
Pouvez-vous nous présenter l’association AVEC 63 ?
Association Victime Ecoute Conseil accompagne les victimes d’infractions pénales dans le département du Puy-de-Dôme depuis 1987. Dès lors qu’une plainte est déposée, le ministère de la Justice oriente les victimes vers notre équipe pluridisciplinaire – juristes, psychologues, travailleurs sociaux – qui va leur proposer une prise en charge globale. Le public accueilli est assez large, car s’entend par infraction pénale les vols et cambriolages, les agressions, les violences physiques et sexuelles. Les femmes victimes de violences conjugales représentent toutefois la moitié des personnes reçues chaque année.
Comment accompagnez-vous ce public particulier ?
Nous avons mis en place deux dispositifs spécifiques, qui interviennent sur des temps différents. Celui de l’urgence tout d’abord, avec une référente départementale qui gèrent les mises à l’abri. En parallèle, nous proposons un accueil de jour pour recevoir les femmes qui souhaitent quitter, à terme, le domicile conjugal, sans en informer leur compagnon. Notre objectif ici est de préparer au maximum leur départ, pour qu’il se passe le plus sereinement possible et éviter ainsi l’étape de l’hébergement d’urgence, qui débouche souvent sur un retour au domicile conjugal.
Comment préparer un départ du domicile conjugal ?
En faisant les choses étape par étape. En tant que référente du point accueil de jour, je suis le premier contact avec les personnes et celle qui va ensuite les orienter vers les professionnels de l’association qui sauront le mieux répondre à leurs besoins. Il faut pour cela bien identifier leur demande, ce qui passe par l’écoute et le respect absolu de leur choix. Notre rôle est de les accompagner, pas de décider à leur place. Et ce sont des situations complexes, qui peuvent sembler de prime abord sans issue. Il est par exemple nécessaire qu’une procédure de divorce soit engagée pour faire une demande de logement. Or la séparation est un moment critique, qui donne souvent lieu à des violences. Il faut donc faire les choses de façon progressive, une démarche après l’autre.
La première étape est souvent un rendez-vous avec un de nos juristes, qui va informer la personne sur ses droits et les dispositifs de protection existants. Rencontrer un psychologue est également important car les personnes ne sont pas toujours certaines d’être victimes de violences. Enfin, le travailleur social va accompagner la personne dans ses démarches, pour trouver un logement par exemple.
Vous travaillez avec CDC Habitat sur cette question du relogement depuis plusieurs années. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le relogement est tout simplement indispensable. Tant que la personne reste au domicile conjugal, elle reste sous emprise. Le débat porte beaucoup sur le développement des capacités d’hébergement d’urgence, qui est nécessaire évidemment, mais l’hébergement n’est pas une finalité et ne correspond pas aux attentes des femmes. Elles ont besoin d’un relogement adapté à leur reconstruction, qui leur permet d’assurer une continuité dans leur vie professionnelle, familiale (à proximité de l’école des enfants par exemple). Notre partenariat avec CDC Habitat nous permet de répondre à ce type de demande.
Et quel est votre bilan de ce partenariat ?
Depuis 2015, sur 595 situations orientées, nous avons eu droit à 210 propositions de logement par CDC Habitat et 84 relogements finalisés. Au-delà des chiffres, ce qui est encourageant, c’est que les femmes entament un vrai travail de reconstruction. D’ailleurs, je n’ai pas connaissance d’un seul retour au domicile conjugal, ni d’une seule situation d’impayé ou de trouble du voisinage.
Nous espérons poursuivre notre coopération, d’autant que les demandes ont explosé du fait de la crise sanitaire et des confinements, des périodes propices à l’augmentation des violences intrafamiliales. Je pense que les relogements pérennes et de qualité tels que ceux mis en œuvre dans ce partenariat sont la solution la plus efficace pour les femmes que nous accompagnons.
Au terme d’une année de travail et de mobilisation d’une grande partie des équipes, la direction interrégionale de CDC Habitat Grand Ouest vient de finaliser son projet de territoire.
De quoi s’agit-il ? Tout d’abord de renforcer notre démarche de proximité pour être en mesure de relever ensemble tous les défis qui s’ouvrent à nous, au sortir de la pandémie et face à de nouvelles menaces…
Nous le savons les territoires ne sont pas égaux face aux crises : ils n’ont ni les mêmes atouts, ni les mêmes besoins, ni surtout les mêmes spécificités géographiques ou démographiques. En tant qu’opérateur global de l’habitat d’intérêt public, il est nécessaire que CDC Habitat puisse prendre en compte ces réalités multiples et complexes, et apporte des réponses sur-mesure en fonction des orientations stratégiques définies par les collectivités, en réponse à la demande des populations.
C’est aussi cela notre projet de territoire : des plans d’actions sur-mesure, évolutifs, capables de répondre à toutes les dynamiques en place et de s’adapter au fil du temps ou des priorités : enjeux climatiques, développement de l’offre locative et de l’accession à la propriété, lien social, accès aux droits ou à la santé, logement des travailleurs clefs, … Ces plans d’actions, préparés l’an dernier, rentrent aujourd’hui dans une phase opérationnelle pour leur mise en œuvre.
En écho à cette proximité qui implique dialogue et concertation, nous avons par ailleurs engagé une réorganisation d’envergure , notamment de nos agences, le maillon de l’entreprise le plus proche du terrain et de sa réalité.
Pour cela, nous regroupons nos offres CDC Habitat (logement libre ou intermédiaire) et CDC Habitat social (logement social) dans des agences mixtes. Ces six agences verront le jour à l’été. Elles permettront d’améliorer la lisibilité de notre offre globale, grâce à un interlocuteur unique, et de renforcer les synergies entre nos différents métiers.
Vous l’aurez compris, il s’agit bien pour nous de réaffirmer notre approche globale. Notre spécificité de groupe national puissant à l’ancrage local solide nous permet d’accompagner toutes les dynamiques territoriales – des plus simples aux plus complexes, des plus urgentes aux plus innovantes. Avec un maillage territorial repensé, des axes stratégiques affinés au plus proche du terrain, et des équipes pleinement mobilisées à vos côtés, nous sommes prêts à faire face collectivement à tous les défis.
Bonne lecture !
Bruno Bataille
Directeur interrégional

En photo : Les espaces d’Abraxas.
Afin de réhabiliter les sites les plus remarquables de son patrimoine, CDC Habitat a mis en place une méthodologie rigoureuse permettant de répondre aux exigences de chaque bâtiment – qu’ils soient classés ou qu’ils présentent des caractéristiques techniques exceptionnelles.
A quoi reconnaît-on un patrimoine exceptionnel ? Loin d’être une simple question d’affect ou de goût personnel, cette qualification revêt pour les bailleurs une importance cruciale car il s’agit pour eux d’identifier parmi les sites qu’ils gèrent ceux qui nécessitent une prise en charge spécifique – notamment au moment de les réhabiliter.
« Un produit exceptionnel est par définition non standard », explique Christophe Chanu, directeur du patrimoine à la Direction interrégionale Île-de-France. « Cela signifie qu’il présente soit des caractéristiques techniques particulières, soit des spécificités en termes d’architecture ».
Façades en matériaux nobles comme de la pierre de Saint-Maximin, du béton banché ou des pans de bois ; revêtements en brique ; dessins complexes en façade ; baies, encorbellements ou modénatures aux formes et aux dimensions atypiques : de nombreux paramètres peuvent justifier cette qualification et c’est une partie non-négligeable du patrimoine géré par CDC Habitat en Île-de-France qui est de fait concerné. « Le patrimoine exceptionnel peut-être classé ou non, ancien ou plus récent, réalisé par un architecte renommé… », précise Christophe Chanu. « Cela concerne aussi bien les vieilles demeures des Grands Boulevards parisiens du 19ème siècle que les Espaces d’Abraxas réalisés dans les années 80 par Ricardo Boffil à Noisy-le-Grand (93), où nous gérons le Palacio, ou encore les Pharaons de Manuel Nunez, livrés en 2009 à Sarcelles »


Des interventions sur-mesure
Si les caractéristiques de ces bâtiments sont différentes, tous font l’objet d’une attention toute particulière du bailleur au moment de les réhabiliter. Il s’agit en effet de ne pas altérer le caractère exceptionnel du patrimoine tout en apportant le confort et les performances (énergétiques notamment) attendus aujourd’hui. Pour cela, un diagnostic de maîtrise d’ouvrage est réalisé en amont de chaque projet, afin de proposer une intervention sur-mesure. « Le plus souvent, nous optons pour une approche où la maîtrise d’ouvrage et les achats se retrouvent en première ligne, afin de maîtriser l’impact financier global du projet, notamment les éventuelles attentes de l’architecte des bâtiments de France », souligne Christophe Chanu. « Nous essayons aussi, dès que possible, d’intégrer l’architecte d’origine aux travaux afin de ne pas dénaturer son œuvre ».
Parmi les sujets les plus sensibles de ces réhabilitations, le volet énergétique prend une place conséquente puisque le caractère exceptionnel des façades interdit toute isolation par l’extérieur, et nécessite donc de travailler sur le sourcing énergétique (géothermie, VMC) et la qualité des équipements – ce qui peut se révéler plus coûteux. Les enjeux de sécurité incendie, liés à l’usage de certains matériaux notamment, sont également particulièrement scrutés. Enfin, dans le cas du patrimoine classé, le bailleur doit faire appel à des prestataires spécialisés, possédant la certification Qualibat Monument Historiques, et assez peu nombreux sur le marché.
« Plus le patrimoine est remarquable et plus la liste des interlocuteurs est longue », conclut Christophe Chanu. « Pour autant, il n’est pas question que le caractère exceptionnel du bâti prenne le dessus sur les impératifs de gestion ou sociaux : notre rôle en tant que bailleur est bien sûr de respecter le patrimoine mais aussi d’améliorer le cadre de vie de nos locataires, de lutter contre la précarité énergétique et de réduire les émissions de carbone. C’est une question d‘équilibre ».
Le Palacio (Noisy-le-Grand) : une réhabilitation format « grand écran »
Terry Gilliam y a filmé quelques scènes de son mythique Brazil. Francis Lawrence y a posé ses caméras pour le 3e épisode de Hunger Games.
Mais avant d’être un lieu d’inspiration pour les réalisateurs du monde entier, les Espaces d’Abraxas imaginés par Ricardo Bofill dans les années 80 à Noisy-Le-Grand (93) sont d’abord le cadre de vie de centaines de familles – un cadre en apparence féérique mais qui a fini par se dégrader au fil des décennies. Car derrière la griffe néo-grecque des façades et de ses grandes coursives extérieures se cachent de multiples problèmes d’humidité et d’infiltration qui ont fini par gâcher le quotidien des habitants.

CDC Habitat qui est propriétaire de 329 des 440 logements que comprend le bâtiment central du site, le Palacio, a entrepris depuis 2019 de lancer une grande réhabilitation afin d’améliorer les conditions de vie de ses locataires. « Le Palacio présente une configuration architecturale complexe avec ses 18 étages et ses 4 gros blocs de 2 bâtiments chacun, distribués par des coursives extérieures, et avec de nombreux espaces communs que nous ne gérons pas », explique Betty Huet-Baugé, responsable de programmes chez Grand Paris Habitat. « Pour mener à bien cette opération de réhabilitation, nous avons étudié plusieurs possibilités et finalement opté pour un travail avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) dans le cadre d’une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat, avec l’appui de la Direction de la rénovation des copropriétés dégradées de CDC Habitat ».
Un travail de fond a ainsi été mené avec le syndicat de copropriété et plus particulièrement le conseil syndical pour co-construire le projet et favoriser l’adhésion des copropriétaires, notamment grâce à l’assurance d’obtenir des financements publics pour les accompagner. Une concertation qui a porté ses fruits puisque la décision a été prise en juin dernier de lancer début 2022 une étude globale de maîtrise d’œuvre, CDC Habitat social intervenant pour sa part comme assistant à maîtrise d’ouvrage. « Notre objectif est de mener le projet en confiance avec les copropriétaires privés », précise Caroline Salles, en charge du dossier au sein de la Direction des copropriétés dégradées de CDC Habitat. « Au-delà de son caractère impressionnant, le site accueille surtout de l’habitat familial, avec des propriétaires privés qui n’ont pas forcément de hauts revenus et qui ont besoin d’être accompagnés pour faire face aux coûts que la réhabilitation risque de représenter pour eux ».
Une opération complémentaire de portage d’une trentaine de logements pourrait être mise en place pour aider les copropriétaires les plus en difficulté, et permettre le redressement pérenne et durable de la copropriété. « Le travail demande une forte coordination entre nos différents services, pour prendre en compte à la fois les spécificités techniques, les difficultés de certains copropriétaires et les attentes légitimes de nos locataires », conclut Betty Huet-Baugé. Une fois le volet conception mené en 2022, les travaux pourraient commencer en 2023 et durer plusieurs années du fait de l’ampleur du projet.
Malgré un début d’année encore bousculé par la pandémie, les équipes de la direction interrégionale Nord-Est poursuivent leur mobilisation sur le terrain. Au-delà de nos missions d’intérêt général au service de nos locataires, au-delà de la poursuite de nos chantiers, nous mettons toute notre énergie à déployer de manière opérationnelle notre projet de territoire.
Vous le savez déjà, ce projet est notre plan d’action détaillé pour les 3 prochaines années. Il définit sujet par sujet, et secteur géographique par secteur géographique, la manière dont nous entendons répondre à l’ensemble des enjeux locaux – qu’il s’agisse d’attractivité du territoire, de requalification urbaine, de création de lien social, ou de réponses aux enjeux sociétaux et environnementaux. Résolument collaboratif, ce plan d’action est présenté au fil des semaines aux élus et aux équipes des collectivités, dans une volonté d’échange et d’amélioration qui nous a déjà permis d’affiner nos priorités sur certains territoires.
Parallèlement, nous travaillons également avec nos collégues d’Adoma sur les régions Bourgogne/Franche-Comté et Grand Est et qui vont, eux aussi, définir leur projet de territoire : plus que jamais, il nous semble essentiel de porter une vision complète de l’habitat au niveau local, allant de l’hébergement d’urgence et du logement accompagné jusqu’au logement social, intermédiaire ou libre, en passant par l’accession à la propriété.
Cette approche globale passera également par la création au mois de juin prochain d’agences mixtes, regroupant à la fois les équipes de CDC Habitat et de CDC Habitat social sur un même site. Au-delà de réunir l’ensemble de notre offre au sein d’un guichet unique, il s’agit pour nous de renforcer encore les synergies entre nos différents métiers et nos différents services, afin de créer de nouvelles passerelles et de fluidifier tous les parcours résidentiels. Nous allons d’ailleurs profiter de cette évolution pour créer une nouvelle agence à Lille à deux pas de la Grande Place, et pour intégrer le patrimoine de CDC Habitat social dans l’Oise à notre direction interrégionale, l’agence de Nogent sur Oise rejoindra le périmètre de la DIR Nord-Est.
Enfin, dans notre volonté d’accompagner le développement des organismes de logements sociaux (OLS) et les aider à répondre aux exigences de la Loi ELAN, nous avons récemment noué de nouveaux partenariats. Après la communauté d’agglomération de Sarreguemines Confluences, c’est en effet au tour des OPH de Metz et de Reims de se rapprocher de CDC Habitat au sein de nouvelles SEM . Dans les deux cas, il s’agit de poser les bases d’une nouvelle stratégie locale, pour à la fois gérer le parc existant, le réhabiliter et investir massivement dans le développement d’offres de logement adaptées aux réalités de chaque territoire. dans ce même objectif CDc Habitat est entré au capital de la Sem Urbavileo à Boulogne sur Mer.
Sur un territoire élargi comme celui de notre direction, allant de Lille à Strasbourg et couvrant de nombreuses métropoles comme Nancy, Dijon, Metz ou Reims, nous imaginons jour après jour d’autres manières de relever collectivement les défis, à la fois grâce à l’appui de nos équipes de terrain et au soutien du Groupe au niveau national.
Philippe Blech
Directeur interrégional CDC Habitat Nord-Est
En ce début d’année, CDC Habitat a choisi d’accélérer sa transformation au service des territoires. Dans le prolongement du plan stratégique « Impulse 2026 » défini au niveau national par Anne-Sophie Grave, la direction régionale Auvergne-Rhône-Alpes s’apprête en effet à déployer son projet de territoire et à adapter son organisation en conséquence.
Le projet de territoire, c’est notre plan d’action détaillé pour les 3 prochaines années. Fruit d’un vaste travail collaboratif mené tout au long de l’année 2021 et s’appuyant sur des diagnostics partagés avec les collaborateurs, ce plan définit sujet par sujet, et secteur par secteur, la manière dont nous souhaitons répondre aux enjeux locaux autour d’une diversification de notre développement et d’un projet social cohérent, innovant, reconnu et fédérateur pour les équipes. Nous travaillerons sur l’attractivité de notre patrimoine, la requalification urbaine, la construction durable, le logement des travailleurs clés, la création de lien social et la réduction des fractures sociales, énergétiques et numériques.
Sur le terrain, ces actions seront portées par des équipes réorganisées et renforcées. Et pour que ce projet puisse donner toute sa mesure, il nous a semblé important de renforcer le rôle de nos directeurs d’agence et leur visibilité en tant que représentants de CDC Habitat au cœur des territoires. Cela se traduira concrètement dès le mois de juin prochain par la fusion de nos agences CDC Habitat et CDC Habitat social au sein d’agences mixtes, portant l’ensemble de notre offre. Cette nouvelle approche nous permettra de réaffirmer notre rôle d’opérateur global et d’accompagner de manière toujours plus efficace et coordonnée l’ensemble de vos problématiques – grâce à un interlocuteur unique.
Parallèlement, CDC Habitat poursuit le déploiement de sa stratégie partenariale au niveau régional avec l’arrivée de Montélimar Agglomération Habitat au sein de notre réseau « CDC Habitat Partenaires » – et notre entrée au conseil d’administration de la SEM. Après Vichy Habitat, la SEM4V, la Semcoda et Montluçon Habitat, cette nouvelle alliance vient renforcer la dynamique collective que nous essayons d’insuffler localement. Parce que nous sommes persuadés que les défis d’aujourd’hui ne peuvent être relevés qu’en mutualisant nos expertises et nos compétences, nous voulons incarner cette dynamique à vos côtés et porter ensemble les réponses aux défis d’aujourd’hui et de demain.
C’est déjà ce que nous faisons sur des questions centrales comme l’aménagement du territoire, la gestion des copropriétés dégradées ou encore la réhabilitation et l’amélioration énergétique du patrimoine. Autant de leviers indispensables pour agir à la fois sur le front environnemental et pour changer concrètement le quotidien de nos locataires, en améliorant leur confort tout en stabilisant leurs charges dans un contexte de hausse inexorable du coût des énergies.
Anne Canova

Rencontre avec Jean-Pierre Weyland, fondateur de la troupe Weyland et Compagnie, spécialisée dans le spectacle vivant.
Jean-Pierre Weyland est satisfait des trois journées passées dans le quartier Verger à Cergy (95) du 30 août au 1er septembre. Avec sa compagnie, une troupe professionnelle spécialisée dans le spectacle vivant, il a organisé des ateliers d’improvisation théâtrale pour un groupe de jeunes du quartier, sur le thème « les garçons et les filles en piste », dans le cadre de l’appel à projets « des idées pour nos quartiers ». « Notre idée était de favoriser un esprit de groupe et d’aborder le thème du genre, en particulier sous l’angle de la place des garçons dans le quartier, à l’école, dans leurs familles. » Un spectacle d’improvisation tout public, avec des comédiens professionnels, était proposé en conclusion de ces trois jours d’atelier.
« Nous n’étions pas nombreux au début de l’atelier le premier jour mais les enfants sont arrivés au fur et à mesure. Et le lendemain, ils nous attendaient : 25 personnes en moyenne ont assisté aux ateliers, par roulement. » Les participants étaient des jeunes de 7 à 12 ans.
« J’ai été surpris par leur maturité, commente le comédien. La place des garçons est un sujet difficile à aborder au début. Puis on s’est vite retrouvé avec un groupe de garçons ouverts et pertinents dans leur approche du sujet. »
Pour préparer les improvisations dans le cadre des ateliers, les comédiens commencent par organiser des jeux puis une discussion libre. « On a discuté des différences de salaires entre hommes et femmes, des activités prétendument réservées aux hommes ou aux femmes. Puis on installe le rideau rouge, la musique pour la préparation du spectacle. Les jeunes ont choisi de traiter le thème dans le cadre d’un tribunal qui jugerait une mère qui se met en grève. Elle est acquittée à l’issue du procès. La discussion a été intéressante. »
Weyland et Compagnie existe depuis 2012. Elle est implantée à Cergy avec un local à St Ouen l’Aumône. Elle organise des ateliers sur les temps périscolaires, des activités dans les centres sociaux, les centres de loisirs. Une douzaine de spectacles ont été écrits, mis en scène et produits par Weyland et Compagnie.
« Ce qui est intéressant c’est de montrer aux jeunes qu’ils peuvent faire autre chose que de jouer avec leur console de jeux vidéos, qu’il existe une autre façon de développer leur imaginaire. Ils ont encore envie de s’amuser et notre but est de canaliser leur forte énergie. »
C’est une nouvelle organisation en proximité que CDC Habitat va déployer dans les prochaines semaines et les prochains mois dans le Sud-Ouest. Alors que notre direction interrégionale a passé une partie de l’année 2021 à affiner son projet de territoire, en lien avec les besoins des collectivités, 2022 sera l’occasion de mettre en application ce projet – à commencer par le déploiement d’agences mixtes regroupant les équipes de CDC Habitat et CDC Habitat social.
Derrière cette démarche, il y a avant tout la volonté de mieux accompagner les territoires, en offrant plus de visibilité à l’ensemble de notre offre et en capitalisant sur les synergies entre nos différents métiers pour apporter des réponses complètes aux besoins identifiés. Ces nouvelles agences mixtes seront l’occasion de mettre en avant notre approche globale de l’habitat, et de déployer l’ensemble de nos savoir-faire partout en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine. Pour les collectivités, c’est la garantie aussi d’avoir un interlocuteur unique, capable de mieux cerner leurs besoins et d’y apporter une réponse adaptée et efficace – en lien avec l’ensemble de nos directions métiers.
Cette efficacité est d’autant plus importante que les besoins sont là et que la crise est loin d’être derrière nous. Ces derniers mois, nos équipes ont poursuivi leur mobilisation aux plus près de nos locataires, pour rester à l’écoute des besoins des plus précaires et les accompagner. Parallèlement, nous poursuivons nos livraisons, continuons de réhabiliter notre patrimoine, lançons des projets innovants en phase avec les enjeux actuels – sociétaux, environnementaux, énergétiques. Nous nous efforçons de remplir nos missions d’intérêt général dans toute leur diversité, dans un contexte complexe qui nécessite une réactivité et une exigence de chaque instant.
Pour ma part, je suis ravi de rejoindre la direction interrégionale Sud-Ouest à cette étape clef. Je tiens à saluer MM. Desanlis et Harroué pour le travail réalisé ces derniers mois. Je m’efforcerai de poursuivre le chemin qui a été tracé avec talent par nos équipes et me réjouis de travailler avec vous pour relever ensemble les nombreux défis qui s’annoncent.
Jérôme Farcot, directeur interrégional CDC Habitat Sud-Ouest
Il y a comme un petit arrière-goût de « déjà vu » dans les moments que nous vivons aujourd’hui. L’an passé, à la même époque, c’est déjà avec beaucoup de prudence, mais toujours avec l’optimisme qui nous caractérise, que nous nous préparions à aborder la nouvelle année. Douze mois plus tard, force est de constater qu’il va nous falloir composer avec le virus encore un bon moment.
En tant que bailleur, ce contexte sanitaire tendu nous impose évidemment de redoubler de vigilance et de solidarité. Nos équipes de terrain, déjà pleinement mobilisées depuis près de deux ans, poursuivent inlassablement leur travail d’écoute et d’accompagnement de nos locataires les plus fragiles. Cette présence quotidienne est devenue indispensable, et les retours des personnes concernées nous confortent dans la justesse de notre démarche.
Pour autant, l’incertitude sanitaire ne saurait être une excuse pour ne plus avancer. Au contraire, c’est à sa capacité à s’adapter et à faire preuve de résilience que l’on reconnaît un grand groupe, et CDC Habitat en a fait la démonstration en 2021 – notamment en Île-de-France où nous avons poursuivi notre action avec succès et mené les projets que nous nous étions fixés. Ces efforts vont évidemment se poursuivre en 2022, notamment à travers le déploiement opérationnel de notre projet de territoire. Ce projet, qui a mobilisé une grande partie de notre énergie ces derniers mois, est notre manière de nous projeter sur les trois prochaines années, en nous fixant des objectifs précis, ambitieux et en phase avec à la réalité du terrain.
Ce projet se résume en 5 axes, 5 grands défis que nous estimons être de notre devoir de relever. Le premier défi qui s’ouvre à nous est un défi social, avec une volonté farouche de continuer à accompagner le parcours résidentiel de nos locataires, en développant une offre toujours plus complète, évolutive et adaptée aux besoins des différents publics. Le second défi est d’ordre environnemental, avec une nécessaire adaptation de nos méthodes de construction et de réhabilitation, pour une meilleure maîtrise de notre impact et une réduction de nos émissions.
Le troisième défi est celui du collectif et de la proximité, c’est-à-dire notre capacité à entraîner avec nous les territoires et nos partenaires pour faire émerger des solutions imaginées ensemble, au plus près du terrain. Améliorer le cadre de vie et renforcer le lien social est le quatrième axe que nous avons défini, conscients du besoin d’accompagner la société vers plus d’insertion, plus d’inclusion, plus de sécurité, moins de fractures. Enfin, le dernier défi est celui de l’économie. Parce que nous avons un rôle central à jouer aussi bien dans l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi que dans le rapprochement des travailleurs clefs de leur lieu de travail, ou dans le développement de grands projets au niveau francilien.
Ces 5 axes complémentaires puisent leur raison d’être dans la vision élargie que nous défendons d’un habitat qui structure la société, relie les gens, ouvre des portes et accompagne vers l’avenir. Dans le contexte incertain que nous connaissons actuellement, nous voulons porter ce message d’optimisme et le traduire au quotidien par des projets innovants, à l’image de ceux que nous allons déployer dès février à destination des jeunes actifs et des étudiants qui sont parmi les publics les plus touchés par la crise.
Évidemment, la réussite de notre démarche sera forcément collective. Je sais que je peux compter sur votre implication à nos côtés tout au long de cette année 2022 que je vous souhaite belle autant sur le plan personnel que professionnel, individuel que collectif. Meilleurs vœux à toutes et à tous.
Eric Dubertrand
Directeur interrégional CDC Habitat Île-de-France
Les violences envers les femmes concernent tout type de relations familiales et tous les milieux sociaux. Leurs formes sont multiples – violences verbales, psychologiques, économiques, physiques, sexuelles – leurs conséquences dramatiques. En 2022, 118 femmes ont ainsi été tuées en France par leur compagnon ou ex-conjoint, soit un féminicide tous les trois jours.
Pour soutenir ces femmes, leur apporter un accompagnement spécifique, CDC Habitat se mobilise sur le terrain pour mettre à disposition des solutions de logement et de prévention des risques.

Eclairage avec Coralie Dubois, chargée de mission accompagnement social et publics spécifiques chez CDC Habitat
Comment CDC Habitat se saisit de cette problématique ?
CD : Les situations préoccupantes sont aujourd’hui portées à notre connaissance par différents canaux. CDC Habitat peut être sollicité directement par le/la locataire, le voisinage, ou par le personnel de proximité : les gardiens, les chargés de clientèle ou encore les conseillères sociales font remonter une situation à risque chez nos locataires. Nous réfléchissons alors à une solution de relogement la plus rapide possible.
Comment se traduit concrètement l’accompagnement des femmes victimes de violences ?
CD : Les besoins sont multiples, il n’y a pas un profil type de femme victime de violences. CDC Habitat intervient donc par le biais de différents dispositifs. S’inscrire dans le réseau associatif local est essentiel pour proposer des solutions pérennes d’accompagnement. Le Groupe met à disposition d’associations des logements dans le diffus en intermédiation pour répondre à un besoin d’urgence de mise à l’abri et/ou pour permettre un accompagnement dans la durée auprès et avec la victime (favoriser l’insertion sociale, la reconstruction personnelle, l’appropriation d’un nouveau logement…).
Nous pouvons également développer des résidences spécifiques à la demande d’associations ou de collectivités, en créant des foyers ou des centres d’hébergement. Ces lieux collectifs permettent aux femmes de se reconstruire sans limitation de durée d’hébergement, de rompre l’isolement social et de retrouver un équilibre de vie le temps de leur accompagnement
Quels sont les leviers, les relais de CDC Habitat dans cet accompagnement ?
CD : Lorsque CDC Habitat est directement informé de la situation, plusieurs solutions de mise à l’abri sont envisagées. Cela se caractérise par la possibilité de trouver un nouveau logement pour la victime ou par la mobilisation des associations locales afin de proposer un hébergement d’urgence. Afin d’assurer un parcours de vie sécurisé auprès des femmes victimes de violences, CDC Habitat s’appuie sur l’expertise des associations locales et nationales qui les accompagnent socialement, juridiquement, psychologiquement et administrativement, telle que la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) avec laquelle nous avons signé un partenariat en 2021 (voir encadré ci-dessous),.
La formation des collaborateurs est également un levier pour identifier les situations à risque et pour orienter au mieux les victimes. Les associations locales qui accompagnent les femmes victimes de violences dispensent des temps de formation et permettent aux collaborateurs de s’outiller dans l’optique de pouvoir réagir face à des situations complexes. Notre convention avec la FNSF permet également de former les collaborateurs sur l’accompagnement de ce public.
Quel est votre engagement personnel sur le sujet et le lien avec votre métier ?
CD : Conseillère en économie sociale et familiale de formation, je suis sensibilisée à ces problématiques depuis plusieurs années. Chez CDC Habitat, ma mission vis-à-vis de ce public spécifique est d’orienter les collaborateurs auprès des associations, d’outiller et de faire connaitre les dispositifs existants permettant l’accompagnement des femmes victimes de violences. En effet, chaque collaborateur peut être confronté à une situation d’urgence ou de détresse, que ce soit le personnel de proximité, les chargés de clientèle ou encore le service technique.
Nous ne sommes pas des experts mais ne serait-ce qu’identifier une situation à risque et solliciter de l’aide auprès des bonnes personnes est déjà une première étape.
Partenariat avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : quel bilan en 2023 ?
- 25 logements du Groupe ont été attribués à des femmes victimes de violences conjugales via les associations du réseau FNSF
- La FNSF a formé en Île-de-France toutes les conseillères en économie sociale et familiale et l’ensemble des collaborateurs du contentieux . Les équipes de pré-contentieux seront formées en 2024.
Le sujet est à l’étude dans les autres directions interrégionales.
Le mois de janvier a toujours été une période propice pour se projeter avec optimisme vers l’avenir. Malgré la situation actuelle et l’incertitude qui plane sur les prochaines semaines, j’aimerais profiter de l’occasion pour vous souhaiter tout le meilleur pour 2022. Que la nouvelle année vous soit bénéfique aussi bien sur le plan personnel que professionnel, individuel que collectif. Que vos projets se concrétisent et qu’ils soient porteurs de toujours plus de solidarité, d’audace et de promesses pour les années à venir.
C’est en tout cas avec cet état d’esprit que chez CDC Habitat nous souhaitons aborder 2022. Il faut dire qu’en tant que bailleur, nos missions d’intérêt général nous obligent à continuer à avancer, quel que soit le contexte.Pour ce faire, nous allons nous employer dans les prochains mois à déployer de manière opérationnelle notre projet de territoire,ceplan ambitieux imaginé de manière collective et décliné sur 11 territoires distincts au niveau de la direction interrégionale sud-ouest.
A travers ce projet de territoire, c’est toute notre stratégie au niveau local qui a été affinée, précisée, priorisée pour les prochaines années – aussi bien en matière de gestion, de construction comme de réhabilitation. Renforcement de l’attractivité des territoires et de la mixité sociale ; accélération de la production de logements locatifs sociaux mais aussi intermédiaires et abordables contractualisés ; accompagnement des projets « Action cœur de ville » ; offre à destination des travailleurs-clefs ; maîtrise renforcée de notre impact environnemental ; optimisation de la performance énergétique de notre patrimoine : pour chaque besoin et chaque territoire, nous avons imaginé des plans d’actions sur mesure qui vont permettre de mieux répondre aux besoins des collectivités et de leurs habitants.
Sur le terrain, cette nouvelle approche globale va également se traduire par la fusion de nos réseaux d’agences CDC Habitat et CDC Habitat social, et donc la création d’un nouveau réseau d’agences mixtes, offrant une meilleure visibilité et un meilleur accès à l’ensemble des produits, des services et des compétences de notre Groupe. Ce rapprochement, souhaité de longue date, va également permettre de créer de nouvelles synergies entre nos différents métiers et de recentrer nos équipes sur leurs missions prioritaires.
Cette approche est d’autant plus importante qu’en ce début d’année, nous allons être mobilisés sur le terrain pour poursuivre le travail d’écoute et d’accompagnement que nous menons depuis le début de la crise sanitaire, notamment en faveur de nos locataires les plus fragiles et les plus précaires. Malgré les restrictions et les protocoles Covid, nous poursuivons inlassablement nos activités en proximité, comme vous pourrez le lire dans ce support : en faveur d’un habitat qui favorise l’insertion grâce à nos antennes « Axel, vos services pour l’emploi » ; en faveur d’un habitat toujours plus inclusif avec des partenaires spécialisés comme Domani ; en faveur d’un habitat qui crée durablement du lien social, grâce notamment à notre dispositif d’accueil des nouveaux locataires « Welcome ».
En 2022, continuons à avancer tous ensemble.
William Harroué
Quels étaient les objectifs de ce chantier d’insertion ?
SC : Les objectifs de ce projet étaient multiples. Nous voulions expérimenter un mode de gestion des déchets de chantier privilégiant le tri, leur réemploi et les circuits-courts. Cette action devait également s’inscrire dans la dynamique du territoire tant en terme d’emploi local que de structuration du partenariat avec les acteurs locaux sur un périmètre intercommunal.
Concrètement des jeunes en insertion ont été mobilisés et formés pour identifier les matériaux à déposer, ceux pouvant être valorisés ou non, et pour déclencher leur enlèvement. Ils ont participé à la valorisation de 15 tonnes de déchets de chantier.
Pour quels bénéfices ?
Après avoir galéré deux ans, j’ai enfin trouvé ma vocation. Et puis, gagner ses premiers salaires, ça fait du bien !
Marc, 21 ans
SC : Outre le fait d’avoir valorisé les matériaux issus de la déconstruction et d’avoir privilégié les circuits courts, les bénéfices sociaux sont importants. Au contact des acteurs sociaux locaux, nous sommes fiers d’avoir pu recruter 16 salariés selon une approche non genrée, d’une moyenne d’âge de 21 ans, issus des territoires prioritaires de la communauté de communes du Haut Val d’Oise.
Ces chantiers d’insertion doivent être des tremplins. Tous ces jeunes ont suivi une formation de sauveteur secouriste du travail et prévention des risques liés à l’activité physique, 3 d’entre eux ont passé leur certificat d’aptitude à la conduite en sécurité et 2 autres ont bénéficié d’une formation de plombier et d’électricien. En tout, ce sont 3 889 d’heures d’insertion, dont 427 heures de formation, qui ont été réalisées dans le cadre de ce chantier de curage.
Ce job me plaît tellement que je pense me réorienter vers une formation aux métiers du bâtiment.
Laurène, 24 ans
Quelles perspectives pour ce genre de projet ?
SC : Fort de notre activité de bailleur-concepteur, de nos expériences, de notre ancrage local et des relations partenariales tissées nous saisissons toutes les opportunités pour expérimenter localement différents supports d’insertion en mettant à disposition dans les territoires notre activité de gestionnaire au service de parcours d’insertion professionnelle qualitatifs.
Autrement appelé « clause d’insertion », nous ambitionnons de les amplifier pour participer à relever le double défi de la transition écologique et de la lutte contre le chômage dans les territoires. C’est une des expressions de notre mission d’intérêt général.
C’est avec un engagement sans faille et une mobilisation toujours aussi forte que les équipes franciliennes de CDC Habitat abordent la fin de l’année. Présents sans discontinuer aux côtés de nos locataires, des acteurs du secteur et des collectivités locales depuis le début de la pandémie, nous sommes plus que jamais tournés vers l’avenir.
Pour autant, la prudence reste de mise : les conséquences (sociales, psychologiques ou financières) de la crise sanitaire ne sont pas encore pleinement mesurables et CDC Habitat reste donc mobilisé en première ligne et continuera d’apporter tout le soutien nécessaire à celles et ceux que la crise a fragilisé.
Pour autant, il nous faut continuer à avancer et à innover pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain. A cet égard, la tenue fin septembre du Congrès de l’USH a été l’occasion de mesurer la volonté collective qui est celle de notre secteur de se mobiliser en faveur d’une relance massive de la production. Plusieurs annonces fortes vont nous permettre de poursuivre cet effort, parmi lesquelles la compensation de l’exonération de la TFPB sur le logement locatif social, et la fin de l’exonération de la TFPB sur le logement intermédiaire qui sera compensée par la mise en place d’un crédit d’impôt pour les opérateurs.
CDC Habitat a déjà pris les devants, en annonçant deux plans majeurs de relance à un an d’intervalle, l’un portant sur l’acquisition de 40 000 logements en VEFA, l’autre sur la production de 42 000 logements locatifs sociaux sur 2 ans. La réalisation de ces deux plans ne saurait évidemment se faire sans les collectivités locales : notre collaboration reste essentielle si l’on veut répondre de manière efficace et adaptée à l’urgence sur le front du logement.
Cette proximité, CDC Habitat en a fait depuis longtemps son cheval de bataille. Et dans les années qui viennent, nous voulons pousser cette collaboration encore plus loin. Depuis le mois de janvier, la Direction interrégionale Île-de-France de CDC Habitat travaille sur son projet de territoire avec un plan d’action détaillé, précisant la manière dont nous souhaitons répondre aux enjeux locaux dans les 3 prochaines années. Ces projets de territoires se sont nourris de nombreux échanges et retours du terrain, ils se sont enrichis au gré des mois, et nous sommes impatients de venir vous les présenter en début d’année prochaine. Ces rencontres seront un moment privilégié pour discuter, affiner les choses, et ainsi mieux répondre à vos attentes.
Cet échange sera d’autant plus important que tout s’accélère autour de nous. Qu’il s’agisse de répondre aux urgences sur le front social, sociétal ou environnemental, nous avons besoin, en tant que bailleur, de collectivités prêtes à soutenir l’émergence de projets audacieux et innovants. De la même manière que les territoires ont besoin de pouvoir s’appuyer sur des acteurs de terrain solides et performants : c’est notre ambition !
Aussi, CDC Habitat en Île-de-France affiche, malgré le contexte particulier que l’on connaît, pour cette fin d’année de bons chiffres d’activité – qu’il s’agisse de l’exploitation, de la construction ou des investissements. C’est la preuve qu’il est possible de continuer à avancer et à mobiliser les énergies tout en prenant le temps de protéger et d’accompagner les plus fragiles. C’est en proximité que ce juste équilibre peut être trouvé. Et c’est collectivement que nous pourrons relever tous les défis qui s’offrent à nous.
Éric Dubertrand, directeur interrégional de CDC Habitat Île-de-France