Hybridation, raccordement aux réseaux de chaleur : des leviers pour limiter l’impact carbone

Projet Rue de la Roquette à Paris

Dans le prolongement de son Plan Stratégique Climat, CDC Habitat multiplie les initiatives en vue de réduire ses émissions de gaz à effets de serre.

Afin de se mettre en phase avec l’objectif affiché par le Groupe de limiter ses émissions à 15 kg de CO2 par m2 et par an à l’horizon 2030 (contre 22 kg à fin 2022), CDC Habitat Île-de-France mène simultanément plusieurs initiatives, en neuf comme en réhabilitation, pour limiter l’impact de son patrimoine, en lien avec les territoires.

Des raccordements qui se multiplient

CDC Habitat a notamment fait le choix de s’inscrire dans les politiques de développement des réseaux de chaleur urbain (RCU) en Île-de-France, avec 10 résidences raccordées en 2023, 10 autres de prévues en 2024 et 35 en 2025. « Nous avons identifié près de 110 résidences raccordables d’ici à 2030 – soit quelques 14 500 logements », précise Max-Olivier Brancourt, Responsable Thermique pour CDC Habitat Île-de-France. « Nous visons en priorité les sites ayant une chaufferie collective, plus simples à raccorder, et ceux situés à proximité des réseaux pour maximiser les performances ». La plupart des RCU franciliens s’appuient en effet sur la géothermie qui ne garantit pas toujours des températures très élevées si la distance parcourue par l’énergie est trop longue.

Outre les réseaux déjà en place, CDC Habitat a été sollicité par plusieurs collectivités franciliennes désireuses de créer leur propre RCU (Paris-Vallée de la Marne, Cachan, Rueil-Malmaison, Fleury-Mérogis ou encore Lagny-sur-Marne) afin de voir quelle part de son patrimoine pourrait y être raccordé.

Des réhabilitations sous le signe de l’hybridation thermique

L’option RCU n’étant pas toujours possible, CDC Habitat expérimente en parallèle la possibilité d’avoir recours à un mix énergétique hybride dans le cadre de certaines réhabilitations, avec à la fois des chaufferies gaz et des pompes à chaleur installées sur les toitures des bâtiments. « Cette approche assez novatrice permet de réduire de manière importante les émissions de gaz à effet de serre et de tendre vers la neutralité carbone », explique Lydie Laurent, cheffe de projet chez Grand Paris Habitat. Deux sites très différents, un immeuble datant du début du 20ème siècle situé rue de la Roquette à Paris et une résidence des années 70 à Palaiseau, sont les premiers à bénéficier de cette approche qui nécessite d’éclaircir de nombreux points techniques en amont.

Projet à Palaiseau

« Des bureaux d’études thermiques, acoustiques et de structure ont été missionnés afin de mesurer l’impact des installations, notamment le niveau sonore des pompes à chaleur pour les habitants », reprend Lydie Laurent. « Le fabricant a également été intégré en amont à la réflexion, tout comme GRDF avec qui le Groupe a signé une convention ». 

L’installation technique sera complétée par un volet « isolation thermique » plus classique. Au final, la résidence des Cosmonautes devrait passer d’une étiquette E à une étiquette B, et l’immeuble de la rue de la Roquette à une étiquette C – le bâtiment classé ne pouvant pas bénéficier d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) en façade.