CDC Habitat, acteur clé de la tranquillité résidentielle à Taverny

CDC Habitat est engagé depuis de nombreuses années en matière de tranquillité résidentielle et a déployé de nombreuses actions sur différents quartiers, dont celui des Pins à Taverny (95). Romane Jourdas, responsable sûreté de CDC Habitat Île-de-France, revient sur les différents dispositifs mis en place cette année.
Quel a été le déclencheur de cette démarche ?
Nous sommes confrontés à des difficultés récurrentes sur certains sites franciliens, avec des nuisances et des phénomènes d’incivilités donnant lieu à des situations difficiles pour nos collaborateurs sur le terrain comme pour nos locataires. Pour garantir la tranquillité de tous, nous avons mené une réflexion en interne afin d’identifier des leviers d’action pour apporter des solutions pérennes. En nous appuyant sur notre cartographie des sites prioritaires, nous avons choisi de mettre en œuvre un plan d’action « effet coup de poing » sur le quartier prioritaire des Pins à Taverny où nous gérons une résidence de 349 logements répartis sur 8 bâtiments.
Quelles sont les difficultés particulières de ce site ?
Lors d’une réhabilitation passée, la résidence des Pins avait déjà fait l’objet d’une résidentialisation partielle et d’une sécurisation par contrôle d’accès, qui n’avait pas permis de mettre fin aux problématiques d’intrusion et aux regroupements abusifs, notamment dans les halls et les cages d’escalier. Pour y remédier, CDC Habitat a fait appel au bureau d’études SURETIS afin de réaliser conjointement un diagnostic de sûreté et de prévention, portant à la fois sur la résidence et son environnement proche. Celui-ci a permis de définir des axes de travail et d’affiner un plan d’action avec des préconisations multiples.
Qu’est-ce qui a été mis en place ?
Nous nous sommes concentrés sur l’amélioration technique, avec une volonté de remplacer ce qui était vandalisé mais sans refaire à l’identique. Dans les halls d’entrée par exemple, nous avons renforcé l’intégralité du contrôle d’accès ainsi que les faux-plafonds pour éviter les dégradations et remplacé les luminaires afin de garantir un meilleur éclairage. Dans les étages, des portes métalliques ont été installées pour protéger les gaines techniques courant faible qui faisaient l’objet de dégradations régulières et étaient susceptibles de servir de lieux de stockage d’objets en tout genre. Enfin, un nouveau dispositif de vidéosurveillance plus complet et modernisé, avec coque anti-vandale et intelligence embarquée, a été installé.
Comment les travaux ont été accueillis ?
Les premiers retours sont encourageants, les locataires apprécient de vivre dans un environnement remis à neuf et sécurisé. Et surtout, les dégradations et regroupements abusifs sont moins fréquents. Il faut évidemment continuer le travail de sensibilisation, diffuser les bonnes pratiques et comportements en matière de tranquillité aux locataires, car la sécurité est l’affaire de tous. C’est un travail du quotidien qui engage de multiples acteurs : le bailleur, les collectivités, les forces de l’ordre, l’État, le tissu associatif… La réflexion va d’ailleurs se poursuivre en 2026 avec le service développement social urbain (DSU) autour de la réfection de l’aire de jeux située en cœur de résidence. La tranquillité résidentielle passe par la réappropriation de tous les espaces par les habitants du quartier.