Une démarche sûreté-sécurité renforcée sur plusieurs territoires franciliens

CDC Habitat va mener dans les prochains mois de nouvelles actions à Taverny (95) et à Sarcelles (95) afin de renforcer la tranquillité résidentielle de certains sites. Une démarche portée localement avec les communes et l’ensemble des acteurs régaliens.

Comment éliminer sur le long-terme les nuisances et les phénomènes d’insécurité résidentielle, et donc garantir la tranquillité des locataires, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville ?

Si la direction interrégionale Île-de-France mène tout au long de l’année de nombreuses actions sur son patrimoine, la persistance de certains phénomènes sur des sites où une démarche de sécurisation a déjà été engagée interroge forcément. Bien décidé à ne pas laisser ces situations s’installer, le Groupe a choisi de renforcer les dispositifs et d’intensifier son intervention sur plusieurs résidences répertoriées comme « très sensibles » dans sa cartographie interne des sites prioritaires.

Les deux sites sélectionnés pour cette expérimentation sont la résidence Les Pins de Taverny (95) et les 6 résidences des Sablons à Sarcelles. Dans les deux cas, des diagnostics complémentaires de sûreté et de prévention situationnelle ont été menés à partir de janvier 2023 par le cabinet Suretis afin de permettre au bailleur et à l’ensemble des parties prenantes locales (élus, police locale et nationale, préfecture, procureur…) de travailler main dans la main pour améliorer le quotidien des habitants.

« L’objectif de notre démarche est de partir de ce qui a déjà été fait, des résultats déjà obtenus et des problèmes qui persistent encore afin d’adapter notre approche. Nous avons choisi de faire ce travail sur deux communes du Val d’Oise, Sarcelles et Taverny, où nous avons de bons partenariats avec les élus et les acteurs locaux, avec une convention police/justice/bailleur particulièrement efficace.
Les diagnostics réalisés par le Cabinet Suretis portent à la fois sur les résidences en elles-mêmes et sur leur environnement proche : ils sont accompagnés d’un certain nombre de recommandations d’ordre technique ou organisationnel que nous allons déployer dans les prochains mois afin d’améliorer la situation. Côté technique, nous allons notamment fermer les gaines techniques qui servent de zone de stockage aux trafiquants, changer certains portillons, renforcer la vidéosurveillance, poser des grillages pour limiter l’accès au toit… Des agents de sécurité patrouilleront pendant toute la durée des travaux pour que les entreprises ne soient pas dérangées et pour éviter tout vol de matériel. En parallèle, nous avons échangé avec la police locale et nationale pour voir ce que nous pouvions faire pour faciliter leurs interventions sur site, comme changer les vitres teintées de certains halls d’entrée…
L’idée est de faire tous les changements en même temps pour créer un électrochoc et envoyer un signal fort aux fauteurs de trouble comme aux résidents. Nous voulons que ces derniers puissent retrouver la tranquillité et se réapproprient les parties communes. Et pour aller plus loin, notre service contentieux travaille sur Taverny sur des actions contentieuses dans le but d’engager des procédures contre les auteurs de troubles à la tranquillité résidentielle. Au total, nous allons mobiliser 600 000 euros sur ces deux opérations qui bénéficieront d’un suivi dans le temps long »
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Romane Jourdas, responsable sécurité CDC Habitat Île-de-France


« La Municipalité, que j’ai l’honneur de conduire, a fait de l’habitat digne et de la rénovation de son parc social une priorité absolue. Au-delà du volet bâti à proprement parler, nous avons choisi de nous saisir de la question de la sécurité résidentielle qui est, à nos yeux, un pilier essentiel du confort de vie que l’on se doit d’offrir aux habitants de Taverny, quel que soit le quartier de la ville où ils résident. L’un des principaux sites sur lesquels nous concentrons nos efforts est la résidence des Pins, qui malgré sa métamorphose continue depuis 2018, est le théâtre de nombreuses difficultés, que je ne tolère plus : squats, tapages, dégradations, regroupements, nuisances, violences diverses…
Le bailleur social CDC Habitat a déjà investi plus de 12 millions d’euros il y a quelques années pour réhabiliter la résidence (logements et espaces communs intérieurs et extérieurs), mais les bénéfices de ces travaux sont mis à mal par une poignée d’individus bien connus de nos services et des forces de l’ordre. Tous les systèmes de vidéo-protection installés ont été détruits, les parties communes sont régulièrement dégradées…
Nous avons essayé beaucoup de choses avec ces individus : le dialogue, la médiation, les avertissements – mais rien n’a fonctionné. Nous avons donc décidé de passer à la vitesse supérieure en travaillant de concert avec CDC Habitat sur l’expulsion des familles. Ce sont des procédures évidemment très encadrées, qui sont portées juridiquement par le bailleur, mais pour lesquelles nous mettons à disposition les informations en notre possession pour constituer des dossiers de contentieux solides. Le conseil local de sécurité, de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CLSPDR) créé en 2022 à Taverny, suit de près la démarche : c’est un travail partenarial où tous les acteurs parlent d’une même voix – la municipalité, le bailleur, la préfecture, la justice. Les locataires payent un loyer et aspirent à la tranquillité, à la sécurité et au droit de vivre dignement ».

Florence Portelli, maire de Taverny


« Les correspondants sûreté de la circonscription de police nationale d’Ermont-Taverny ont été conviés par CDC Habitat et la mairie de Taverny à faire le tour du quartier des Pins pour apporter, grâce à leur expertise, des conseils « sécurité/sûreté » sur les nouveaux aménagements qui pourraient être envisagés. Nous nous sommes penchés sur de nombreux sujets comme l’occupation abusive des parties communes d’immeubles : face à cette problématique, le bailleur pourra entreprendre des travaux de sécurisation des accès, ou organiser des opérations de communication à destination des habitants. La police nationale et la police municipale pourront augmenter leur présence, en organisant le cas échéant des opérations régulières de contrôle et de visites des parties communes. D’autres initiatives pourront également être mises en œuvre avec la mise en place d’agents de sécurité de façon ponctuelle ou encore l’installation de caméras de vidéoprotection.
Tout cela vise à renforcer le travail que nous menons déjà quotidiennement avec les bailleurs, qu’il s’agisse des échanges directs entre nos effectifs de voie publique et les gardiens des différentes résidences, de la remontée normée des « fiches incidents » auprès de notre référent « bailleur », ou encore de la participation aux réunions des groupes de partenariat opérationnel (GPO). Ces groupes ont pour objectif de traiter les problèmes exprimés par la population et/ou les bailleurs, de les partager et de les confronter avec ceux identifiés par nos services afin d’élaborer, dans une démarche collective et partenariale, des actions concrètes à mener collégialement pour les traiter.
De par leur rôle au cœur des quartiers, les bailleurs comme CDC Habitat occupent une position stratégique dans le dispositif de sécurité du quotidien. Ils observent et connaissent les problématiques de troubles de jouissance et de tranquillité publique. Et de fait, ils participent activement à la prévention de la délinquance, à l’amélioration de la tranquillité publique et à la lutte contre les incivilités »
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Yann Drouet, commissaire divisionnaire, chef de la circonscription d’Ermont,
direction départementale de la sécurité publique du Val d’Oise

Les maisons partagées : entre vie indépendante, logement accompagné et inclusion sociale

La Civelière, un lieu de vie pour des personnes devenues handicapées après un accident. Trois maisons partagées où chacun est autonome et où tous partagent une vie communautaire et active. François-Xavier Reneaume, membre bénévole du conseil d’administration et de la commission construction de l’association Simon de Cyrène[1], Pierrick Tigeot, architecte bénévole de l’association Thétis[2], Thierry Le Dauphin, directeur développement et maîtrise d’ouvrage CDC Habitat Grand Ouest, reviennent pour nous sur ce projet qu’ils ont bâti ensemble à Nantes…

Un jour de 2011, Pierrick Tigeot rencontre Laurent de Cherisey, directeur général de l’association Simon de Cyrène, venu présenter des maisons partagées. Celles-ci ont été créées pour rompre l’isolement des personnes touchées par le handicap, suite à un accident de la route ou un accident cérébral. Ces maisons ont comme objectif d’accompagner ces personnes dans un projet de vie où elles gagnent en autonomie.

Lors de leur échange, P. Tigeot se souvient soudain d’un bâtiment sans affectation, propriété de l’association Thétis qui pourrait être une belle opportunité pour développer un tel projet.

Mais un lieu ne suffit pas. Il faut aussi en écrire l’histoire… Alors un comité de pilotage se constitue pour imaginer un projet, un endroit où vivront, ensemble, des personnes valides (assistants de vie et volontaires en service civique) et des personnes en situation de handap.  

Neuf ans plus tard, la Civelière ouvre les portes de ses trois maisons qui ont la capacité d’accueillir vingt-quatre résidents et dix-huit accompagnants. Certains ont des difficultés d’expression, d’autres des difficultés motrices, des problèmes cognitifs, de mémoire… Autonomes et indépendants, ils partagent quotidiennement de nombreuses activités grâce à un GEM, un groupe d’entraide mutuelle[3].

« Le but premier de ce lieu de vie, c’est que chacun ne reste pas dans son logement. Le séjour et la cuisine sont des lieux de retrouvailles permanents, comme dans une maison. »  

François-Xavier Reneaume

Comment avez-vous initié et réalisé ce projet ?

François-Xavier Reneaume : Au départ, nous connaissions peu de choses sur les sujets du handicap. Nous nous sommes donc beaucoup appuyés sur l’expérience de l’association Simon de Cyrène. Cette expérience nous a démontré l’importance de constituer un groupe de réflexion avant même de démarrer le projet immobilier. Le principe de ce groupe est d’associer des personnes en situation de handicap mais aussi des personnes valides et autonomes, non concernées par le handicap dans leur environnement proche qu’il soit familial ou amical. L’enjeu de départ était donc de mieux se connaître et de passer du temps ensemble. L’aventure a commencé comme cela en partageant un après-midi convivial en louant un local pour l’occasion. Au début, nous n’étions pas très sûrs de la démarche. Mais très rapidement, ce groupe s’est agrandi pour devenir progressivement le GEM, le groupe d’Entraide Mutuelle, à l’origine du projet des Maisons Partagées de la Civelière.

Pierrick Tigeot : La Civelière est une ancienne pouponnière dont nous souhaitions conserver les bâtiments. Malheureusement, reconsidérer l’existant et le transformer coûte très cher, sans apporter de réponse satisfaisante. Nous les avons donc presque tous détruits, excepté un petit château classé au patrimoine historique, sur lequel nous avons greffé de nouveaux bâtiments dans l’objectif d’avoir un projet architectural cohérent et qualitatif.

FXD : Il était très important pour Simon de Cyrène de ne pas fonder un établissement médico-social classique avec des matériaux bas de gamme. Nous voulions du bois, des belles matières… La Civelière allait devenir le lieu de vie de personnes qui ont suffisamment souffert, et nous voulions leur donner le meilleur en termes de qualité de vie.

Sauf qu’il y avait un budget à respecter. C’est pourquoi nous avons recherché des mécènes, qui nous ont permis d’aménager les ouvertures en aluminium plutôt qu’en PVC, des rampes et des cuisines en bois. J’avoue que cela n’a pas simplifié le chantier pour CDC Habitat. Nous avons beaucoup travaillé ensemble pour respecter le budget fixé au départ, les contraintes techniques et la beauté du lieu.

FXD Il était important pour l’association Simon de Cyrène de proposer une architecture de qualité avec de belles prestations et des matériaux haut de gamme. Nous voulions du bois, des menuiseries alu… Nous ne voulions pas stigmatiser l’architecture à l’instar d’établissement médico sociaux que l’on peut connaître par ailleurs. Les personnes accueillies, qui ont suffisamment souffert, méritent le meilleur en terme de cadre de vie.  Cette exigence de qualité a un coût. C’est pourquoi nous avons recherché des mécènes pour nous apporter un soutien financier. Ce cahier des charges n’était pas simple mais a bien été intégré par CDC Habitat à qui nous avons confié le projet de construction. Nous avons beaucoup travaillé ensemble pour répondre à toutes les exigences tout en respectant les contraintes financières et techniques et la bonne intégration dans un cadre paysager arboré.

« La Civelière se trouve à proximité des transports en commun qui permettent aussi aux personnes en fauteuil de filer vers le centre ville, et elles y vont ! » 

Pierrick Tigeot 

Thierry Le Dauphin : En tant qu’opérateur en charge de la construction, nous avons eu à cœur de participer à ce projet et de le rendre possible malgré sa complexité et ses fortes attentes. CDC Habitat a l’habitude d’accompagner des associations pour mener à bien leur projet immobilier. Cela représente un investissement certain, financier certes mais avant tout humain. Nos équipes ont été très mobilisées et sont adaptées dans cette conduite de projet peu commune avec beaucoup de concertation. Cela a été un travail très enrichissant.

Nous avions effectivement toujours cette épée de Damoclès du bilan économique de l’opération, avec des choix techniques et des enveloppes financières à respecter. Mais nous avons réussi à nous adapter et à être créatifs pour intégrer un certain nombre de besoins et de souhaits de l’association, car notre objectif était commun : réussir ce projet d’habitat inclusif. 

FXR : Le bâtiment et les espaces intérieurs doivent respecter strictement les règles d’accessibilité handicapée. C’est une obligation. En parallèle, nous avions une certaine liberté sur la façon d’organiser les espaces et le mobilier en fonction des usages attendus et du niveau de handicap des personnes. Cette conception personnalisée a été enrichie par la présence dans le Groupe GEM d’une personne en situation d’handicap (appelée Compagnon). Cet homme a pu en effet partager son expérience de professionnel du bâtiment, profession qu’il exerçait avant son accident et la survenue de son handicap.

Par exemple, chaque maison possède une salle commune avec une cuisine et son plan de travail qui doit convenir aux personnes debout et en fauteuil. Nous avons donc réalisé des plans de travail différenciés. Certains peuvent ouvrir les portes, d’autres ne peuvent pas se servir de leurs mains : pour eux, les portes communes ont été automatisées. De la même manière, certains logements sont très adaptés et d’autres proposent des équipements moins lourds. 

TLD : Les espaces sont bien dimensionnés. La lumière naturelle rend les déplacements agréables. Chaque maison comprend plusieurs logements et se démarque par le traitement de ses propres espaces communs. Mais il est possible de circuler entre les maisons de manière très aisée par des circulations internes très bien pensées. Nous avons également été attentifs dès le départ à l’utilisation de certains systèmes domotisés qui peuvent être assez complexes. Il a fallu au départ accompagner les résidents pour leur utilisation. Certains ont eu besoin d’un peu de temps pour se les approprier.

PYT : En fait, c’était une aventure un peu folle ! C’était un peu compliqué au début, et puis chacun a fait appel à des amis et nous nous sommes rapidement retrouvés une trentaine, chacun avec ses compétences et sa bonne volonté. Il y a eu une forte dynamique et tout le monde était dans l’envie de réussir, les enjeux étaient trop importants. Le résultat est là, les lieux et les matériaux sont beaux, c’est précieux pour l’ambiance. D’ailleurs, ce groupe continue d’agir parce que c’est enrichissant et finalement très concret et utile.

« Développer un tel projet nécessite d’être plus créatif que pour un bâtiment classique
car les contraintes sont bien plus importantes. »

Thierry Le Dauphin

Quelle est la vie au quotidien pour les résidents ?

FXR : Les personnes en situation de handicap sont bien intégrées et ont des activités partagées avec l’ensemble des résidents. Elles ont des loisirs : sport, musique, arts/peinture. Certaines d’entre elles exercent une activité professionnelle. Elles vivaient auparavant au sein de centres médico sociaux où les possibilités de vivre en plus grande autonomie étaient restreintes en raison des services d’accompagnement et d’assistance très présents.

Cela ne se passe pas ainsi à la Civelière. Au sein des maisons partagées, tout est pensé pour que ces personnes fassent elles-mêmes sans difficulté majeure. La semaine dernière, je déjeunais avec eux et tout d’un coup, j’ai vu une assiette voler parce que celui qui mettait le couvert ne maîtrisait pas ses mains. Chacun fait comme il peut avec ses moyens. Et quand il ne peut vraiment pas, nous l’aidons. 

Chaque maison a son responsable de maison, une personne valide dont le rôle est très important. Ici, ce sont trois femmes, qui coordonnent ainsi la vie des maisons et les responsabilités de chacun des résidents. Elles ajustent les besoins de prise en charge, elles sont très sollicitées, et elles sont soutenues et aidées par les assistants et les services civiques. Certains vivent sur place, d’autres à l’extérieur. C’est d’ailleurs assez amusant car ce sont les habitants handicapés qui donnent l’impulsion et forment les assistants, puisque de nouveaux arrivent tous les six mois, notamment dans le cadre du service civique.

PYT : Au début du projet, des riverains ont menacé de faire un recours, ça s’est joué de peu. Ils nous demandaient de ne pas utiliser un passage, ils pensaient qu’il y aurait un trafic intense. C’est une ville paisible. Et puis la première chose que Jean-Luc Boulvert, le directeur, a instaurée, c’est de ne pas fermer les barrières pour que les gens du quartier puissent traverser le parc qui est assez joli. Certains se sont arrêtés prendre un café, maintenant ils viennent rendre régulièrement des services…

PYT : Lors de la conception du projet, des riverains ont menacé de faire un recours pour éviter que le projet ne sorte de terre. Ils craignaient en effet une augmentation du trafic et la condamnation du passage qu’ils utilisaient régulièrement. La première chose que Jean-Luc Boulvert, le directeur, a instaurée, c’est de ne pas fermer les barrières pour que les habitants du quartier puissent continuer à traverser le parc qui est assez joli. A cette occasion, certains se sont arrêtés prendre un café, maintenant ils viennent rendre régulièrement des services…

Comment est-il possible d’intégrer une maison partagée ?

PYT : Le projet est destiné aux personnes cérébrolésées, des personnes qui vivent avec un handicap survenu à la suite d’un accident de la route par exemple ou suite à une rupture vasculaire cérébrale. Ces personnes ne sont pas nées avec ce handicap et ont connu une vie « normale ». Soudainement, leur vie a pris un autre tournant. Les maisons partagées sont là pour les accueillir, les rendre autonomes et les rassurer, elles et leur famille.

FXR : Dans un premier temps, une commission spéciale examine les dossiers sur la base de multiples critères très pointus. Il y a ensuite une période d’essai d’une semaine qui, si elle est concluante, est prolongée d’une période d’adaptation de trois semaines. Enfin, si cela s’est bien passé, la personne intègre la maison. Il faut bien prendre conscience qu’il s’agit d’une vie communautaire, avec des femmes, des hommes, de 20 à 45 ans en moyenne et que chacun a son handicap et son caractère. Ce système fonctionne finalement très bien, puisque nul n’est encore parti !

Malheureusement, beaucoup de demandes ne sont pas satisfaites. Nous envisageons de construire une autre maison…

FXR : Il faut également préciser que l’état d’esprit de l’association et de ces lieux partagés, c’est la bienveillance. C’est assez remarquable. À nous d’en être les gardiens, de nous assurer que cette bienveillance continue…

PYT: Cela fait maintenant dix ans que je participe à ce projet. Et je vois des petits miracles au quotidien. Cela pourrait être explosif, monotone, désespérant. Évidemment, il faut souvent soutenir les habitants. Mais ils ont ce sentiment d’appartenance à une petite collectivité, il y a vraiment beaucoup d’énergie positive et de bienveillance.

La Civelière, c’est…

  • 24 logements pour des personnes en situation de handicap
  • 17 logements pour les personnes qui les accompagnent : assistants et responsables d’appartements
  • Répartis en trois maisons ou appartements de 13 ou 15 logements chacun
  • Chaque maisonnée possède une grande pièce commune avec salon, cuisine et coin repas

Ces pièces communes ouvrent sur une terrasse de plein pied et sur le parc.

Le loyer, la nourriture et le salaire du responsable de la maison sont à la charge des résidents. Ils peuvent les couvrir grâce à leurs allocations sociales et à la prestation de compensation du handicap (PCH) qu’ils sont tenus de mutualiser.


[1] L’association Simon de Cyrène crée et anime des maisons partagées entre personnes valides et personnes en situation de handicap suite à un accident grave. Dans ces lieux de vie communautaires, chacun dispose de son studio afin de pouvoir vivre chez soi sans être seul.  

[2] L’association Thétis accompagne et soutient financièrement les projets innovants qui permettront l’intégration des enfants et adolescents souffrant d’atteintes à leur intégrité physique ou mentale ou de handicap.

[3] Les groupes d’entraide mutuelles (GEM) sont des associations portées par et pour des usagers en santé mentale ; ils reposent sur le principe de pair-aidance. Souvent implantés au cœur de la ville, ils permettent de se retrouver, de s’entraider, d’organiser des activités visant au développement personnel, de passer des moments conviviaux, de créer des liens et de lutter contre l’isolement.

En 2013, Boris Tavernier créait l’association VRAC à Lyon. Son objectif : permettre aux habitants des quartiers prioritaires d’accéder eux aussi à des produits alimentaires de qualité. Une démarche qui nécessite le soutien des bailleurs sociaux. Ses explications en podcast.

Pourriez-vous nous présenter l’association Vrac ?

BT : Elle est née à Lyon en 2013 d’un constat très simple : quand on n’a pas d’argent, on s’oriente vers les produits de consommation les moins chers, au détriment de la qualité et de la santé. L’offre de bons produits bio, locaux est inexistante dans les quartiers populaires et leurs habitants pensent de prime abord que « ce n’est pas fait pour eux ». Vrac est née de cette envie de donner accès à ces produits aux habitants des Quartiers prioritaires de la Politique de la ville (QPV).

Concrètement, comment cela fonctionne ?

BT : Nous sommes implantés aujourd’hui dans 32 QPV. Dans chacune de ses villes, nous avons créé une association qui gère plusieurs groupements d’achat d’habitants et passe commande auprès de petits producteurs pour une centaine de produits secs vendus à prix coûtant pour ces habitants. Une fois par mois, une épicerie éphémère s’installe dans un centre social, par exemple. Ce rendez-vous est un moment privilégié où se tissent lien social et solidarité.

Vous avez noué en 2019 un partenariat avec CDC Habitat. Qu’attendez-vous de lui ?

BT : Dès le départ, Vrac a été rendu possible grâce au soutien financier des bailleurs sociaux. Mais leur appui est précieux aussi opérationnellement pour faire démarrer les projets, les relayer dans les quartiers, et développer des projets autour de l’épicerie éphémère. Nous déployons beaucoup d’initiatives, comme réunir des cuisinières du quartier avec des chefs étoilés, des projets de livres, etc. C’est tout ce champ d’action que nous souhaitons développer avec CDC Habitat.

Retrouvez l’interview en intégralité en podcast

https://soundcloud.com/user-914290678/association-vrac?in=user-914290678/sets/rapport-annuel-2019

Pour en savoir plus sur Vrac

Quatre bailleurs opérant sur le territoire de Plaine Commune, dont CDC Habitat, ont choisi de mener une expérimentation collective autour d’un pack « emploi/logement » à destination des jeunes. Isabelle Cosyns, responsable du service du Développement Social et Urbain de CDC Habitat, revient sur l’importance du lien emploi/logement.

Pourquoi est-il important d’aborder en même temps les questions d’emploi et de logement ?

On dit souvent que pour avoir un logement il faut un emploi, et que pour avoir un emploi il faut un logement. Derrière l’image un peu facile d’un cercle « vicieux », il y a une réalité indéniable : il est plus simple de trouver un logement quand on a un salaire régulier pour payer son loyer. C’est d’ailleurs pour cela que de nombreux bailleurs comme CDC Habitat mènent régulièrement des actions sur le terrain en faveur du retour vers l’emploi des locataires qui s’en sont éloignés, quel que soit leur âge. C’est une manière de traiter de façon durable la question de l’insertion de ces publics et de les remettre dans une dynamique positive.

En quoi ce lien emploi/logement est-il encore plus fort pour les jeunes ?

Quand on regarde le vécu des jeunes, la question du logement est encore plus prégnante. Parce qu’ils vivent le plus souvent chez leurs parents et que, sans emploi, il est difficile pour eux de se projeter vers une plus grande autonomie. Surtout, trouver un emploi n’est pas toujours suffisant pour quitter le domicile familial aujourd’hui, d’autant plus en Île-de-France où les loyers restent élevés et où l’on peut rapidement se trouver très loin de son lieu de travail. Sans oublier les tensions sur le marché du travail qui font que beaucoup de jeunes préfèrent ne pas partir immédiatement, parce qu’ils ne sont pas sûrs de garder leur job – et globalement parce qu’ils ont peur de l’avenir. On voit même des couples avec enfants en bas âge rester comme ça chez les parents de l’un ou de l’autre.

C’est pour cela que vous avez choisi de travailler autour de la décohabitation des jeunes ?

Oui. C’est pour nous à la fois une manière de lutter contre la suroccupation dans notre parc et de fluidifier les parcours résidentiels. Nous avons commencé à travailler en 2019 avec l’USH et Plaine Commune Habitat, puis du fait de la pandémie, l’expérimentation s’est prolongée et a désormais été élargie cette année à deux autres bailleurs – Sequens et ICF Habitat La Sablière. C’est un territoire où il y a beaucoup de familles et de jeunes qui vivent sous le seuil de pauvreté, dans des appartements suroccupés. Les projets ANRU et NPNRU s’y succèdent depuis plusieurs années et l’essentiel du parc est utilisé pour le relogement des locataires dont les immeubles vont être démolis – ce qui laisse peu de possibilités pour les jeunes de décohabiter.

Comment fonctionne cette expérimentation ?

Il va y avoir 4 sessions dans l’année, chacune animée par un bailleur différent, et réunissant environ une quinzaine de jeunes – environ 3 ou 4 identifiés par chaque bailleur par session. Nous nous concentrons sur les jeunes diplômés, avec un niveau allant de Bac+2 à Bac+5, qui ne trouvent pas d’emploi ou alors seulement des postes sous-qualifiés pour leur niveau d’étude. C’est extrêmement décourageant de ne trouver que des petits jobs ou pas de job du tout, alors qu’ils ont suivi des études qui ont parfois demandé de réels sacrifices financiers à leurs parents. Nous avons travaillé avec les conseillères en économie sociale et familiale et les chargés de gestion locative pour identifier des jeunes dans ces situations, afin de leur proposer un accompagnement plus poussé dans leur recherche d’emploi. Nous leur offrons une remise à niveau complète, avec ateliers collectifs et coaching individuel renforcé : l’idée est de leur donner les bons outils, de remotiver ceux qui en auraient besoin, mais aussi de faire le lien avec des entreprises partenaires dans le cadre par exemple de « job dating » ou avec d’autres dispositifs d’aide à l’emploi.

Et pour le volet logement ?

Une fois leur projet professionnel abouti, avec l’obtention d’un CDI si possible, ces jeunes vont automatiquement rentrer en processus de recherche de logement chez nous. L’idée est de continuer à les accompagner pendant plusieurs mois, jusqu’à la décohabitation mais aussi pendant leurs premiers pas en autonomie – afin d’éviter les ruptures de parcours. De la même manière, sur la soixantaine de jeunes qui vont être accompagnés sur cette première année, un quart est en Master et en recherche d’alternance : là aussi, l’idée est de les aider à se loger près de l’entreprise où ils vont effectuer leurs stages. Le fait que nous soyons présents dans toute la France nous permet d’ailleurs de leur proposer un éventail de solutions plus large et même de lever un frein psychologique : partir de chez soi et pourquoi pas quitter sa ville ou l’Île-de-France devient une option. C’est une manière d’ouvrir le champ des possibles.

Olivier Klein (au centre), ministre délégué chargé de la Ville et du Logement

CDC Habitat lutte activement contre la précarité énergétique et est fortement engagée dans une démarche d’entretien de son parc de logements. Ainsi, en 2020, 8 700 logements ont été réhabilités sur l’ensemble du territoire, améliorant ainsi le confort et le cadre de vie de nos locataires.

Un accompagnement sur-mesure pour chaque rénovation

Ces travaux d’envergure, où les phases d’interventions s’enchaînent pendant des mois, rendent le quotidien de nos locataires compliqué. Nous en sommes conscients et nous faisons au mieux pour limiter les nuisances et désagréments. Nous mettons un point d’honneur à informer et à accompagner nos locataires concernés par de lourds travaux de réhabilitation souvent réalisés en milieu occupé.

Nous intervenons systématiquement de manière concertée avec nos parties prenantes, locataires et collectivités notamment. Dès le début, nous intégrons les résidents au projet à travers une enquête préalable aux travaux, pour recueillir leurs attentes et leurs demandes concernant la rénovation de leur résidence et ajuster si nécessaire notre programme de travaux. Viennent ensuite les réunions publiques et d’information, menées conjointement avec nos partenaires, élus locaux et équipes travaux. Ce temps d’échanges, indispensable lors d’interventions d’envergure, marque le lancement des travaux, elles ont pour but de présenter la future équipe en charge des travaux, le programme de réhabilitation, le financement ainsi que le calendrier. Ces réunions sont généralement organisées au pied de la résidence, mais dû au contexte sanitaire, CDC Habitat s’est adapté  : ces réunions sont dorénavant menées en distanciel

Etre au plus proche de nos locataires

Un projet d’envergure qui nécessite une communication adaptée pour informer les locataires de l’avancement des travaux et des actualités de la résidence. Ainsi, chaque étape s’accompagne d’une communication active : information préalable au début des travaux, affichage dans les halls, informations régulières dans les boîtes-aux-lettres des locataires et dans l’espace personnel en ligne, cahier de suivi et même, blog dédié pour certaines opérations. Par ailleurs, les collaborateurs de la proximité sont présents chaque jour pour répondre à toutes les questions et toutes les demandes des locataires. Lorsque les travaux sont finalisés, CDC Habitat par le biais d’enquête de satisfaction, souhaite connaître le retour de ses locataires sur le déroulement du chantier, leurs impressions sur le rendu de la réhabilitation, etc. Des résultats qui permettent à CDC Habitat de s’améliorer constamment et ainsi satisfaire ses locataires.

Alors que la part des seniors dans la population, et dans le patrimoine des bailleurs, ne cesse d’augmenter d’année en année, CDC Habitat a mis en place une démarche complète allant de la veille et l’identification des situations de fragilité jusqu’à l’adaptation du bâti en passant par le développement de projets spécifiques comme les résidences séniors ou intergénérationnelles.

C’est un cap symbolique qui a été franchi en 2019 puisque désormais plus d’une personne sur cinq en France est âgée de 65 ou plus. Si le vieillissement de la population n’est pas en soi un sujet nouveau, l’accélération du phénomène démographique, couplé au traumatisme qu’a été la canicule de 2003, a poussé les bailleurs et les collectivités à prendre le sujet à bras le corps – de façon pas toujours ordonnée.

« La difficulté quand on parle d’accompagnement des personnes âgées est que derrière les statistiques officielles, il y a de multiples profils et des situations très différentes », explique Christelle Capaldi, directrice adjointe de l’agence CDC Habitat d’Isère. Entre les jeunes retraités hyperactifs, les couples qui vieillissent ensemble, les personnes isolées ou celles à mobilité réduite, les besoins ne sont pas les mêmes, que ce soit en termes de logement ou d’accompagnement.

« Pendant le premier confinement, nous avons suivi de près les 266 personnes âgées ou fragiles que nous logeons en Isère, notamment grâce à une campagne d’appels bienveillants », reprend Christelle Capaldi. « Nous avons réalisé que la plupart des personnes étaient indépendantes ou suivies par leurs familles. Mais nous avons aussi identifié des situations de détresse psychologique, des profils que nous avons suivis de près pendant le reconfinement ».

Des produits spécifiques plébiscités

Au-delà de ces actions en territoires, CDC Habitat mène une politique proactive à l’échelle du Groupe vis-à-vis de ses locataires les plus âgés. Le Groupe dispose notamment d’une expertise reconnue dans le développement des résidences seniors ou des résidences intergénérationnelles – des produits très demandés par des collectivités en quête de mixité sociale. « A Thiez, nous gérons également un ‘Papy Loft’, des petits pavillons individuels avec jardin privatifs plébiscités par les plus de 60 ans », souligne Evelyne Massard, directrice adjointe de l’agence CDC Habitat Ain 2 Savoie. « Ce sont des environnements où l’on peut vivre et vieillir en conservant un maximum d’autonomie, même en cas de dégradation de la santé ».

Plusieurs collectivités ont également fait appel à CDC Habitat pour des projets de maisons de retraite ou d’EHPAD. Mais le maintien à domicile restant l’option préférée de la majeure partie des Françaises et des Français, le Groupe mène régulièrement des campagnes d’adaptation de son patrimoine, en remplaçant notamment la baignoire par une douche plus facile à utiliser quand on vieillit. « L’une des particularités de l’accompagnement du vieillissement dans le logement, c’est l’évolutivité de la situation des locataires, notamment de leur santé », reprend Evelyne Massard. « D’ailleurs, le choix d’adapter un logement n’est pas systématique, surtout dans l’ancien où cela coûte très cher. Parfois il est préférable de les orienter vers un bien plus récent, même si la question du loyer peut alors se poser ».

Accompagner la perte d’autonomie

Plus que la perte d’autonomie des personnes âgées, la question sous-jacente pour les bailleurs est celle de l’accessibilité du patrimoine pour les personnes à mobilité réduite – quel que soit leur âge. « Nous avons des commissions qui se réunissent chaque trimestre pour étudier les travaux d’adaptation du bâti, mais seulement une partie concerne directement des seniors, les autres concernent des personnes en situation de handicap », confirme Christelle Capaldi. Pour Evelyne Massard, « une des autres problématiques quand on parle de vieillesse et de perte d’autonomie, c’est que souvent ce n’est pas considéré comme un handicap, et cela n’ouvre donc pas accès à des subventions ».

Pour autant, CDC Habitat continue d’accompagner la mobilisation grandissante des collectivités pour répondre à ces besoins, y compris dans les zones tendues comme la Haute-Savoie où le manque de foncier n’arrange pas la situation. Un défi de taille puisque l’INSEE estime qu’en 2035, 31% de la population aura plus de 60 ans – et même plus de 75 ans pour 13,6% d’entre elle.

Le confinement aura été révélateur de la rupture numérique d’une partie de la population hérouvillaise. CDC Habitat Grand Ouest et la Ville se sont pleinement mobilisés pour promouvoir une offre numérique à bas coût pour les locataires du parc social.

« La fracture numérique, ce n’est pas qu’un concept : c’est une réalité que les élus de terrain connaissent bien ». Pour Rodolphe Thomas, maire d’Hérouville Saint-Clair dans le Calvados, l’annonce surprise du premier confinement aura été l’occasion de mesurer à quel point tout le monde ne bénéficie pas d’un accès égal au numérique. Si la Ville a mis en place depuis plus de 15 ans une convention avec l’Éducation Nationale pour accompagner les enfants en situation de difficulté scolaire, la fermeture des classes et la mise en place de la continuité pédagogique ont rapidement tourné au casse-tête dans certains quartiers. « On s’est aperçus que 150 à 200 familles n’étaient pas du tout connectées à Internet », explique l’élu. « Ils ont des smartphones mais pas d’ordinateur pour télétravailler ou permettre à leurs enfants de suivre les cours à distance ».

Pendant deux semaines et avec le soutien du conseil départemental du Calvados, de la BNP, de la fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et de l’entreprise Le Gallet, la Ville a donc sonné la mobilisation et réussi à réunir et à distribuer 170 ordinateurs prêts-à-l’emploi et autant de clefs 4G. « Un ordinateur ne suffit pas, il faut évidemment aussi une connexion Internet », reprend Rodolphe Thomas. « C’est lors des distributions de matériel que nous nous sommes rendus compte que beaucoup de familles ne savaient pas qu’elles étaient éligibles à l’offre Numérisun ».

Un accès Internet à prix préférentiel pour les locataires du parc social

L’offre Numerisun est une offre « tripleplay » proposée par SFR et offrant un accès internet illimité, une ligne de téléphonique fixe et un bouquet TV numérique pour seulement 4,13 euros par mois. Comme l’explique Christelle Cau Perez, directrice d’agence CDC Habitat Social de Caen Littoral, « il s’agit d’une offre spécifique réservée aux locataires du parc social. Nous avons d’ailleurs renouvelé notre convention avec SFR en 2019 afin de continuer à proposer ce service à tarif préférentiel ».

Dès le premier confinement terminé, CDC Habitat et la ville d’Hérouville Saint-Clair se sont mis d’accord pour relancer une grande campagne de sensibilisation à destination des locataires du parc social, afin de leur rappeler l’existence de cette offre et leur proposer d’en bénéficier. « Nous avons communiqué de manière régulière pendant tout l’été auprès des occupants de notre patrimoine situé en quartier prioritaire de la ville, soit environ 900 personnes », souligne Christelle Cau Perez. Courriers, affichage dans les halls d’immeuble, rappels par les équipes de proximité, présentation systématique du dispositif aux nouveaux arrivants : une démarche efficace puisqu’à la rentrée scolaire de septembre, un grand nombre de familles y avait souscrit.

« La crise sanitaire a accentué la fracture numérique, et créer de véritables situations de stress chez les parents qui ne savaient pas comment accompagner leurs enfants », conclut Rodolphe Thomas. « Avec l’ensemble des acteurs de terrain, nous avons mis les moyens pour enrayer la situation et limiter le décrochage scolaire. C’est une belle victoire collective, qui a profité notamment à 315 enfants, mais qui appelle néanmoins à rester attentifs et à continuer à encourager l’acculturation numérique de l’ensemble des habitants ».

Ils protègent les locataires ou les acquéreurs, et obligent les bailleurs à assurer un suivi plus précis et en toute transparence de leur patrimoine. Les diagnostics se sont peu à peu imposés sur le marché de l’immobilier depuis 1996 et l’avènement de la loi Carrez. Tour d’horizon des obligations actuelles.

Les diagnostics occupent une place de plus en plus centrale pour les bailleurs sociaux, que ce soit au quotidien dans leurs relations avec leurs locataires puisqu’un certain nombre doivent être fournis au moment de l’état des lieux d’entrée, mais aussi avec les futurs acquéreurs des programmes en vente HLM. Comme l’explique Nathalie Niger, chargée de mission vente chez CDC Habitat, « le but des diagnostics est d’informer les acquéreurs ou les locataires sur l’état de leur logement, et de protéger l’ensemble des intervenants vis-à-vis d’éventuels vices cachés ».

Suite à l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto et dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement, les diagnostics sont également devenus des indicateurs importants et des leviers d’action pour la protection de l’environnement et la réduction des gaz à effets de serre. Une évolution assumée par les pouvoirs publics qui ont enrichi l’arsenal au fil des années.

« La gestion des diagnostics demande une bonne anticipation des délais, afin de ne pas bloquer un logement trop longtemps », précise Amélie Joffrion, responsable de secteur. « Nous avons mis en place plusieurs outils pour éviter ça, notamment des pré-visites de départ qui permettent de commander les diagnostics et de planifier les travaux éventuels à réaliser avant la relocation ». Dans le cadre de la vente, l’ensemble des diagnostics sont commandés par le monteur d’opération bien en amont de la mise en vente – les chargés de vente n’ayant alors que les actualisations ou non réalisations à gérer.

Amélie Joffrion, Responsable de secteur à l'agence Isère de CDC Habitat
Amélie Joffrion, Responsable de secteur à l’agence Isère de CDC Habitat

Petit tour d’horizon des différents diagnostics obligatoires ou facultatifs qui posent le cadre du quotidien et qui sont tous réalisés par des diagnostiqueurs certifiés avec lesquels CDC Habitat a passé un marché à bons de commandes.

ATTESTATION CARREZ

En quoi ça consiste ? Diagnostic permettant de connaître le métrage exact de la surface privative d’un bien immobilier, via la mesure de toutes les pièces ayant un plafond égal ou supérieur à 1,80 mètre. Les annexes de plus de 8 m2 ainsi que les combles non-aménagées doivent également être intégrées au calcul.

Quels logements sont concernés ? Tous les logements d’habitation ou locaux professionnels en copropriété.

Vente, location ou les deux ? Vente en copropriété.

A savoir : en cas de non-présence ou d’erreur de l’attestation Carrez au moment de la vente, le prix peut être revu à la baisse.

Durée de validité : illimitée.

DPE (DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGETIQUE)

En quoi ça consiste ? Mis en place dans le cadre du Plan Climat, le DPE impose depuis 2006 aux propriétaires-bailleurs de fournir un état des lieux complet de la performance énergétique des bâtiments. Celle-ci se traduit par une étiquette allant de G pour les logements très énergivores à A pour les logements économes. En plus de préciser la consommation énergétique et les émissions d’un logement, le DPE donne aussi des indications sur les travaux à réaliser afin d’améliorer la performance du bâti.

Quels logements sont concernés ? Tous les logements et immeubles sans exception. A noter que dans le cadre d’une location, le DPE de l’immeuble peut servir de base pour établir le DPE du logement.

Vente, location ou les deux ? Les deux. Le DPE est fourni avec le bail au locataire. Pour la vente, le diagnostic est mené en s’appuyant sur les performances énergétiques des trois dernières années, contre un an pour la location. Le DPE conditionne également l’obtention du PTZ (prêt à taux zéro) : celle-ci sera en effet automatique pour les étiquettes A à E. En revanche, en cas d’étiquette F ou G, l’acquéreur devra présenter un programme de rénovation pour attendre à minima le seuil E.

A savoir : Si le groupe CDC Habitat s’est engagé au niveau national à n’avoir plus aucun logement avec une étiquette énergétique F ou G à l’horizon 2025, déjà 60 % du patrimoine de la direction AURA affiche aujourd’hui une étiquette comprise entre A et C. En 2018, le DPE moyen de la Direction était de 124 kWhEP/m²/an.

Durée de validité : 10 ans.

DIAGNOSTIC PLOMB

En quoi ça consiste ? Obligatoire depuis 1998, ce diagnostic doit indiquer la présence et la concentration en plomb dans les revêtements d’un logement ou des parties communes d’un immeuble. Pour rappel, l’ingestion ou l’inhalation du plomb peut causer des intoxications mortelles.

Quels logements sont concernés ? Tous les logements construits avant le 1er janvier 1949.

Vente, location ou les deux ? Les deux. Le diagnostic est mis à disposition des locataires et ceux-ci sont prévenus en cas de présence de plomb dans le logement.

A savoir : Si le plomb présent est dégradé, les travaux obligatoires sont à la charge du bailleur. En cas de vente, c’est le nouveau propriétaire qui doit se charger des travaux, la vente étant réalisée « en l’état ».

Durée de validité : Illimité en l’absence de plomb. En présence de plomb, un an pour la vente, six ans pour la location.

DIAGNOSTIC AMIANTE

En quoi ça consiste ? Identification de la présence d’amiante dans le bâti. Trois listes (A, B et C) permettent d’identifier les différents matériaux pouvant contenir de l’amiante : selon les niveaux, le diagnostic se fera soit en visuel, soit via des prélèvements. Si l’amiante n’est pas dégradée, elle peut être recouverte. Sinon un désamiantage doit être réalisé par une entreprise assermentée – un chantier complexe qui peut nécessiter un relogement temporaire des occupants.

Quels logements sont concernés ? Tous les logements construits avant le 1er janvier 1997.

Vente, location ou les deux ? Les deux. Le diagnostic est mis à disposition des locataires et ceux-ci sont prévenus en cas de présence d’amiante dans le logement.

A savoir : Pour la location, seuls les matériaux de la liste A doivent être diagnostiqués. Pour la vente, les matériaux de la liste B doivent aussi être pris en compte.  De la même manière, si pour la location, seules les parties privatives doivent être diagnostiquées, pour la vente, un diagnostic avant-vente complet doit être réalisé.

Durée de validité : cinq ans.

DIAGNOSTIC GAZ ET ELECTRICITE

En quoi ça consiste ? Vérification exhaustive des installations de gaz et d’électricité de chaque logement.

Quels logements sont concernés ? Tous les immeubles avec une installation de plus de 15 ans.

Vente, location ou les deux ? Les deux. Le diagnostic est mis à disposition des locataires.

A savoir : En cas de danger imminent, les travaux doivent être réalisés par le bailleur avant relocation. En cas de vente, les travaux incombent au nouveau propriétaire (vente « en l’état »).

Durée de validité : trois ans pour la vente, six ans pour la location.

ERP – ETAT DES RISQUES ET POLLUTION

En quoi ça consiste ? Diagnostic des risques (naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon …) et pollutions réalisé à partir des informations transmises par le préfet du département.

Quels logements sont concernés ? Tous les logements.

Vente, location ou les deux ? Les deux. L’ERP est fourni avec le bail au locataire.

A savoir : En cas de non-fourniture de l’ERP, la vente est automatiquement annulée.

Durée de validité : six mois.

DIAGNOSTICS EXCLUSIFS A LA VENTE

En plus des différents diagnostics détaillés ci-dessus, les bailleurs doivent fournir un diagnostic « assainissement ». En cas d’installation individuelle non raccordée tout à l’égout, un certificat établit par le SPANC doit indiquer qu’il n’y a pas de pollution des sols ni des eaux, et/ou préciser les travaux à faire le cas échéant. En cas de risque sanitaire, le nouveau propriétaire sera dans l’obligation de faire les travaux et de redemander une certification une fois le chantier terminé. Un diagnostic de l’état parasitaire (termites, mérule…) de moins de six mois doit également être fourni sous peine d’annulation de la vente, dans les zones à risquer déterminées par arrêté préfectoral.

Pour garantir le meilleur accueil possible à ses nouveaux locataires, CDC Habitat a mis en place un dispositif baptisé « Welcome », déployé progressivement au niveau national. Entre rencontre informelle, échange d’information et rappel des bonnes pratiques, ces rendez-vous permettent de nouer un contact entre les équipes de terrain et les familles.

Parce que la première rencontre est un moment clé pour poser les bases d’une relation durable entre bailleur et locataires, CDC Habitat a lancé “Welcome”, un dispositif pour faire de l’accueil des nouveaux arrivants un moment privilégié. Celui-ci a été déployé pour la première fois en Auvergne-Rhône-Alpes au mois de février dernier, à l’occasion de la commercialisation des 13 logements sociaux de la nouvelle résidence Esprit Jardin de Meyzieu, à l’est de l’agglomération lyonnaise.

Comme l’explique Anne-Sophie Mouillé, directrice d’agence du Rhône de CDC Habitat, « pour ce premier rendez-vous, nous avons choisi d’inviter les futurs locataires juste après la visite du logement et la signature du bail afin qu’ils puissent directement poser les questions qu’ils pouvaient avoir. La Mairie nous avait prêté une salle pour l’occasion et Odette Garbrecht, l’adjointe en charge des questions du logement, était présente pour ce moment à la fois informatif et convivial ».

Une dizaine de participants, venus seuls, en couple ou en famille, ont pu écouter et échanger avec l’équipe de l’agence du Rhône. Au-delà des informations pratiques sur les logements neufs, les modalités de la garantie de parfait achèvement ou les services proposés par CDC Habitat (espace locataire, centre de contact client…), cette fin d’après-midi a surtout été l’occasion pour l’équipe de proximité de se présenter et de nouer un premier contact avec les locataires.

« Des sujets très concrets ont été abordés comme les règles du bien vivre ensemble, la mise en place du prélèvement automatique ou les demandes d’APL », reprend Anne-Sophie Mouillé. « A une époque où la communication se fait de plus en plus par voie dématérialisée, il est important de montrer que le numérique ne remplace pas l’humain, mais bien qu’il le complète. Cette réunion a permis de rappeler qu’en cas de besoin, des interlocuteurs sont là pour intervenir ».

Pour sa part, l’adjointe en charge du logement de la ville de Meyzieu a également souhaité la bienvenue aux nouveaux locataires et profité de l’occasion pour présenter les équipements municipaux ainsi que les modalités de déménagement proposées. Les retours ont été si positifs que l’idée a immédiatement germé de prolonger ce début de lien social naissant lors d’autres rendez-vous comme la Fête des Voisins – ce que le confinement n’a malheureusement pas permis. En tout cas, le format a plus que convaincu l’équipe de l’agence du Rhône qui travaille déjà sur une deuxième réunion « Welcome » à Décines-Charpieu (69) et sans doute ailleurs dans le courant de l’année 2020 – dès que les conditions sanitaires le permettront.

Encore peu répandues en France il y a quelques années, les punaises de lit sont désormais présentes sur tout le territoire et dans tous les types de bâtis – des cinémas aux hôtels de luxe en passant par les logements sociaux. CDC Habitat s’est emparé du sujet et accompagne ses locataires infestés par le parasite.

On pense qu’elle est arrivée en France depuis les États-Unis ou le Canada. Le plus souvent, elle se transmet par contact humain ou par récupération d’objets, notamment de meubles d’occasion. La punaise de lit n’avait pas beaucoup fait parler d’elle en France avant 2017, mais peu à peu, les langues se délient. « Le sujet est apparu chez nous à l’été 2017 lorsque nous nous sommes rendus compte qu’une allée entière d’un de nos immeubles était infestée », explique Laetitia Balthazard, responsable du secteur Lyon-Nord chez CDC Habitat.

Il faut dire que le sujet n’est souvent évoqué qu’à demi-mot, avec une certaine gêne. Pourtant, contrairement aux idées reçues, la punaise de lit n’est pas liée à un type de logement ni à un souci de propreté ou de précarité : on la trouve aussi bien dans les trains, les hôtels et les salles de cinéma que dans les centres d’hébergement et les logements. Elle se nourrit de sang et est donc présente partout où les humains passent du temps.

« Pour bien gérer la punaise de lit, il faut d’abord poser un diagnostic précis de l’état d’infestation, pour pouvoir intervenir le plus efficacement possible », reprend Laetitia Balthazard. « Cela demande une certaine expertise et une méthodologie précise, c’est pourquoi nous nous sommes rapprochés de l’entreprise Polymissions, spécialisée dans le traitement bio des punaises et l’accompagnement des personnes touchées ».

Un traitement et un accompagnement

Il faut dire que l’impact psychologique du traitement en cas de présence de punaises de lit n’est pas à négliger. Selon le niveau d’infestation, il faut désinfecter le logement, laver l’ensemble des vêtements, voire se débarrasser complètement d’une partie du mobilier. « La présence de ce parasite peut créer une vraie détresse psychologique chez les gens les plus sensibles », précise Laetitia Balthazard. « C’est une procédure lourde que des personnes non-autonomes vont avoir du mal à gérer, d’où l’intervention commune de Polymissions et d’une conseillère en économie sociale et familiale (CESF) ».

En contact régulier toute l’année avec les publics les plus fragiles logés au sein du patrimoine de CDC Habitat, les CESF jouent en effet un rôle central dans le dispositif (voir interview plus bas), tout comme les gardiens ou les responsables de secteur. Les personnels de proximité sont en effet les plus à même d’identifier les signes avant-coureurs de la présence du parasite, et donc d’aborder le sujet avec les locataires. Une grande partie des équipes de terrain de la direction régionale Auvergne-Rhône-Alpes a d’ailleurs été formée sur le sujet par Polymissions, afin de mieux connaître la punaise de lit et adopter les bons réflexes en cas de suspicion ou de présence avérée.

Une sensibilisation progressive

Une fois le diagnostic posé, l’intervention menée dans le logement permet de se débarrasser rapidement du parasite. Un suivi sur une période de trois mois est également assuré afin d’éviter tout retour de l’infestation. « Sur le premier foyer identifié, nous avons traité 15 logements en profondeur : nous avons lavé leur linge, débarrassé une grande partie des meubles, remplacé la literie… », reprend la responsable du secteur. Polymissions a également permis aux locataires de retrouver un mobilier en bon état, et garanti sans punaise.

En revanche, si CDC Habitat prend en charge une grande partie de l’opération, un reste à charge est systématiquement facturé au locataire, afin de les sensibiliser et de les responsabiliser. « Pour l’instant, il n’existe pas de préventif, que du curatif pour les punaises de lit », conclut Laetitia Balathzard. « L’important, c’est que les locataires soient sensibilisés, sans créer d’effet de panique. Petit à petit, on voit que l’information circule et que les gens ont le réflexe de nous contacter à la moindre suspicion ».

La punaise de lit ajoute de la fragilité à des situations parfois déjà compliquées

Florence Ferrere, CESF à l’agence du Rhône de CDC Habitat Social

Quel est votre rôle en tant que conseillère en économie sociale et familiale ?

J’interviens à la demande des responsables de secteur de l’agglomération lyonnaise auprès des personnes identifiées comme fragiles. Je suis présente à chaque moment-clef, qu’il s’agisse de l’entrée dans les lieux, des premières démarches administratives… Pour beaucoup, il s’agit de leurs premiers pas en tant que locataires car ils décohabitent des parents, étaient hébergés par un tiers ou une organisation, ou étaient tout simplement sans domicile fixe : ils ont besoin, après le diagnostic posé, d’un soutien à un instant T afin d’entrer sereinement dans leur appartement, se l’approprier et trouver leurs marques. Au début, cela passe surtout par des rencontres régulières, au bureau ou à leur domicile, jusqu’à deux fois par mois si le ménage en ressent le besoin.

Quand avez-vous été confrontée la première fois aux punaises de lit ?

C’est en 2017 que l’on a commencé à en entendre vraiment parler, et depuis, le phénomène explose. C’est un vrai fléau car pour le traiter, il faut arriver à le diagnostiquer tôt. Nos locataires n’ont pas forcément connaissance du sujet et mettent du temps à nous en parler : derrière cela peut se cacher un sentiment de honte mais aussi la peur d’être stigmatisés par leurs voisins. Nous rencontrons aussi des personnes avec des fragilités diverses, par exemple des fragilités touchant la santé mentale. Il s’agit ici d’assurer une prise en charge spécifique et un peu plus soutenue pour nous assurer que le protocole et la désinfestation se passent dans les meilleures conditions.

A quel moment intervenez-vous ?

Dès que la présence de punaises de lit est avérée, le chargé de secteur et l’entreprise se mettent en relation avec moi. Nous échangeons sur les situations les plus fragiles et proposons une rencontre afin d’établir un processus d’accompagnement afin de gérer au mieux la phase de désinsectisation. Notre rôle est d’expliquer la situation et comment va se dérouler l’intervention, son coût, la prise en charge par des aides financières et la mise en place d’un échéancier si cela est nécessaire. Selon le niveau d’infestation, la préparation et les interventions sont plus ou moins lourdes : nous avons donc besoin que la personne soit rassurée, qu’elle adhère à ce qui lui est proposé afin de se sentir responsable, concernée et mobilisée.

Comment gérez-vous l’après ?

Après intervention, je reste en contact avec les locataires, pour savoir comment ils l’ont vécu et apporter un soutien psychologique car pour la plupart, avoir ces petites bêtes chez soi reste pour le moins très traumatisant. Je sollicite les partenaires afin d’obtenir des moyens de remplacer le mobilier détruit, je reste disponible et c’est ce qui les rassure en général. La formation assurée par Polymissions nous a d’ailleurs permis de mieux connaître le parasite, le protocole pour s’en débarrasser… Cela permet d’expliquer les choses simplement aux personnes que nous suivons.

À l’occasion des vœux de CDC Habitat Grand Ouest qui ont eu lieu mardi 28 janvier à Châteaugiron, le personnel de proximité a été mis à l’honneur. 120 collaborateurs ont ainsi reçu le diplôme d’ange-gardien des mains d’Atanase Périfan, président de la Fédération Européenne des Solidarités de Proximité et créateur de la Fête des Voisins – Voisins Solidaires. Retour sur cet événement marquant.

Dans le cadre de cette journée conviviale qui a rassemblé plus de 300 collaborateurs, Atanase Périfan est intervenu avec beaucoup d’enthousiasme pour souligner l’importance du « bien vivre ensemble » et de la création de lien social dans nos résidences.

Selon lui, le personnel de proximité joue un rôle majeur dans cet enjeu social.

Dans une société où leur nombre diminue de manière préoccupante, les gardiens sont les derniers à mettre de l’humain dans les immeubles. Ils en sont véritablement l’âme et un rempart efficace contre l’isolement et la solitude. Ils veillent avec bienveillance sur les habitants, en particulier les plus âgés. Être Gardien, c’est plus qu’un métier, c’est une véritable vocation.

Atanase Périfan,
Président de la Fédération Européenne des Solidarités de Proximité et créateur de la Fête des Voisins – Voisins Solidaires.

Gardien, un métier un polyvalent au coeur de notre qualité de service

CDC Habitat mène une politique volontariste de gardiennage depuis de nombreuses années. La présence de gardiens n’est pas récente mais s’est renforcée avec la mise en place d’un plan de gardiennage depuis 2011 au sein des résidences sociales.

Aujourd’hui dans le Grand Ouest, CDC Habitat emploie plus de 120 gardiens et employés d’immeuble qui gèrent chacun des ensembles d’environ 100 logements.

La présence d’un gardien permet d’offrir une meilleure qualité de service aux locataires. Le gardien veille en effet à la propreté et au bon état des parties communes. Il assure également la surveillance générale du site et prend en charge tous les travaux d’entretien et de petites réparations. Il remplit également des missions de service auprès des locataires. Sa présence au quotidien assure une plus grande réactivité dans les réparations et le traitement des demandes provenant des locataires.

Des vecteurs de lien social dans les résidences

À l’heure où les liens humains et de solidarité tendent à se réduire entre voisins, le gardien est là pour démontrer toute leur importance et les activer autant que possible.

Il va s’inquiéter si une personne âgée n’a pas ouvert ses volets, discuter avec un enfant si ce dernier stationne mal son vélo, …

Certains gardiens vont même au-delà en proposant des actions d’animation comme la fête des voisins, des repas partagés, des démarches de jardinage dans les espaces communs. Ils créent ainsi des micro-événements qui permettent aux voisins de se rencontrer, de s’apprécier et ainsi faciliter les petits services entre eux dès lors qu’ils sont dans le besoin.

Un engagement récompensé par le diplôme d’Ange Gardien

Pour récompenser ces hommes et ces femmes qui s’impliquent et veillent sur les locataires de CDC Habitat Grand Ouest, un diplôme d’« Ange gardien » leur a été décerné.

L’objectif de cette cérémonie, une première à l’échelle nationale pour un bailleur, était simple : valoriser ce métier parfois décrié.

Ce diplôme a ainsi été décerné à l’ensemble du personnel de proximité (gardiens et employés d’immeuble), sans concours ni épreuves.

Atanase Perifan souhaite étendre cette initiative à d’autres bailleurs en France afin de créer un réseau de « gardiens solidaires » et ainsi contribuer à changer les regards sur ce métier.

Félicitations aux 120 collaborateurs de proximité de CDC Habitat Grand Ouest pour l’obtention de ce diplôme largement mérité !

120 gardiens et employés d'immeubles reçoivent le diplôme d'ange gardien
120 gardiens et employés d’immeubles reçoivent le diplôme d’ange gardien