« Ce job me plaît tellement que je pense à me réorienter vers une formation aux métiers du bâtiment »

# Engagement

Dans le cadre de la déconstruction de la résidence Gaston Vermeire, à Persan (95), CDC Habitat a en partie confié le curage du site à une association d’insertion par l’activité économique. Une gestion raisonnée des déchets de chantier participant à préserver l’environnement, en valorisant les ressources, et à créer de l’emploi. A l’occasion de la publication du référentiel « Economie circulaire » de l’USH, retour sur cette expérimentation avec Samira Chacal, responsable de la coordination du DSU.

Quels étaient les objectifs de ce chantier d’insertion ?

SC : Les objectifs de ce projet étaient multiples. Nous voulions expérimenter un mode de gestion des déchets de chantier privilégiant le tri, leur réemploi et les circuits-courts. Cette action devait également s’inscrire dans la dynamique du territoire tant en terme d’emploi local que de structuration du partenariat avec les acteurs locaux sur un périmètre intercommunal.

Concrètement des jeunes en insertion ont été mobilisés et formés pour identifier les matériaux à déposer, ceux pouvant être valorisés ou non, et pour déclencher leur enlèvement. Ils ont participé à la valorisation de 15 tonnes de déchets de chantier.

Pour quels bénéfices ?

Après avoir galéré deux ans, j’ai enfin trouvé ma vocation. Et puis, gagner ses premiers salaires, ça fait du bien !

Marc, 21 ans

SC : Outre le fait d’avoir valorisé les matériaux issus de la déconstruction et d’avoir privilégié les circuits courts, les bénéfices sociaux sont importants. Au contact des acteurs sociaux locaux, nous sommes fiers d’avoir pu recruter 16 salariés selon une approche non genrée, d’une moyenne d’âge de 21 ans, issus des territoires prioritaires de la communauté de communes du Haut Val d’Oise.

Ces chantiers d’insertion doivent être des tremplins. Tous ces jeunes ont suivi une formation de sauveteur secouriste du travail et prévention des risques liés à l’activité physique, 3 d’entre eux ont passé leur certificat d’aptitude à la conduite en sécurité et 2 autres ont bénéficié d’une formation de plombier et d’électricien. En tout, ce sont 3 889 d’heures d’insertion, dont 427 heures de formation, qui ont été réalisées dans le cadre de ce chantier de curage.

Ce job me plaît tellement que je pense me réorienter vers une formation aux métiers du bâtiment.

Laurène, 24 ans

Quelles perspectives pour ce genre de projet ?

SC : Fort de notre activité de bailleur-concepteur, de nos expériences, de notre ancrage local et des relations partenariales tissées nous saisissons toutes les opportunités pour expérimenter localement différents supports d’insertion en mettant à disposition dans les territoires notre activité de gestionnaire au service de parcours d’insertion professionnelle qualitatifs.

Autrement appelé « clause d’insertion », nous ambitionnons de les amplifier pour participer à relever le double défi de la transition écologique et de la lutte contre le chômage dans les territoires. C’est une des expressions de notre mission d’intérêt général.