour améliorer la qualité de vie des locataires et réduire l’empreinte énergétique de son patrimoine. Par exemple :

Par ailleurs, avec un patrimoine situé sur un territoire de plus en plus impacté par les pics de chaleur intense, CDC Habitat Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse développe des solutions pour améliorer le confort d’été dans ses logements afin de réduire le recours aux climatiseurs et la surconsommation d’eau. Plusieurs initiatives ont ainsi été mises en place :

En savoir plus sur le cool roofing :

Le noir absorbe les rayons infrarouges, le blanc les repousse. Disposée sur le toit d’un immeuble, la peinture réfléchissante, ou cool roofing, fait partie des innovations testées par CDC Habitat sur son parc de résidences pour limiter les îlots de chaleur urbains, que ce soit à l’échelle des bâtiments ou du quartier.

« La peinture réfléchissante permet de réduire la température de 3 à 6°C à l’intérieur d’un bâtiment. »

Maxime Claval, fondateur d’Enercool, start-up partenaire du Groupe 

CDC Habitat est en train de finaliser ses premiers DPR dans le sud-ouest, les Diagnostics Performance Résilience dont l’objectif est de mesurer l’exposition du patrimoine aux conséquences du changement climatique.

Un diagnostic pour anticiper les risques

Après plusieurs mois de travail et d’analyses, les premiers Diagnostics Performance Résilience (DPR) sont enfin là. Imaginé par CDC Habitat afin d’évaluer la résilience de son parc, cet outil permet de mesurer l’exposition du patrimoine à d’éventuels risques climatiques (inondations, tempêtes, sécheresses, mouvements de terrains, retrait de côte…) actuels et à venir, et de proposer des plans d’actions à court et moyen terme.

 « Nous avons lancé une dizaine de DPR sur Toulouse, Bordeaux, Sète, Palavas-les-Flots ou encore Montpellier, afin de mesurer la pertinence de l’approche sur des territoires que l’on sait très concernés par les aléas climatiques », explique Raphaël Fourmond, directeur du patrimoine de CDC Habitat Sud-Ouest. « Il s’agit aussi pour nous de favoriser l’acculturation de nos équipes à ce sujet, ainsi que des cabinets d’étude pour qui la démarche est nouvelle ».

Un outil d’aide à l’adaptation

Il faut dire que CDC Habitat est le 1er bailleur français à aller aussi loin dans l’intégration de la question climatique à son activité. La matrice arrêtée pour le DPR présente un fort niveau de précision, ce qui permet de mesurer avec exactitude la criticité des risques pour chaque site. Et les enseignements qui découlent des premiers diagnostics sont éclairants.

« Les résultats viennent le plus souvent confirmer les soupçons que l’on pouvait avoir, mais nous permettent d’identifier rapidement les points à traiter en urgence pour protéger le patrimoine et nos locataires », reprend Raphaël Fourmond. Ainsi, sur Bordeaux, CDC Habitat va procéder à l’installation de pompes de relevage dans les parkings de certains sites menacés d’inondation, tandis que sur le patrimoine toulousain du Grand Ramier, le DPR a orienté vers la surélévation des tableaux électriques ou la suppression d’un cadenas sur la porte menant aux toitures-terrasses – les récents événements à Valence ayant montré l’importance de permettre aux gens de se réfugier en hauteur en cas de crue subite.

Une démarche à partager

CDC Habitat va poursuivre dans les mois et les années qui viennent l’étude de son parc dans le sud-ouest, en ciblant d’abord les zones les plus à risque. La culture de la résilience du bâti va également infuser largement dans les différents métiers du Groupe, et imprégner les futurs projets de construction neuve ou les opérations de réhabilitation lourde.

« On a tous une sorte de déni plus ou moins important sur la réalité climatique et ses conséquences sur notre quotidien », conclut Raphael Fourmond. « A notre niveau, nous voulons participer à l’acculturation globale du secteur, en partageant les enseignements de nos DPR avec les communes ou avec les autres bailleurs pour que chacun puisse se préparer au mieux. Face à l’urgence, la mobilisation doit être générale ».  

Le 18 octobre 2024, les équipes du pôle Patrimoine et de la Maîtrise d’Ouvrage, sous la direction d’Adrien Castagna, ont orchestré une journée dynamique en partenariat avec les acteurs locaux, dédiée à deux enjeux majeurs : l’accessibilité des logements et la décarbonation du parc immobilier.

La matinée a démarré avec une présentation interactive des projets d’ascenseurs, suivie d’une visite sur le terrain à Farébersviller. Les partenaires ont pu constater de près les avancées majeures réalisées pour rendre les logements plus accessibles. L’amélioration continue des projets, potée par la capitalisation des retours d’expérience et l’analyse de la valeur après chaque réalisation, vient renforcer cette dynamique.
L’après-midi a pris le relais avec un focus sur le « Plan bâtiment énergie ».

Les participants se sont rendus à Faulquemont pour découvrir le remplacement d’un système de chauffage collectif au gaz par une solution innovante : l’installation d’une pompe à chaleur hybride associée au gaz.

Sabino Ansalone, responsable du pôle Travaux et Rénovations, souligne : « Cette journée a été une excellente opportunité de montrer concrètement les avancées de nos projets. Voir l’intérêt et l’engagement de nos partenaires nous conforte dans l’idée que nous sommes sur la bonne voie pour rendre nos logements plus accessibles et respectueux de l’environnement. »

Pour rappel, la société Sainte-Barbe a réalisé en 2023 un gain de 15% en matière de consommations énergétiques de ses logements chauffés collectivement. Ce gain a été rendu possible par la conjugaison de plusieurs actions telles que :

La Sainte-Barbe s’inscrit dans une stratégie volontariste de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, avec pour ambition une réduction de moitié pour atteindre 15 Kg de CO2/m²/an en moyenne à horizon 2030. Cette ambition se traduit par des investissements soutenus et une mobilisation constante des équipes pour atteindre ces objectifs environnementaux.

Projet Rue de la Roquette à Paris

Dans le prolongement de son Plan Stratégique Climat, CDC Habitat multiplie les initiatives en vue de réduire ses émissions de gaz à effets de serre.

Afin de se mettre en phase avec l’objectif affiché par le Groupe de limiter ses émissions à 15 kg de CO2 par m2 et par an à l’horizon 2030 (contre 22 kg à fin 2022), CDC Habitat Île-de-France mène simultanément plusieurs initiatives, en neuf comme en réhabilitation, pour limiter l’impact de son patrimoine, en lien avec les territoires.

Des raccordements qui se multiplient

CDC Habitat a notamment fait le choix de s’inscrire dans les politiques de développement des réseaux de chaleur urbain (RCU) en Île-de-France, avec 10 résidences raccordées en 2023, 10 autres de prévues en 2024 et 35 en 2025. « Nous avons identifié près de 110 résidences raccordables d’ici à 2030 – soit quelques 14 500 logements », précise Max-Olivier Brancourt, Responsable Thermique pour CDC Habitat Île-de-France. « Nous visons en priorité les sites ayant une chaufferie collective, plus simples à raccorder, et ceux situés à proximité des réseaux pour maximiser les performances ». La plupart des RCU franciliens s’appuient en effet sur la géothermie qui ne garantit pas toujours des températures très élevées si la distance parcourue par l’énergie est trop longue.

Outre les réseaux déjà en place, CDC Habitat a été sollicité par plusieurs collectivités franciliennes désireuses de créer leur propre RCU (Paris-Vallée de la Marne, Cachan, Rueil-Malmaison, Fleury-Mérogis ou encore Lagny-sur-Marne) afin de voir quelle part de son patrimoine pourrait y être raccordé.

Des réhabilitations sous le signe de l’hybridation thermique

L’option RCU n’étant pas toujours possible, CDC Habitat expérimente en parallèle la possibilité d’avoir recours à un mix énergétique hybride dans le cadre de certaines réhabilitations, avec à la fois des chaufferies gaz et des pompes à chaleur installées sur les toitures des bâtiments. « Cette approche assez novatrice permet de réduire de manière importante les émissions de gaz à effet de serre et de tendre vers la neutralité carbone », explique Lydie Laurent, cheffe de projet chez Grand Paris Habitat. Deux sites très différents, un immeuble datant du début du 20ème siècle situé rue de la Roquette à Paris et une résidence des années 70 à Palaiseau, sont les premiers à bénéficier de cette approche qui nécessite d’éclaircir de nombreux points techniques en amont.

Projet à Palaiseau

« Des bureaux d’études thermiques, acoustiques et de structure ont été missionnés afin de mesurer l’impact des installations, notamment le niveau sonore des pompes à chaleur pour les habitants », reprend Lydie Laurent. « Le fabricant a également été intégré en amont à la réflexion, tout comme GRDF avec qui le Groupe a signé une convention ». 

L’installation technique sera complétée par un volet « isolation thermique » plus classique. Au final, la résidence des Cosmonautes devrait passer d’une étiquette E à une étiquette B, et l’immeuble de la rue de la Roquette à une étiquette C – le bâtiment classé ne pouvant pas bénéficier d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) en façade.

A Morangis (91), Paris Sud Aménagement, Nexity et CDC Habitat travaillent ensemble à réconcilier tradition agricole et développement urbain.

Comment continuer à se développer tout en restant fidèle à l’histoire de son territoire ? C’est la question à laquelle la ville de Morangis tente de répondre avec le projet « Ressource Toits » porté depuis 2018 par le groupement formé par Paris Sud Aménagement, Nexity et CDC Habitat.

Si cet ex-petit village de 500 habitants situé au sud de Paris a connu depuis un siècle une urbanisation croissante du fait de sa proximité avec l’aéroport d’Orly et le marché de Rungis, les habitants ont toujours souhaité garder un lien profond avec la terre. « L’opération qui s’inscrit dans l’appel à projets ‘Inventer la Métropole du Grand Paris’ vise à réconcilier la tradition agricole et l’élan urbain de métropolisation », explique Djibril Fofana, responsable de programmes VEFA chez Grand Paris Habitat.

Une mixité d’usages renforcée

Le programme porte sur l’aménagement d’une parcelle de 1,3 hectare située à proximité de Savigny-sur-Orge, dont 7700 m2 de terres agricoles. Il comprend notamment la construction de 59 logements – 28 en accession à la propriété et 31 logements locatifs sociaux acquis en VEFA par CDC Habitat.

« La ville souhaitait un volet social appuyé, avec 3 PLAI* adaptés, une prise en charge des demandeurs DALO**, des réponses aux besoins des familles monoparentales du territoire… », reprend Djibril Fofana. « Nous avons réussi à stabiliser une offre avec des loyers modérés et des charges locatives limitées ». CDC Habitat Social assurera également une gestion locative adaptée des publics accueillis.

Un projet pour fédérer les habitants

Pour l’aménagement de la parcelle agricole mise à disposition pendant 15 ans par la ville de Morangis, le groupement a choisi de s’appuyer sur l’entreprise Cueillette Urbaine qui œuvre pour le développement de l’agriculture et de ses bienfaits en milieu urbain. Celle-ci gèrera notamment une zone de maraichage professionnelle, des serres, des poulaillers, des ruches et proposera également des jardins participatifs et une zone de compost.

« L’objectif est d’impliquer les habitants dans la vie agricole du site », conclut Djibril Fofana. « Des ateliers seront organisés pour les former à la cueillette, ils pourront bénéficier de paniers de fruits et de légumes, et une épicerie solidaire est également à l’étude ». Une serre sera par ailleurs installée sur les toits du bâtiment collectif acquis par CDC Habitat, et un local commercial sera mis à disposition de l’entreprise pour permettre la vente en circuit court de ses productions. La livraison des logements a eu lieu cet été et Cueillette Urbaine a démarré l’aménagement de la parcelle agricole au mois de juin, pour une mise en exploitation d’ici la fin de l’année.

* prêt locatif aidé d’intégration (PLAI)
** droit au logement opposable (DALO)

Architecte : Leclercq Associés

CDC Habitat, Linkcity et la Ville de Saint-André-Lez-Lille ont posé la 1ère pierre du lot H de la résidence Quai 22, un programme particulièrement vertueux composé de 122 logements sociaux et intermédiaires, et de 3 locaux d’activités.

Elisabeth Masse, maire de Saint-André-Lez-Lille, conseillère départementale du Nord, Anne-Sophie Grave, présidente du directoire de CDC Habitat, Frédéric Delabie, directeur Nord-Est de Linkcity, José Liotet, président de Bouygues Bâtiment Nord-Est et Charles Gallet, architecte associé de Leclercq Associés, ont posé la 1ère pierre du lot H de Quai 22, en présence de Guillaume Afonso, secrétaire général adjoint de la Préfecture des Hauts-de France, de la Préfecture du Nord.

Cet îlot, développé par Linkcity pour le groupe CDC Habitat, se situe au cœur du projet urbain Quai 22 à Saint-André-Lez-Lille, en bords de Deûle. Le lot H contribue, à son échelle, à répondre aux besoins du territoire en matière de diversité de logements avec 122 logements locatifs sociaux et intermédiaires, agrémentés de 3 locaux d’activité.

Un ensemble immobilier vertueux dont une partie est réalisée totalement en bois

Conformément aux engagements RSE du groupe CDC Habitat et de Linkcity, le lot H limite son impact environnemental grâce notamment à l’utilisation de matériaux biosourcés et à des procédés innovants pour limiter les consommations énergétiques.

Ainsi, ce projet se distingue particulièrement grâce à :
– 8 logements type T4 duplex entièrement en bois (structure et façades)
– Un système de chauffage hybride pour les logements en locatifs intermédiaires : la très grande majorité du temps, le chauffage et l’eau chaude sanitaire seront fournis par des pompes à chaleur, et une chaufferie collective au gaz prendra le relais à l’occasion d’épisode de grand froid.

Cette opération bénéficie également de l’accompagnement du Booster du Réemploi (programme d’action collective dont l’objectif est de massifier le réemploi dans la construction).

CDC Habitat s’est associé depuis le début de l’année avec Croix-Rouge Insertion-LogisCité pour accompagner les locataires de trois de ses résidences à Brétigny (91), Palaiseau (91) et Leuville-sur-Orge (91) et les aider à mieux gérer leurs consommations .

Quand l’inflation bouscule le quotidien

C’est une équation qui est en train de devenir insoluble pour de nombreux ménages. Entre l’inflation et la hausse du coût des énergies qui se répercute sur les charges, les difficultés financières s’accumulent pour une partie de la population. C’est en tout cas ce qu’observe en première ligne Manon Fournier, conseillère en économie sociale et familiale à l’agence de Massy de CDC Habitat : « Les gens ont beau faire très attention à leurs dépenses, de plus en plus de locataires me sollicitent depuis un an car ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Je regarde avec eux les aides qu’ils pourraient solliciter, les coûts qu’on pourrait optimiser… Parfois on propose aussi de changer de logement quand celui-ci est devenu trop grand et trop coûteux ». Et depuis le début de l’année, les locataires dont les dépenses d’énergie sont devenues trop pesantes peuvent bénéficier d’un accompagnement dédié par LogisCité.

Mieux consommer pour prévenir les impayés

L’établissement francilien de Croix-Rouge Insertion a en effet fait de la précarité énergétique sa spécialité et propose aux bailleurs des interventions adaptées afin d’aider leurs locataires à réduire leurs consommations dans la durée. Trois résidences de CDC Habitat à Brétigny, Palaiseau et Leuville-sur-Orge bénéficient de ce programme qui conjugue permanences en pied d’immeuble ou porte-à-porte et suivi individualisé. « Nous avons constaté des factures assez élevées chez les occupants de ces sites qui n’ont pas encore été réhabilités », reprend Manon Fournier. « L’idée était donc de proposer une intervention un peu différente, portée par un intervenant extérieur auquel les gens pourraient se confier plus facilement ».

Un accompagnement inscrit dans la durée

L’intervention de LogisCité s’appuie sur deux visites à domicile à quelques semaines d’intervalle chez les locataires qui se portent volontaires. Si le premier rendez-vous permet de faire un diagnostic complet et d’identifier les raisons des surconsommations, le second est dédié au bilan et aux conseils pratiques. Des « kits économes » sont installés à cette occasion, avec du matériel facile d’installation et permettant de faire des économies au quotidien : mousseurs pour les robinets, ampoules LED, joints de fenêtres, bas de portes, pommeaux de douche régulés en débit… Les diagnostics ont démarré depuis quelques semaines et se prolongeront jusqu’en fin d’année, et seront complétées en 2025 de visites de suivi afin de voir comment la situation évolue.

« Accompagner sans stigmatiser ». Carole Ferrero, Directrice de Croix-Rouge Insertion – LogisCité

« Nos interventions s’appuient sur un diagnostic du logement et des installations mais aussi des habitudes des occupants. On essaie d’avoir une approche très humaine de ces questions qui sont très intimes puisqu’on rentre dans le quotidien des gens. D’ailleurs, nos équipes qui sont composées exclusivement de personnes ayant bénéficié d’un parcours d’insertion sont formées à la fois sur le volet technique et sur le volet relationnel. Pour bien accompagner, il faut savoir le faire sans juger et sans stigmatiser ».

Dans le 14e arrondissement de Paris, la réhabilitation des résidences Didot et Bardinet a été l’occasion d’améliorer la performance de ces bâtiments des années 1970 mais aussi de rénover la crèche municipale voisine et de préparer l’installation de centrales photovoltaïques.

Cap sur la performance énergétique

Démarrés fin 2020, les travaux de réhabilitation des résidences Didot et Bardinet dans le 14ème arrondissement de Paris touchent à leur fin. Et avec cette étape, c’est tout un îlot, cerné par 4 rues, qui va pouvoir profiter des nouveaux aménagements réalisés et d’un habitat plus performant. Comme l’explique Isabelle Pidéry, responsable du programme pour Grand Paris Habitat, « nous avions déjà mené une 1ère réhabilitation en 2012 sur ces deux résidences qui comptent 9 entrées et des bâtiments allant du R+7 au R+16 pour un total de 587 logements. A l’époque, nous avions rénové les logements ainsi que l’électricité et la plomberie. Cette fois il s’agissait essentiellement de l’aspect thermique et énergétique ».

Un projet labellisé « Plan Climat » de la ville de Paris

C’est donc sur l’enveloppe du bâti et sur les toitures que s’est concentré l’essentiel des travaux, avec une approche tenant compte des spécificités de chaque bâtiment – et donc des réponses adaptées comme de l’enduit sur-isolant pour certains immeubles ou des double-murs en brique pour d’autres. Les fenêtres ont également été remplacées tout comme les portes palières, et un éclairage LED avec détection de présence a été installé dans les parties communes. Au global, les travaux réalisés ont permis de faire passer l’étiquette énergétique de C à B.

Quand le photovoltaïque s’invite dans le mix énergétique

Mais l’engagement énergétique du projet ne s’arrête pas là puisque CDC Habitat va profiter des toits-terrasses des deux résidences pour installer des centrales photovoltaïques en autoconsommation. Celles-ci permettront d’alimenter les parties communes et vont pouvoir être raccordées grâce aux nouvelles gaines et armoires électriques installées lors de la précédente rénovation. La mise en service est attendue pour la fin de l’année et va permettre au site de réduire grandement son impact – en accord avec les engagements du Groupe en matière de décarbonation de son patrimoine. Le projet est d’ailleurs certifié Plan Climat de la ville de Paris qui vise, entre autres objectifs, une baisse de 50% des émissions de gaz à effet de serre et une diminution de 40% de l’empreinte carbone à l’échelle de la Capitale.

Crèche rénovée : un cadre embelli pour les enfants du quartier

Enfin, au-delà de l’aspect technique, la réhabilitation des résidences Didot et Bardinet est également un projet à vocation sociale puisqu’à la demande de la Ville, CDC Habitat a profité du chantier pour rénover la crèche municipale située au cœur du site. Celle-ci n’est en effet accessible qu’en passant directement par l’une des résidences, et était de longue date victime de jets de détritus par les fenêtres qui perturbaient grandement le confort des tout petits et des équipes. « Nous avons profité d’une période de fermeture temporaire pour réaliser les travaux sans imposer les nuisances aux enfants », reprend Isabelle Pidéry. Les espaces extérieurs ont été entièrement rénovés et si les incivilités liées aux jets de déchets n’ont pas encore complètement disparu, la crèche n’a plus à en subir les conséquences.

Cette future résidence illustre l’engagement réciproque du groupe RATP, partenaire des villes plus durables, inclusives et agréables à vivre, via sa filiale RATP Solution Ville, et Woodeum, marque du groupe Altarea, leader de la transformation urbaine bas carbone en France, de réduire l’empreinte carbone de l’immobilier pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et offrir aux générations futures une ville plus respectueuse de l’environnement. L’opération sera livrée à CDC Habitat dans le courant de l’année 2026.

La résidence bas carbone Sequoïa est l’une des concrétisations du partenariat signé en Janvier 2019 entre le groupe RATP et Woodeum, nouvellement Woodeum x Pitch Immo, visant à développer conjointement des opérations immobilières bas carbone sur plusieurs sites détenus par le groupe RATP présentant des contraintes spécifiques liées aux infrastructures de transports en commun dans Paris et en 1ère couronne. Il s’agit de la deuxième résidence réalisée en co-promotion à voir le jour, après celle de Charenton-le-Pont dont la construction a démarré en mars 2022.

L’utilisation du bois massif comme procédé constructif s’avère particulièrement adaptée dans le cadre de cette opération de 66 logements en R+6 située à proximité immédiate de la gare Robinson du RER B. Sa mise en œuvre nécessitera 6 à 8 fois moins de flux de camions que pour une construction traditionnelle, soit moins de nuisances pour les riverains et peu d’impact pour les activités quotidiennes de la gare.

Perspective, Agence WOA

Dessinée par l’agence d’architecture Atelier WOA, Sequoïa, à l’architecture contemporaine, viendra apporter une nouvelle dynamique au secteur gare. Ses logements disposeront d’espaces extérieurs généreux. Ils bénéficieront également d’une terrasse partagée au 5ème étage, d’un parc paysager et de deux commerces en rez-de-chaussée.
Le bâtiment respectera les exigences de la nouvelle Réglementation Environnementale, RE2020 seuil 2028, avec plus de 4 ans d’avance, et visera les labels BBCA et NF Habitat HQE.

« Ce projet démontre que l’utilisation du bois massif permet de développer des résidences sur des sites particuliers, en l’occurrence non loin de voies ferroviaires, alliant haute technicité, respect de l’environnement, grande qualité architecturale et confort des habitants. Notre savoir-faire nous permet d’offrir un nouvel art de vivre avec des logements bas carbone en avance sur leur temps au niveau environnemental »

Julien Pemezec, Directeur Général de Woodeum x Pitch Immo