Bilan positif pour le Fonds « Solidarité Energie »

Lancé par CDC Habitat fin 2022 pour répondre aux difficultés de ses locataires touchés par la hausse du coût des énergies, le Fonds « Solidarité Energie » a prouvé son utilité dans le sud-ouest où il a permis d’accompagner plusieurs centaines de ménages.
Un dispositif ciblé et adapté
La hausse du coût des énergies a eu de nombreuses répercussions sur le quotidien des ménages français. Parmi celles-ci, les augmentations de charges pour les locataires qui ont incité CDC Habitat à proposer son propre dispositif d’aide ponctuelle sous la forme du FSE, le Fonds « Solidarité Energie ». Doté de 1 million d’euros au national pour notre seul parc social (1,15 million au total), ce fonds est venu s’ajouter aux dispositifs déjà existants comme le Fonds Solidarité Logement ou les aides sur quittance qui permettent de réduire le montant des échéances mensuelles.
« L’idée était de venir en aide aux personnes qui, pour la première fois, se retrouvaient en difficulté pour payer leur loyer une fois la régularisation de charges reçue », explique Marie-Noëlle Herboux, directrice de la gestion locative de CDC Habitat Sud-Ouest. « Ce soutien ponctuel s’adressait aux locataires qui n’étaient pas déjà en situation d’impayés, et pour qui la hausse des charges était due exclusivement au coût de l’énergie, et non à une surconsommation personnelle par exemple ».
Jusqu’à 450 euros d’aide
Le FSE s’adressant en priorité à des locataires qui n’ont pas l’habitude d’avoir recours à des aides, le dispositif a été sous-sollicité dans un premier temps. CDC Habitat a donc choisi de le proposer systématiquement de façon proactive dès le premier retard de paiement observé par les agents du précontentieux. « Cela nous a permis de toucher pas mal de ménages, des familles monoparentales notamment, ou encore des jeunes de moins de 25 ans qui n’ont droit à aucune aide et avaient bien besoin d’un coup de pouce », reprend Marie-Noëlle Herboux. « Au total, 58 familles ont pu bénéficier de cette aide au niveau de la direction interrégionale Sud-Ouest, pour un montant global de 26 100 euros ».
La remise sur échéance proposée par CDC Habitat pouvait aller jusqu’à 300 euros annuels, sur une période allant jusqu’à 18 mois (soit un maximum de 450 euros). Afin de sensibiliser les locataires au fait que tout le monde devait faire un effort dans ce contexte particulier, l’aide proposée était systématiquement inférieure au montant global de la régularisation. Et dans le cas où le FSE n’était pas suffisant, un Plan « Solidarité Energie » (PSE) était proposé aux ménages qui le souhaitaient, afin d’allonger le plan d’apurement classique jusqu’à une durée de 18 mois – une souplesse supplémentaire qui permet de diminuer les échéances mensuelles.