Sentinelle : CDC Habitat s’engage pour la sécurité de ses équipes et de ses locataires
Incivilités, agressions, casse de matériel public, trafic de stupéfiants : dans un contexte de tensions exacerbées, CDC Habitat déploie sur le terrain le dispositif « Sentinelle » afin de réaliser une cartographie des secteurs les plus sensibles et pouvoir mettre en place, avec les pouvoirs publics, les réponses adéquates pour améliorer le quotidien de ses locataires comme de ses équipes.
Tolérance zéro face aux insultes, aux menaces et aux agressions : c’est l’objectif affiché par CDC Habitat dans le Sud-Ouest face à la recrudescence des incivilités dans certains quartiers. « Face à la dégradation de la situation sociale dans certains secteurs des grandes métropoles, nous avons décidé de mettre en place un certain nombre d’outils et d’initiatives afin d’assurer la sécurité et la protection de nos locataires comme de nos collaborateurs », explique Marie-Noëlle Herboux, directrice de la gestion locative chez CDC Habitat Sud-Ouest.
Parmi les dispositifs largement déployés sur le terrain, on trouve notamment la plateforme Sentinelle, qui permet aux équipes de renseigner chaque incident et donc de constituer une base de données consolidée de la réalité du terrain. Développé et utilisé depuis plusieurs années chez Adoma, filiale de CDC Habitat spécialisée dans l’hébergement et le logement accompagné, cet outil vise notamment à établir une cartographie précise des secteurs les plus sensibles afin de mieux cibler les interventions nécessaires.
« Le premier but de l’outil est de sécuriser le quotidien de nos équipes de terrain, afin de leur apporter le soutien dont ils peuvent avoir besoin – qu’il s’agisse d’un soutien juridique s’ils souhaitent porter plainte ou d’un soutien psychologique », précise Léa Mougeolle, chargée de développement social urbain et référente sûreté pour la direction interrégionale Sud-Ouest. « Mais il nous permet aussi d’avoir une vision d’ensemble et des données à partager avec l’ensemble de nos partenaires ».
Une approche collective de la sécurité
Les données obtenues via Sentinelle sont ensuite croisées avec d’autres critères et données sociales afin d’obtenir un panorama de chaque secteur – dans le strict respect de la RGPD et de la protection des données personnelles. « L’objectif n’est évidemment pas de stigmatiser un quartier mais d’être capable de poser un diagnostic précis afin d’identifier les vraies situations d’urgence », reprend Marie-Noëlle Herboux. « Il n’est parfois pas toujours facile de faire la part entre le sentiment d’insécurité et la réalité du terrain, mais on sait que de nombreux facteurs rentrent en compte. Il s’agit donc d’un outil précieux d’aide à la prise de décision ».
Le diagnostic posé doit en effet permettre de flécher les urgences et les travaux, qu’il s’agisse d’interventions ponctuelles de résidentialisation (renforcement d’une porte d’entrée, installation de caméras de vidéosurveillance…) ou de projets plus larges de réhabilitation. Chacune de ces interventions s’inscrit évidemment dans un cadre plus large, la lutte contre l’insécurité devant forcément être collective. « Sur ces sujets, il ne sert à rien de travailler de manière isolée », confirme Léa Mougeolle. « Si chaque bailleur agit de son côté, tout ce qu’on fait, c’est déplacer le problème chez le voisin, cela ne résout rien. Il faut donc une coordination interbailleurs mais aussi un travail avec l’ensemble des acteurs de terrain ».
Les réunions régulières du CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) sont d’ailleurs l’occasion d’échanger avec les collectivités, les autres bailleurs, mais aussi les syndicats de copropriété, la police nationale et communale, la gendarmerie, les associations et même les directeurs d’établissements scolaires. « Avec Sentinelle, nous ne voulons plus seulement être dans la réaction mais aussi dans la prévention », conclut Marie-Noëlle Herboux. « C’est important car les budgets utilisés pour la sécurité sont prioritaires mais ne doivent pas pénaliser les autres travaux attendus par nos locataires ».