
La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP) repose sur le respect du cycle naturel de l’eau : plutôt que de la capter et de l’acheminer vers les réseaux d’assainissement, elle lui permet s’infiltrer au plus près de là où elle tombe et d’alimenter les nappes phréatiques, préservant ainsi la ressource eau tout en diminuant le risque d’inondation. Une logique vertueuse et économique que la SEMAC a contribué à formaliser dans un label de référence.
La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP) repose sur le respect du cycle naturel de l’eau : plutôt que de la capter et de l’acheminer vers les réseaux d’assainissement, elle lui permet s’infiltrer au plus près de là où elle tombe et d’alimenter les nappes phréatiques, préservant ainsi la ressource eau tout en diminuant le risque d’inondation. Une logique vertueuse et économique que la SEMAC a contribué à formaliser dans un label de référence.
Qu’est-ce que la GIEP ?
La gestion des eaux pluviales repose traditionnellement sur une approche dite du « tout tuyau »: l’eau de pluie est captée, enterrée, acheminée dans des canalisations et rejetée vers les réseaux d’assainissement publics ou des points de rejet naturels comme les cours d’eau. Cela présente plusieurs inconvénients :
- captée et canalisée, l’eau ne peut pas s’infiltrer dans le sol pour recharger les nappes phréatiques. Ces dernières s’appauvrissent aussi bien quantitativement que qualitativement ;
- en concentrant l’eau et en la faisant transiter d’ouvrage en ouvrage, on accentue les risques de ruissellement et de saturation en cas de fortes pluies ;
- les infrastructures nécessaires (canalisations, grilles, bassins, regards…) représentent des coûts d’investissement et d’exploitation importants ;
- le recours massif à des matériaux manufacturés alourdit le bilan carbone des chantiers.
La Gestion Intégrée des Eaux Pluviales, plutôt que d’évacuer l’eau, propose de respecter son cycle naturel et de la laisser s’infiltrer dans le sol, en s’appuyant sur les propriétés naturelles du terrain.
Concrètement, comment ça marche ?
Au lieu d’ajouter des équipements techniques coûteux aux projets de construction, de renouvellement ou d’aménagement urbain, on part de ce qui existe déjà. On affecte ainsi aux lieux et aux ouvrages une fonction hydraulique, en plus de leur fonction première :
- Les espaces verts en creux constituent de légères dépressions aménagées dans le relief existant. Quand il pleut, l’eau s’y accumule temporairement puis traverse les couches superficielles du sol, grâce à un puits d’infiltration, avant d’atteindre les couches profondes où elle alimente les nappes phréatiques.
- Les chaussées-réservoirs appliquent ce même principe aux voiries et parkings. Sous la surface goudronnée, on installe une couche de matériaux drainants, dont l’épaisseur est calculée pour supporter les charges de circulation. Posée à plat ou en suivant la pente de la voirie, elle est constituée de deux éléments : un géotextile (tissu technique choisi en fonction des caractéristiques du sol pour empêcher les particules de terre de migrer et de boucher le système) et des graviers à gros calibre dont les vides représentent au moins 30 % du volume. C’est là que l’eau se stocke avant de rejoindre le sol.
- Les noues végétalisées sont des espaces verts en léger creux. À la différence d’un fossé classique, qui peut être assimilé à une canalisation à ciel ouvert, elles sont conçues pour retenir et stocker l’eau, et permettre son infiltration.
Un label pour garantir la rigueur de la méthode

La GIEP n’est ni une norme ni une réglementation. Face à la multiplication de projets qui revendiquent la démarche sans forcément en respecter les fondamentaux, notre filiale réunionnaise, la SEMAC, a développé avec Qualitel et Michel Bénard, expert reconnu de cette solution technique, un label GIEP.
Disponible depuis 2023 pour la construction neuve, il fournit aux maîtres d’ouvrage et aux professionnels du bâtiment un référentiel technique rigoureux, couvrant les phases de conception, de réalisation et d’exploitation. Concrètement, le maître d’ouvrage inscrit l’objectif de labellisation dans son contrat de maîtrise d’œuvre, en choisissant parmi trois niveaux de performance (une, deux ou trois étoiles). Tout au long du projet, Qualitel mène des revues de projet pour vérifier que les standards de la GIEP sont bien respectés, avec l’appui d’un référent technique qui accompagne les équipes dans leur réflexion.
Tandis que le label se déploie en métropole, via l’Alliance HQE-GBC qui en a repris la coordination et a publié un cadre de définition national en mars 2025, deux nouveaux labels ont été lancés par le même groupement en mai 2025 : GIEP Aménagement et GIEP Renouvellement urbain.
Quels sont les bénéfices de la GIEP ?
La GIEP présente de nombreux avantages :
- en favorisant l’infiltration de l’eau dans les sols, elle contribue à préserver la ressource en eau. Les nappes phréatiques se rechargent naturellement, ce qui est particulièrement précieux dans des territoires comme La Réunion où les pénuries d’eau coexistent avec de fortes pluviométries ;
- en réduisant le ruissellement, elle limite les risques d’inondation. La résidence La Volière à Saint-Pierre en est un exemple concret. Conçue selon les exigences de la GIEP et livrée en mai 2024, elle a résisté au cyclone Garance, en février 2025, sans aucune inondation ni mise en péril ;
- les espaces verts qu’elle génère contribuent à lutter contre les îlots de chaleur, maintenir la biodiversité et améliorer confort des habitants ;
- en supprimant les matériaux manufacturés issus de l‘industrie, elle réduit drastiquement l’impact carbone des chantiers.

Des économies à la clé
Les retours d’expérience montrent également que la GIEP coûte moins cher que les solutions traditionnelles, à plusieurs titres :
- en réduisant, voire éliminant le recours aux canalisations, grilles, regards et autres équipements, elle permet de réaliser 25 à 30 % d’économies sur le coût des travaux de Voirie et Réseaux Divers. Depuis 2019, la SEMAC a ainsi économisé plus de 3,2 millions d’euros, sur 550 logements en maîtrise d’ouvrage interne ;
- par ailleurs, en supprimant les bassins de rétention, traditionnellement positionnés en point bas des opérations, on libère des surfaces constructibles pour accueillir des logements supplémentaires ou améliorer la qualité des espaces extérieurs ;
- enfin, en gérant l’eau à la surface plutôt que par des réseaux enterrés, on réalise des installations plus simples, plus durables, avec des coûts d’entretien moindres.

1/ Carole, vous êtes directrice du développement urbain et des résidences spécifiques chez CDC Habitat, filiale de la Caisse des Dépôts : en quoi consiste le rôle de votre direction ?
La Direction du développement urbain et des résidences spécifiques a pour rôle de développer des grands projets (aménagement de nouveaux quartiers, portage foncier et co-promotion) et des résidences pour publics spécifiques (jeunes, seniors et personnes en situation de handicap). Elle rassemble plus de 35 spécialistes qui conduisent des opérations en lien avec nos directions interrégionales et filiales en outre-mer. Dans ses domaines d’expertise, notre direction propose la stratégie d’intervention de CDC Habitat, pilote l’activité au niveau national, et apporte son soutien à l’ensemble du groupe. Elle suit également opérationnellement un certain nombre de projets, notamment en Ile de France.
En termes de résidences spécifiques, nos priorités pour 2025 et 2026 incluent à la fois le développement de nouvelles résidences, en fonction des besoins locaux, et la définition d’un programme ambitieux de réhabilitations afin d’atteindre les objectifs climat du groupe CDC Habitat.
2/ Quelles offres spécifiques le groupe CDC Habitat apporte-t-il en réponse aux besoins en logements étudiants ? Concrètement, comment se mobilise le groupe dans le cadre du programme AGiLE ?
CDC Habitat est un acteur historique du logement étudiant. Nous détenons 19 520 logements étudiants à fin 2024, dont 94% relevant du secteur social, opérés directement par CDC Habitat sous la marque Studefi ou par des gestionnaires externes que nous accompagnons dans leur stratégie immobilière (ex : CROUS, ARPEJ, opérateurs privés).
Avec environ 2 000 nouveaux logements étudiants par an, nous nous développons fortement, en achetant à des promoteurs immobiliers des résidences étudiantes en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) et en menant nos propres opérations de construction en maîtrise d’ouvrage interne. Nous profitons de véhicules d’investissement complémentaires : CDC Habitat Social sur le secteur social, CDC Habitat sur le secteur intermédiaire et les fonds gérés par Ampère Gestion, société de gestion détenue à 100% par CDC Habitat, qui sont abondés par des investisseurs institutionnels (secteurs libre et intermédiaire). Notre développement s’inscrit dans une perspective de long terme. Nous sommes ainsi très sélectifs en choisissant les meilleurs emplacements et en intégrant une analyse de l’évolutivité des résidences pour tenir compte de l’évolution démographique potentielle.
Nos résidences tiennent compte des besoins des étudiants tout en restant abordables. Voici par exemple les prestations offertes dans nos résidences étudiantes sociales Studefi :
- À proximité des grandes écoles et pôles universitaires ainsi que des commerces et transports
- D’une superficie moyenne de 18 m², entièrement meublés et équipés, avec l’accès WiFi dans la redevance
- Une offre de services qui comprend l’accès pour tous à une laverie, une salle commune, un local à vélo
- Des tarifs modérés incluant l’eau, le chauffage et internet
- Présence sur place d’un régisseur pour l’accueil des locataires et qui assure le bon fonctionnement des résidences
CDC Habitat accompagne les projets de résidences étudiantes dans la durée :
- Développement : montage des opérations, négociation du prix et des conditions d’acquisition, suivi du chantier de construction
- Gestion immobilière : travaux de réhabilitation, gestion technique et sécurité
- Gestion locative : vis-à-vis de nos partenaires gestionnaires externes, à qui nous louons en bloc les résidences, et vis-à-vis des étudiants dans le cadre des résidences Studefi, gérées en direct
3/ Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de partenariats ou de projets portés par le groupe CDC Habitat (réalisés ou en cours) s’inscrivant dans la thématique du logement étudiant ?
Notre fort développement s’appuie sur :
- des partenariats renforcés avec des gestionnaires externes comme les CROUS ou des opérateurs privés. Depuis le début de l’année 2025, nous avons ainsi par exemple acquis une résidence qui sera gérée par le CROUS à Bordeaux (186 logements) et réceptionné la livraison d’une résidence étudiante sur le village des Athlètes qui sera gérée par Twenty Campus (Groupe Sergic) à Saint Ouen (149 logements).
- l’extension de Studefi, notre marque interne, de l’Ile de France à l’ensemble des grandes métropoles, avec un objectif de passer de 25 résidences en 2025 à 34 résidences en 2028. En 2025, Studefi réceptionnera la livraison de 6 résidences pour près de 1 000 logements.
Par ailleurs, CDC Habitat accompagne l’innovation dans le secteur des résidences pour jeunes. Par exemple :
- Le coliving se développe progressivement comme une solution de logement alternative aux résidences gérées traditionnelles en offrant de nombreux services et de généreux espaces partagés aux résidents tout en préservant de véritables espaces privatifs pour chacun. CDC Habitat et les fonds gérés par Ampère Gestion ont ainsi investi au cours des dernières années dans plusieurs résidences de coliving avec les opérateurs Colonies, Compose, Sharies et Wellow House.
- A Roubaix, nous avons investi dans une résidence étudiante de 278 logements gérée par Sergic et un centre ESport (géré par EDS Europe) avec arena et centre de formation, qui a été livrée en 2025.
- Des opérations de transformation de bureaux en résidences étudiantes vont bientôt se concrétiser.



4/ AGiLE est le premier programme Action Groupe CDC. Dans ce cadre, comment travaillez-vous avec la Banque des Territoires, qui pilote le programme, et les autres filiales du groupe CDC ? Des exemples de partenariats ?
La structuration du programme au sein du Groupe Caisse des Dépôts est très fructueuse. Elle nous permet :
- d’échanger sur notre analyse de la situation actuelle du marché du logement étudiant, au niveau national, mais aussi au niveau territorial ;
- de donner de la visibilité à nos actions, au sein du groupe Caisse des Dépôts et à l’extérieur ;
- de nous donner des objectifs ambitieux grâce à la mise en mouvement de l’écosystème et de l’ensemble des partenaires du secteur étudiant.
Nous étudions des projets de collaboration et de co-investissement concrets, qui j’espère aboutiront dans les prochains mois, grâce à la complémentarité des différentes entités du groupe sur toute la chaine de valeur des projets immobiliers (aménagement, construction, investissement en fonds propres, financement par dette, gestion opérationnelle, partenariats avec opérateurs sur les segments libre et social, etc.).

Partie prenante de Soli Logis depuis son lancement, CDC Habitat s’engage de longue date pour l’accès à un logement indépendant pour les parents solos et les personnes en parcours de décohabitation.
Sandra Beer, Responsable Pôle études de marchés et Analyse spatiale, et Coralie Dubois, Chargée de mission accompagnement social et publics spécifiques, reviennent sur les raisons de l’engagement du groupe dans cette action collective et partage ses ambitions pour proposer des habitats qui s’adaptent à l’évolution des foyers *.
Pourquoi CDC Habitat a-t-il choisi de s’engager dans l’action collective Soli Logis ?
Notre engagement dans l’action collective Soli Logis s’inscrit dans la continuité des travaux menés depuis 2023 au sein du Groupe CDC Habitat, notamment autour des familles monoparentales.
Ce public représente une part significative de nos demandeurs de logement social et de nos locataires, avec des besoins spécifiques en matière de logement (contraintes financières, gestion du temps, charge mentale, accès aux services, etc.).
Nous avons engagé une réflexion approfondie sur ces enjeux, à travers des ateliers, une enquête auprès d’un panel locataires, des expérimentations, des actions de sensibilisation et d’information des collaborateurs (infographies + fiches thématiques sur les aides et organismes pouvant accompagner les familles monoparentales sur les territoires). Cette démarche intègre à la fois un volet patrimonial – pour adapter l’offre de logements – et un volet « services et accompagnement » pour mieux soutenir les parcours résidentiels.
Rejoindre Soli Logis nous est apparu comme une suite naturelle à cette dynamique.
Nous sommes convaincus de la pertinence d’une approche collective pour construire des réponses durables et innovantes, en nous appuyant sur l’expertise croisée de tous les acteurs engagés dans le programme. Cette collaboration nous permet d’enrichir nos propres pratiques et de renforcer notre capacité à proposer des solutions concrètes et adaptées aux besoins de ces ménages.
Comment percevez-vous les besoins spécifiques des familles monoparentales et des personnes en décohabitation aujourd’hui ?
À travers les différents ateliers que nous avons menés au sein de CDC Habitat, nous avons pu identifier plusieurs besoins des familles monoparentales.
Tout d’abord, elles ont besoin de trouver un logement rapidement après la séparation, tout en restant dans le même secteur pour faciliter l’organisation de la vie quotidienne (école, mode de garde, etc.). Ensuite, il leur faut un logement avec un loyer abordable, car un seul revenu rend souvent la gestion financière difficile.
S’ajoute également la question de la conception des logements : les besoins varient selon les modalités de garde. Une personne seule peut accueillir ses enfants une semaine sur deux ou pendant le week-end, ce qui nécessite des logements plus flexibles.
Enfin, un besoin fort de lien social se dégage : ces parents solos souhaitent pouvoir bénéficier d’un tissu social pour mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.
Quelles sont, selon vous, les limites actuelles de l’offre de logement pour ces publics ?
Aujourd’hui, l’accès au logement reste une réelle difficulté pour de nombreuses familles monoparentales. D’une part, les loyers dans le parc privé sont souvent trop élevés pour un foyer vivant avec un seul revenu, ce qui limite fortement leurs possibilités. D’autre part, les délais d’attribution dans le logement social sont particulièrement longs, notamment dans les zones tendues où la demande est très forte.
L’offre actuelle, comme les logements intermédiaires ou intergénérationnels, apporte des réponses, mais reste limitée. Il faut aller plus loin pour proposer des solutions réellement adaptées et accessibles.
En quoi soli logis permet-il de tester des approches nouvelles pour répondre à ces besoins ?
Ce programme offre une opportunité concrète de tester des approches innovantes directement sur le terrain, et ce, dès la phase de conception. C’est un aspect particulièrement intéressant, car il permet d’expérimenter aussi bien dans le cadre de constructions neuves que lors de projets de restructuration. La véritable force de ce programme réside dans la collaboration étroite avec l’ensemble des parties prenantes. Cela nous permet de challenger les différentes solutions envisagées, d’ajuster nos choix en fonction des retours et des contraintes exprimées, et ainsi d’aboutir à une approche à la fois adaptée aux besoins des familles monoparentales, tout en respectant les exigences et les objectifs du groupe.
Quel rôle spécifique joue CDC Habitat dans cette action collective ?
D’une part, il s’agit d’enrichir le programme en y apportant les réflexions menées depuis deux ans sur les besoins spécifiques des familles monoparentales, que nous avons pu approfondir à travers différents ateliers et échanges sur le terrain.
D’autre part, nous jouons un rôle actif dans l’expérimentation : CDC Habitat offre la possibilité de tester concrètement certaines approches sur le terrain. Cela permet non seulement de confronter les idées à la réalité, mais aussi d’obtenir des retours directs du terrain.
Enfin, cette logique d’expérimentation nous permet également de challenger les différents acteurs du logement – promoteurs, collectivités, aménageurs – en les invitant à repenser leurs pratiques et à adapter leurs offres aux réalités de ces ménages.
Quelles sont vos ambitions à moyen et long terme à travers cette initiative ?
Notre ambition avec ce programme est double : répondre de manière concrète aux besoins identifiés, tout en construisant une approche reproductible et adaptable à plus grande échelle.
Ce travail nous permet d’avancer sur plusieurs dimensions essentielles : la conception des logements, le modèle économique, mais aussi les modes d’accompagnement. Si le point de départ concerne les familles monoparentales, nous savons que leurs besoins – en matière de localisation, de lien social ou de coût – sont en réalité partagés par d’autres publics.
C’est pourquoi notre objectif n’est pas de développer des logements trop spécifiques, mais au contraire de concevoir des solutions capables de s’adapter à différents profils de ménages tout au long de leur parcours résidentiel.
Un mot de conclusion : pourquoi est-ce important aujourd’hui de penser différemment le logement ?
Parce que les structures familiales et les modes de vie évoluent, le logement doit suivre.
Et réinventer le logement, c’est oser expérimenter, tester. L’innovation sociale passe par le terrain, par l’écoute des usages, et par la capacité à transformer les contraintes en opportunités. C’est ce que nous faisons avec Soli Logis pour proposer des solutions au plus près des besoins de nos clients.
*Interview reprise du site soli-logis.com

Présent dans 13 quartiers prioritaires avec 2 550 logements sur les 4 régions administratives concernées, CDC Habitat Grand Ouest est signataire des contrats de ville 2024-2030 et agit en partenariat avec les collectivités et l’État pour améliorer la qualité de vie des habitants. L’été 2025 a été l’occasion d’organiser plusieurs animations conviviales, destinées à renforcer le lien social et à offrir aux familles, et en particulier aux enfants, des moments festifs et fédérateurs.
Fête de l’écocitoyenneté
À Rouen, dans le quartier Hauts de Rouen Grand Mare, c’est sur le thème de l’écocitoyenneté que s’est tenue le 21 juin, une grande fête invitant près de 300 familles. Piloté par CDC Habitat et l’APRE, et organisé en lien avec de nombreux acteurs du quartier, l’événement a permis d’inaugurer un jardin partagé avec l’association « On va semer » et de proposer divers ateliers sur les écogestes, animés par le « SMEDAR ». Les enfants ont également profité d’activités artistiques et ludiques, telles que la création de jeux au sol avec le graffeur JIPE ou les structures gonflables. La radio locale « HDR » a accompagné la journée jusqu’au soir, qui s’est conclu par un repas partagé organisé par l’association « Fraternités Bleues« .



Fête de l’été
À Nantes et Saint-Herblain, dans le quartier Bellevue, la « Fête de l’été », organisée le 7 juillet, a rassemblé les locataires autour de la place Mendès-France. Cet événement marquait la fin d’un vaste chantier de réhabilitation, mené par CDC Habitat pendant plus de six ans et concernant 260 logements. Il a permis de remercier les habitants pour leur patience et leur confiance tout au long des travaux. Jeux gonflables, stands ludiques et goûters ont animé cette journée placée sous le signe de la convivialité, en présence des locataires, de nombreux enfants, des équipes CDC Habitat ainsi que des représentants de l’État, des collectivités et de Nantes Métropole.



Ferme urbaine
Au Mans, dans le quartier Ronceray Glonnière Vauguyon, la ferme urbaine de la résidence Daumier a été le théâtre de nombreuses animations estivales.
Depuis plus de cinq ans, l’association Jardin du Vivant y propose des activités tout au long de l’année. Cet été, cinq rendez-vous ont rythmé la saison : ateliers de jardinage, ateliers culinaires, sensibilisation autour des abeilles et découverte des plantes adventices.



Repair café
À Joué-lès-Tours, dans le quartier de la Rabière, la Régie de quartier, avec le soutien de CDC Habitat, accompagne les locataires dans l’entretien de leur logement.
Des repair cafés sont régulièrement organisés pour leur permettre de réparer leurs appareils électroménagers. En complément, un service d’aide au bricolage à domicile est proposé pour les petits travaux du quotidien. Une initiative très appréciée par les habitants !


Terrain d’aventure
À Saint-Jean-de-Braye, dans le quartier Pont Bordeau, un terrain d’aventure a accueilli cet été les enfants pour la cinquième année consécutive.
Porté en partenariat avec l’ASCA (Association socioculturelle abraysienne) et les CEMÉA et avec le soutien de CDC Habitat, ce lieu unique invite les plus jeunes à construire cabanes et abris à partir de matériaux de récupération, laissant libre cours à leur imagination. Encadrées par des professionnels, ces activités deviennent de véritables espaces d’échange, de créativité et de découverte.
Animations sur la gestion des déchets
À Hérouville-Saint-Clair, dans le quartier Haute Folie, la sensibilisation à la gestion des déchets — et en particulier aux encombrants — se fait de manière ludique et participative.
En partenariat avec la Boutique Habitat et l’École de la Deuxième Chance, un stand installé sur le marché le 24 septembre dernier a permis d’échanger directement avec les habitants. L’objectif : mieux comprendre leurs pratiques et leurs besoins, tout en leur rappelant les services disponibles pour une gestion plus efficace des déchets. Une démarche qui contribue à améliorer la qualité de vie et la tranquillité résidentielle.



Ces rendez-vous estivaux témoignent de l’engagement de CDC Habitat à favoriser le vivre-ensemble et à contribuer activement à la dynamique de ces quartiers en soutenant la participation des habitants et le développement du lien social.

Défini pour 4 ans, le Plan de Concertation Locative (PCL) est l’occasion de renforcer la relation avec les instances de représentation des locataires.
Dans sa volonté d’améliorer en permanence les conditions d’habitat au sein de son patrimoine, CDC Habitat a toujours misé sur la qualité des relations avec les associations de locataires pour rester en contact avec les attentes du terrain. La concertation locative joue ainsi un rôle majeur dans le quotidien des équipes des 46 agences de proximité de CDC Habitat.

« Une bonne gestion locative passe forcément par des échanges réguliers et constructifs avec les locataires et leurs représentants », rappelle Hélène Coustillières, responsable de la Concertation Locative Groupe chez CDC Habitat. « Si la loi fixe un cadre minimal pour les échanges avec les instances représentatives, CDC Habitat met un point d’honneur à aller encore plus loin, avec plusieurs rendez-vous et moments-clefs formalisés dans notre plan de concertation locative ».
Des conseils qui structurent la relation
Renouvelé tous les 4 ans, celui-ci s’appuie notamment sur les CCLC, les Conseils de Concertation Locative Centraux. Instaurés par la loi SRU en 2000, ces conseils sont un lieu privilégié de dialogue et d’échange entre le bailleur et les associations de locataires où sont abordés tous les grands sujets – qu’il s’agisse de la gestion quotidienne du parc, les projets d’amélioration, l’évolution de la législation ou plus largement la stratégie de l’entreprise.
« Nous sommes tenus d’organiser deux conseils centraux chaque année pour notre patrimoine social, mais nous avons décidé d’étendre cette démarche à notre parc intermédiaire et abordable qui représente quand même un tiers du patrimoine géré, soit plus de 100 000 logements », reprend Hélène Coustillières. « A chaque fois, l’ordre du jour est co-construit avec les confédérations, afin de coller aux mieux à leurs attentes ».
En parallèle de ces CCLC organisés au siège social de CDC Habitat à Paris, chaque agence est tenue d’organiser un conseil de concertation par an avec les instances locales. Ces déclinaisons, les CCLL (Conseils de Concertation Locative Locaux), sont l’occasion de revenir sur les sujets nationaux mais surtout de rentrer dans le détail de la gestion de terrain, avec des présentations d’indicateurs, un planning des projets de travaux à venir ou des retours d’expérience sur les initiatives portées localement.
« Ce lien entre nos agences et les confédérations locales est extrêmement précieux, et c’est pourquoi nous avons décidé d’organiser deux CCLL par an et par agence au lieu d’un seul comme fixé par la loi », précise Hélène Coustillières. « Il y a toujours beaucoup de sujets à aborder pendant ces réunions, dont certains qui peuvent être sources de questions comme le traitement des charges locatives par exemple, nous avons donc estimé qu’il ne pouvait être que bénéfique de nous voir plus souvent ».
Des commissions thématiques pour rentrer dans le fond des dossiers
Si les conseils locaux comme nationaux permettent déjà d’aborder de nombreux sujets, CDC Habitat organise également chaque année des commissions afin de prendre le temps de rentrer dans le détail de certaines thématiques comme la politique d’attribution des logements, l’accompagnement du parcours résidentiel ou l’évolution des charges.
Parfois, ces commissions thématiques peuvent être l’occasion d’organiser des visites de patrimoine, comme ce fut le cas en janvier dernier où une dizaine d’acteurs nationaux ont été invités à découvrir le Village des athlètes en compagnie des équipes de l’agence de la Plaine Saint-Denis. « Cette visite a été l’occasion pour nous de présenter la manière dont nous abordons l’aménagement d’un tel site, l’approche environnementale, les techniques utilisées, ou encore la conception de nos logements sociaux et intermédiaires », détaille Hélène Coustillières.
Des échanges plus fluides
A mi-chemin, le PCL 2023-2026 de CDC Habitat semble en bonne voie de remplir ses objectifs. Les évolutions en matière de fréquence et d’organisation des rendez-vous ont trouvé un écho plutôt favorable auprès des instances nationales comme locales, et les agences de proximité continuent de s’approprier ces formats qui permettent de fluidifier les échanges.
« Notre approche de la concertation repose à la fois sur la transparence, le dialogue et sur une volonté d’écoute », conclut Hélène Coustillières. « Nous ne sommes pas dans une approche verticale mais bien horizontale, qui vise à désamorcer des situations complexes, notamment au niveau local. Dans un contexte global tendu, il est important de savoir avancer de manière constructive ».

Entre hausse du coût du foncier et entrée en vigueur du ZAN, de plus en plus de collectivités invitent les bailleurs à réfléchir sur la possibilité de mener des opérations de densification de leur patrimoine – notamment en surélévation.
Exemples dans le sud-ouest.
Comment continuer à renforcer l’offre de logements en ville sans empiéter sur les terrains existants ? C’est l’une des questions qui s’imposent aux collectivités avec la mise en place de l’objectif « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) à l’horizon 2050, qui vise à lutter contre la bétonisation et à préserver un maximum d’espaces naturels en France. Ajoutée à la hausse du coût du foncier dans de nombreuses métropoles, cette donnée pousse de plus en plus d’acteurs à se pencher sur la question de la densification.
« L’idée de ‘construire la ville sur la ville’ n’est pas nouvelle en soi mais il y a clairement une réflexion qui s’accélère du côté des collectivités, notamment celles où le marché est extrêmement tendu », confirme Laetitia Lateste, directrice du développement de CDC Habitat Sud-Ouest.
La surélévation, une option de plus en plus envisagée
C’est le cas notamment sur la Métropole de Bordeaux où un appel à projets a été lancé en vue de financer la réalisation d’études de préfaisabilité par les bailleurs afin d’identifier les possibilités de densification de leur patrimoine. CDC Habitat s’est prêté au jeu et s’est associé à UpFactor, spécialiste de la surélévation, pour mener un travail sur 10 des 24 résidences gérées par le Groupe sur ce territoire.
« L’étude nous a permis d’avoir un panorama des possibilités d’évolution, et d’identifier notamment un premier site sur Le Bouscat qui pourrait bénéficier d’une opération de surélévation », explique Raphaël Fourmond, directeur du patrimoine de CDC Habitat Sud-Ouest. « Ce type d’intervention impose le respect de nombreuses conditions techniques et réglementaires, notamment en matière de solidité des fondations, de reprise de charge et contraintes vis-à-vis des réglementations locales d’urbanisme ».
Les surélévations étant faites dans la plupart des cas en bois pour des raisons de poids, les questions de sécurité incendie doivent également être prises en considération, et des études géotechniques doivent être menées en amont pour connaître l’état du sol – une spécialité que maîtrise parfaitement UpFactor.


Une approche plus large de la densification
Ce ne sera pas la première fois que CDC Habitat réalisera des opérations de densification de son patrimoine dans le sud-ouest. De Toulouse à Lacanau, de Saint-Juéry à Talence en passant par la Benauge, plusieurs projets ont été menés ces dernières années pour renforcer l’offre locative – et pas uniquement grâce à la surélévation.
« La surélévation est évidemment la première solution qui vient à l’esprit, mais elle reste très contrainte techniquement parlant, et se limite le plus souvent à deux niveaux maximum », précise Gilles Labarthe, directeur de la Maîtrise d’ouvrage pour CDC Habitat Sud-Ouest. « Il existe d’autres possibilités comme un travail sur l’épaisseur du bâti existant pour rajouter des pièces aux appartements, ou la construction de bâtiments sur des terrains déjà bétonnés – par exemple sur des dalles de parking de certaines résidences ».
A chaque fois, ces opérations doivent être adaptées sur-mesure, en tenant compte du PLU, de l’équilibre financier de l’opération ou encore des réticences, souvent nombreuses, des riverains. « Pour concrétiser le ZAN, il faut un réel engagement des collectivités qui vont porter ces projets politiquement et faciliter leur acceptation par les habitants », conclut Laetitia Lateste. « Pour l’instant, la densification reste l’exception, mais sur des fonciers très chers et des territoires très demandés, c’est un outil qui mérite qu’on s’y attarde ».

Dans le cadre de l’axe « Environnemental » de son Projet de Territoires, CDC Habitat renforce ses actions en faveur de la protection de la biodiversité en Île-de-France, notamment en systématisant le recours à la gestion différenciée des espaces verts sur son patrimoine.
Avec près de 24% du territoire recouvert d’espaces verts, l’Île-de-France est loin d’être le désert de béton que l’on imagine parfois. Et si la situation est évidemment contrastée en fonction des villes et des zones, les possibilités d’agir pour préserver la biodiversité sont assez nombreuses, notamment pour les bailleurs comme CDC Habitat qui ont fait le choix d’avoir une politique proactive sur cette question.
« Nous avons environ 1000 résidences avec des espaces verts sur notre patrimoine francilien, pour un total de près de 300 hectares », explique Delphine Swysen, responsable pilotage urbain chez CDC Habitat. « Cela nous fait un bon levier pour soutenir la biodiversité en ville qui est plus riche qu’on ne le penserait ».
Des contrats d’entretien adaptés
Parmi les différents leviers à sa disposition, CDC Habitat Île-de-France a notamment choisi de profiter du renouvellement de ses contrats d’entretien des espaces verts pour mettre l’accent sur la gestion différenciée. « Cette technique vise à entretenir moins souvent mais mieux les espaces verts et en revenant à des techniques de jardinage plus traditionnelles, étant entendu que désormais les produits chimiques sont interdits par la loi », précise Alexandre Dias, référent biodiversité au sein de la Direction Technique & Maintenance de CDC Habitat Île-de-France.
Cette approche permet à la végétation de se développer dans la durée, afin d’offrir nourriture et habitat à la faune. Mais si la technique a largement fait ses preuves, elle demande néanmoins une certaine acculturation, que ce soit de la part des prestataires, des locataires ou de certaines collectivités. « La gestion différenciée nécessite de ne pas tailler la pelouse partout ni aussi fréquemment, de laisser ponctuellement la nature pousser de manière presque sauvage… », souligne Elodie Lachaud, cheffe de projet chez Grand Paris Habitat. « C’est assez loin des standards esthétiques habituels et cela peut donc surprendre au début, d’où la nécessité de faire de la pédagogie sur le terrain ».

Intégrer la biodiversité à tous les échelons
Parallèlement, CDC Habitat continue d’intégrer la question de la biodiversité à l’ensemble de son activité, en lui faisant notamment une place dans ses projets de résidentialisation ou de réhabilitation. Plusieurs « mini-projets » sont également portés localement par les agences pour améliorer le quotidien des autres résidences– en renaturant certains sols, en végétalisant les grillages, en installant des nichoirs ou encore en plantant de nouveaux arbres.
« Notre but est d’améliorer le cadre de vie des locataires, sans attendre uniquement les gros projets d’investissement pour agir », conclut Elodie Lachaud. « De petites actions bien pensées peuvent avoir un effet réel sur le vivant mais aussi sur le confort d’été ou l’infiltration des eaux pluviales ».
résidences de CDC Habitat en Île-de-France ont des espaces verts en gestion directe
hectares à gérer de manière différenciée, soit 1/3 du Bois de Vincennes

Le groupe CDC Habitat s’est engagé en faveur d’un ambitieux plan de préservation de la biodiversité au niveau national. En région, les initiatives concrètes se multiplient. Exemple dans le sud-ouest avec une initiative portée conjointement avec Toulouse Métropole.
Un accord pour agir collectivement
Et si on passait enfin des paroles aux actes en matière de protection de l’environnement ? C’est le défi relevé par Toulouse Métropole et CDC Habitat, qui ont signé un « contrat d’engagement » sur 5 ans. L’objectif : identifier des actions concrètes pour engager une vraie mutation environnementale – que ce soit en matière de construction, de réhabilitation, de développement ou encore de gestion technique.
« Cela fait un moment que CDC Habitat porte une réflexion globale sur ces questions au niveau de son patrimoine, notamment dans le sud-ouest où nous sommes en première ligne face aux changements climatiques », souligne Laurent Cazaban, directeur du patrimoine adjoint chez CDC Habitat Sud-Ouest. « Nous avons donc accueilli avec beaucoup d’enthousiasme ce contrat d’engagement qui est une occasion de concrétiser notre approche sur un territoire donné, et d’y imprimer notre marque de fabrique – avec notamment un volet dédié à la biodiversité, un sujet sur lequel nous avons été le seul bailleur à nous engager ».
Un diagnostic pour identifier les potentiels d’action
Soucieux d’œuvrer pour la régénération d’espaces de biodiversité en milieu urbain, CDC Habitat a donc lancé un diagnostic sur dix ensembles immobiliers lui appartenant à Toulouse, Tournefeuille et L’Union (6 en propre et 4 de sa filiale spécialisée dans l’hébergement et le logement accompagné, Adoma). A partir des données collectées, un certain nombre d’actions ont été identifiées afin d’améliorer l’existant – allant de la gestion des espèces exotiques envahissantes jusqu’à la désimperméabilisation de certains espaces enrobés en passant par l’installation de nichoirs ou le recours à une gestion écologique et différenciée des espaces verts.
« Les résultats de l’étude ont été présentés début septembre aux équipes de Toulouse Métropole avec qui nous avons pu acter les grandes lignes du plan d’action et le démarrage opérationnel des travaux », précise Séverine Durrieu, directrice de l’agence Toulouse Garonne. « Cette approche plaît car elle va aussi participer à créer des îlots de fraicheur dont la ville va avoir de plus en plus besoin dans les années qui viennent ».

Création d’un outil d’aide à la décision
Loin de s’arrêter à ces 10 sites, les équipes ont également poussé la réflexion jusqu’à créer un « arbre à décision » mettant en lumière les différents leviers d’actions possibles en matière de végétalisation des sites et de protection de la biodiversité. Cet outil d’aide à la décision permettra notamment aux équipes opérationnelles d’intégrer certaines démarches dans la conception des programmes neufs ou des futurs projets de réhabilitation du patrimoine.
CDC Biodiversité, un expert de la mutation des territoires
Pour mener à bien les diagnostics des différents ensembles immobiliers, l’agence de Toulouse et les équipes du siège ont pu compter sur l’appui de CDC Biodiversité qui, depuis 2008, accompagne les projets visant à concilier biodiversité et développement économique au service de l’intérêt général. La filiale du Groupe Caisse des Dépôts s’appuie notamment sur une triple expertise écologique, foncière et financière pour concevoir et mettre en œuvre des actions concrètes de restauration et préservation de la biodiversité. Elle accompagne des acteurs publics et privés, pour des actions volontaires, à travers l’intégration des enjeux écologiques dans les projets d’aménagement en milieu urbain (création d’habitats pour la faune, végétalisation, désimperméabilisation, renaturation d’espaces artificialisés) ou réglementaires, à travers l’application de la séquence ERC par exemple.
CDC Biodiversité vient d’ailleurs d’ouvrir des bureaux à Toulouse afin de se rapprocher des acteurs locaux qui se mobilisent pour relever les défis environnementaux actuels.

Avec plus de 1000 logements acquis sur les différents sites ayant servi à accueillir athlètes et journalistes durant l’été 2024, CDC Habitat est désormais engagé dans une course contre la montre pour remettre en état, transformer et commercialiser ce patrimoine très attendu.
Après l’effervescence sportive, place à la transformation urbaine. A Saint-Denis, Saint-Ouen, L’Île-Saint-Denis et Dugny, les sites ayant accueilli le Village des athlètes et celui des médias s’apprêtent à entamer leur seconde vie avec la transformation et l’adaptation de ces logements temporaires en logements pérennes.
« La particularité du patrimoine que nous avons acquis sur ces sites est d’être réversible et évolutif », confirme Astrid Douguet Le Coz, directrice Adjointe des Programmes VEFA chez Grand Paris Habitat, la structure en charge du développement chez CDC Habitat Île-de-France. « Dès la conception, les programmes ont été pensés à la fois pour l’événement et pour l’après, avec donc des aménagements spécifiques pour la compétition qu’il faut désormais réadapter pour une mise en vente ou en location plus classique ».
Une transformation anticipée
Le programme est d’autant plus conséquent que ce ne sont pas moins de 1139 logements que CDC Habitat a acquis sur les différents sites. Après avoir rempli avec succès leur premier rôle, il est donc désormais temps pour chaque appartement de prendre l’affectation qui lui a été prévue en amont – entre logement locatif étudiant, social, intermédiaire, abordable ou même local commercial.
« Pendant la compétition, les chambres ne disposaient pas de cuisine car les athlètes n’étant pas censés se faire à manger eux-mêmes », reprend Astrid Douguet Le Coz. « Cela permettait d’avoir des T3 avec 3 chambres qu’il s’agit désormais de transformer en T3 plus traditionnels, avec seulement 2 chambres mais aussi un espace cuisine ». La transformation devrait être d’autant plus rapide que les promoteurs avaient anticipé les travaux à venir, avec des arrivées d’eau déjà prêtes, certains carrelages déjà posés, et le plus souvent seulement des cloisons provisoires à déposer – en plus de reprendre les dégradations liées à l’occupation temporaire.



Une nouvelle vie de quartier à inventer
Reste que c’est une course contre la montre qui a démarré pour permettre aux bâtiments d’accueillir leurs nouveaux occupants au plus vite. A Saint-Ouen, la promesse faite par la ville de transformer le Village des athlètes en « quartier résilient et vert » suscite un réel intérêt de la part des habitants mais ceux-ci attendent aussi de voir de quelle manière ce nouveau morceau de ville va pouvoir s’intégrer aux dynamiques locales.
« Les travaux devraient durer entre mars 2025 et janvier 2026 selon les résidences, et nous préparons depuis janvier la mise en exploitation et la commercialisation des différents sites », conclut Astrid Douguet Le Coz. « On sent un intérêt pour ces programmes mais cela reste encore un peu timide, car ce sont des sites où il n’y avait rien auparavant et où tout est à créer. C’est un vrai défi pour l’ensemble des acteurs ».
Retour à la normale pour la résidence Studéfi de Saint-Ouen
Déjà en service avant la manifestation sportive, la résidence Studéfi va pouvoir de nouveau accueillir les étudiants de l’ISAE-Supméca qui avaient quitté le site pour laisser la place aux athlètes. La réversibilité du site, pensée dès la conception, a permis de faciliter le passage de relais avec Paris 2024 qui a géré le site du 1er mars au 30 novembre et avait notamment changé le mobilier et fermé les cuisines pendant toute la durée d’hébergement des athlètes.
En résumé:
Logements acquis par Grand Paris Habitat (dont
540 sur Saint-Ouen, 354 sur Saint-Denis, 90 sur L’Île-Saint-Denis, 155 sur Dugny)
logements sociaux (dont 120 logements étudiants).
logements locatifs intermédiaires
logements locatifs abordables
locaux commerciaux

CDC Habitat a organisé cet été un projet inédit entre Hexagone et outre-mer, afin de permettre à 20 jeunes de se rencontrer et d’échanger autour d’activités sportives et de découvertes du patrimoine.
Le lien entre la ville des Mureaux et la Guyane est ancien et profond. Berceau de la fusée Ariane, la commune des Yvelines entretient en effet des relations privilégiées avec le territoire ultramarin qui accueille le Centre spatial guyanais (CSG) d’où décolle le lanceur civil européen de satellites.
« Ce sont Anne-Sophie Grave, Présidente du Directoire de CDC Habitat, et François Garay, Maire des Mureaux, qui ont en premier évoqué la possibilité de faire le lien entre cette Histoire industrielle et notre patrimoine », explique Isabelle Cosyns, responsable du service de Développement Social et Urbain (DSU) chez CDC Habitat Île-de-France. De cette intuition de départ est née une des opérations les plus originales menées par le Groupe ces dernières années : un séjour de 17 jours qui a permis à 10 jeunes Muriautins et 9 jeunes Guyanais, tous locataires de CDC Habitat, de se rencontrer et de partager activités sportives, visites et moments sportifs.
17 jours d’échanges inoubliables
C’est donc en Guyane que s’est déroulé le 1er volet du voyage du 13 au 21 juillet. Sur place, les jeunes franciliens ont pu découvrir de superbes paysages, dormir dans la jungle, partir à l’aventure sur les Îles du Salut en catamaran et bien sûr aller visiter le CSG. A leurs côtés, les 10 jeunes guyanais leur ont permis de se familiariser rapidement avec les lieux. « Le groupe était encadré sur place par l’IFAS, une association sportive locale, missionnée par les équipes de la SIMKO et la SIMGUY, les filiales guyanaises de CDC Habitat », reprend Isabelle Cosyns.
Si Ariane 6 avait déjà décollé à l’arrivée des jeunes du fait d’une météo favorable, tous ont pu profiter de ce cadre exceptionnel pour faire connaissance et partages des moments exceptionnels avec leurs nouveaux amis, avant de reprendre l’avion direction Paris pour une 2ème semaine placée sous le signe de la compétition sportive qui a réuni le monde entier. Outre des excursions au Château de Versailles ou à la Tour Eiffel, les adolescents ont pu assister au passage de la Flamme aux Mureaux, ainsi qu’aux quarts de finale de skateboard sur le site de la Concorde.




Le fruit d’un travail partenarial formidable
« La ville des Mureaux avait mis à disposition son gymnase pour que tous les jeunes puissent y camper et des bus pour faciliter les déplacements », précise Isabelle Cosyns. Pas question en effet pour les locaux de l’étape de retourner chez eux : le Groupe est resté soudé jusqu’à la fin du séjour. Côté sport et encadrement, c’est l’association sportive UFOLEP78 qui a géré les animations, profitant à la fois des infrastructures de la commune et du département pour un programme alliant accrobranche, kayak, tchoukball et passe à 10.
Une mobilisation de tous les partenaires qui a largement contribué au succès de cette épopée hors norme qui s’est achevée le 30 juillet – non sans quelques larmes au moment de se quitter.
Pour découvrir en image cette aventure, rendez-vous sur la page Instagram @raidytogo__pariscayenne2024
François Garay, Maire des Mureaux
« Notre lien avec Kourou et la Guyane est étroit du fait de la présence sur notre commune d’Ariane Group. C’est une histoire que nous partageons avec les habitants et que nous essayons de faire vivre à travers différents projets, comme cette maquette de la fusée Ariane 5, haute de 12 mètres, qui trône sur un rond-point à l’entrée de la ville et qui a été réalisée par des apprentis et des lycéens de la commune et de la vallée de Seine.
Le projet que nous avons porté avec CDC Habitat avait pour but de permettre à des jeunes qui n’auraient jamais eu l’occasion de se croiser de vivre un échange interculturel assez incroyable, de l’Amazonie au château de Versailles, du site de lancement de Kourou aux rues de Paris et des Mureaux. C’est une expérimentation qui mériterait sans doute d’être généralisée, même à d’autres territoires plus proches, comme les Hauts de France ou le Grand Est. On dit souvent que soit on reste immobile, soit on voyage et on apprend. Je pense que les collectivités et les bailleurs ont un rôle à jouer pour aider les jeunes à sortir de leurs quartiers et à s’ouvrir à d’autres villes et d’autres gens ».

Annoncé en mai 2023, le plan de soutien de CDC Habitat a mobilisé les promoteurs dans le sud-ouest et permis à la direction interrégionale de retenir une centaine d’opérations pour un total de près de 4000 acquisitions en VEFA.
Des acquisitions qui viennent soutenir l’activité locale
L’investissement de 3 milliards d’euros annoncé au printemps 2023 par CDC Habitat pour soutenir la production de logement et le secteur de la construction, confrontés à plusieurs crises simultanées (inflation, hausse du coût des énergies et des matières premières…), a été particulièrement bien accueilli dans le sud-ouest. Plusieurs centaines de projets ont été soumis par les promoteurs aux équipes de la direction interrégionale qui ont étudié plus de 10 000 lots pour en retenir au final 3 835 (sur les 17 000 prévus au niveau national, soit 22%).
Comme l’explique Laetitia Lateste, directrice du développement pour CDC Habitat Sud-Ouest, « nous avons sélectionné des programmes en phase avec nos projets de territoires, avec des critères de sélection particulièrement exigeants en matière d’emplacement et de proximité avec les transports, mais aussi de performances énergétiques – avec a minimum un seuil 2022 voire 2025 de la RE2020 et une certification NF Habitat HQE qui nous donne le gage d’une bonne qualité et d’un bon confort pour les usagers ».
Une mixité assumée et renforcée
Autre exigence fixée par CDC Habitat dans le cadre de son plan de soutien, les projets retenus concernent en moyenne un tiers de logements sociaux (1 189 lots) et deux tiers de logements intermédiaires (2 646 lots). Si la demande reste très élevée sur le parc social, notamment sur les grandes métropoles, CDC Habitat souhaite renforcer la mixité de l’offre au niveau local, en apportant aux collectivités son expertise en matière de construction de logement locatif intermédiaire (LLI).
« Le LLI s’adresse notamment aux jeunes actifs, seuls, en couple ou avec des enfants, mais aussi à une part croissante de travailleurs clefs ou de fonctionnaires – agents des collectivités, du secteur hospitalier, de l’éducation nationale ou militaires », précise Laetitia Lateste, directrice du développement. « Cette offre a donc un rôle réel à jouer pour renforcer le lien emploi/logement et l’attractivité économique des territoires ».
Les signatures de projets ont été l’occasion pour les équipes de la direction interrégionale d’aller à la rencontre de nombreux élus, et d’accélérer le développement sur certains secteurs comme celui des Landes. Par ailleurs, ces acquisitions en VEFA viennent s’ajouter aux projets déjà initiés par CDC Habitat Sud-Ouest : au total, le Groupe livrera entre 8000 et 8750 logements en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine d’ici à 2027.
En résumé :
- 10 079 logements étudiés
- 3 835 logements retenus dont
- 1 189 logements sociaux
- 2 646 logements intermédiaires

Perrine Cantin-Michaud, directrice régionale adjointe en charge des partenariats et de la stratégie patrimoniale au sein de la direction interrégionale AURA, revient sur la manière dont le bailleur se saisit des questions climatiques au quotidien.
CDC Habitat a dévoilé l’an dernier son Plan stratégique climat : quels en sont les fondamentaux ?
Notre volonté est de nous mettre en phase avec la trajectoire nationale visant à limiter la hausse des températures sur la planète à 1,5°C d’ici à 2050. Pour cela, le Groupe s’est notamment fixé comme objectif d’atteindre 110 kWh d’énergie primaire et moins de 15 kg de CO2 par m2 et par an à l’horizon 2030 sur l’ensemble de son patrimoine. C’est un objectif ambitieux mais réaliste que nous déclinons localement en nous appuyant sur un ensemble de leviers opérationnels et sur des partenariats avec les collectivités.
Quels sont les leviers privilégiés en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Notre premier axe de travail est la question de l’adaptation du bâti à cette nouvelle réalité climatique. Pour le patrimoine existant, nous avons notamment fait le choix de traiter 100% de nos étiquettes F et G et 80% de nos étiquettes E avant 2030, en avance sur la stratégie nationale bas carbone. Au-delà de la question du DPE, nous menons des opérations de réhabilitation mais aussi de démolition/reconstruction d’ampleur sur notre patrimoine. Nous en avons 13 actuellement au niveau de la direction interrégionale, avec des objectifs d’amélioration de la performance énergétique pouvant aller jusqu’à 40% comme sur la résidence Arlequin à Grenoble.
Et pour la construction neuve ?
Là aussi nous privilégions une approche vertueuse et « bas carbone » qui passe à la fois par la conception des bâtiments, leur construction et leurs usages. Nous nous efforçons à la fois de réduire notre empreinte et d’améliorer le confort de nos locataires, notamment face aux vagues de chaleur qui se multiplient. Cela va de la végétalisation des façades et des toitures-terrasses au raccordement aux réseaux de chaleur urbain en passant par la solarisation des places de parking ou la mise en place d’ombrières. Nous généralisons aussi le réemploi de matériaux sur nos chantiers, comme à Clermont-Ferrand dans le cadre de la réhabilitation de la résidence des Trioux sur le quartier de la Gauthière.
Comment emmener tout le monde dans cette aventure ?
La sobriété énergétique est l’affaire de tous. Bien sûr en tant que bailleur nous menons des opérations de sensibilisation des locataires aux écogestes, au tri des déchets et à la réduction des consommations d’énergie. Mais nous appliquons la même exigence à nos équipes, avec des incitations aux mobilités douces, qui s’est traduit par l’obtention du label « employeur pro-vélo », par le recours à du mobilier upcyclé dans nos locaux… Nous avons aussi choisi d’intégrer à l’automne prochain la Convention des Entreprises du BTP pour le Climat qui fixe un cadre contraignant pour les entreprises et leurs dirigeants, et vise à accompagner la transformation systémique des acteurs économiques.
Avec les collectivités aussi, la mobilisation se précise…
Nous sommes évidemment aux côtés des territoires pour soutenir la mise en place de politiques ambitieuses. Nous avons par exemple signé avec la Métropole de Lyon une convention partenariale, nous respectons le référentiel Grand Lyon Habitat Durable dans nos opérations et souhaitons nous inscrire dans son plan Nature avec ses aides pour la végétalisation des espaces privés. Nous nous venons également de signer une convention avec Clermont Auvergne Métropole pour accompagner la feuille de route de production de logements à l’horizon 2025 et avons intégré l’Alliance pour la Transition de la Métropole.