L’habitat partagé et accompagné, une alternative conviviale pour nos aînés

CDC Habitat a conclu avec Domani, entreprise du secteur de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire), un partenariat portant sur l’acquisition de 101 logements en habitat partagé répartis sur six communes différentes. Le Groupe souhaite développer plus largement l’habitat partagé et accompagné (ou habitat inclusif) au niveau national, afin de proposer de réelles alternatives en matière de logement pour les personnes en situation de vieillissement.

Mimizan. Pessac. Villenave d’Ornon. Albi. Blagnac. Cahors. Six communes, six sites et autant de promesses de voir l’habitat partagé prendre pleinement son envol dans le Sud-Ouest. Le partenariat signé avec Domani réaffirme la volonté de CDC Habitat de faire de la mixité un des leviers de l’habitat de demain. Domani, pionnier de l’habitat partagé et basée à Bordeaux, fait déjà figure de référence dans le Sud-Ouest. Comme le souligne Laetitia Lateste, directrice du développement de CDC Habitat Sud-Ouest, « notre approche a toujours été de travailler sur la dimension humaine de l’habitat, notamment autour du ‘mieux vivre’ et du ‘mieux vieillir’. Notre réflexion porte à la fois sur le maintien à domicile des seniors lorsque leur santé le permet, et sur le développement de solutions alternatives, différentes de ce qui peut être proposé d’ordinaire pour des personnes en perte d’autonomie ».

Les habitats inclusifs Domani se positionnent comme alternative au choix binaire entre le domicile et l’EHPAD.

Composés en lieux de vie de seulement 8 à 10 personnes, ils permettent aux seniors en perte d’autonomie de maintenir un lien social tout en bénéficiant d’un cadre adapté à son âge et/ou sa condition physique. Chaque habitant dispose d’un espace privatif (chambre avec lit, salle de bain individuelle, espace détente), mais aussi des espaces partagés avec les autres habitants : cuisine, salle à manger, salon… Les frais de service à la personne sont mutualisés, permettant d’atteindre un reste à charge environ 20 % inférieur à celui d’un EHPAD local. Généralement, les habitats inclusifs Domani, sont intégrés dans des projets immobiliers plus larges, accueillant aussi d’autres types de publics. La volonté des fondateurs : offrir un habitat chaleureux et novateur en milieu urbain, se démarquant ainsi des offres traditionnelles.

« Une équipe d’intervenant.e.s est présente de 8h00 à 20h00 afin d’assister les personnes âgées dans leurs besoins quotidiens et coordonner les services médicaux », reprend Laetitia Lateste. En lien étroit avec les partenaires locaux (clubs séniors, associations, CCAS…), des activités sont proposées aux habitants. Un lien régulier est entretenu avec les voisins, les commerçants et les services de la Mairie pour renforcer la dimension inclusive du projet. L’habitat partagé dépasse ainsi le simple logement et soutient un “projet de vie” pour ses habitants et cela au cœur de la vie locale.

 « Ce concept est particulièrement intéressant parce qu’il permet de créer une offre entre le domicile et l’EHPAD, quand le maintien chez soi n’est plus possible mais que le placement en établissement médico-social n’est pas pour autant pertinent », précise Laetitia Lateste. Les contours de l’offre ont d’ailleurs été pensés avec un ensemble de spécialistes du secteur, parmi lesquels des médecins gériatres, des directeurs d’EHPAD, de résidences autonomie, des sociologues… L’essence du projet de Domani : avoir un impact positif sur l’ensemble des parties prenantes de l’habitat partagé (collaborateurs, habitants, partenaires) grâce à un travail de co-construction entre ces dernières.

Les 6 sites verront tous le jour d’ici à 2024 avec le souhait d’un ancrage régional. CDC Habitat réfléchit déjà avec Domani à poursuivre le déploiement dans le Sud-Ouest et en Ile-de-France, où une quinzaine de projets sont à l’étude. En effet, l’habitat partagé connaît une forte dynamique à l’échelle nationale, poussée notamment par la demande croissante des collectivités locales pour relever le défi du « bien vieillir ». Un enjeu majeur quand on sait que le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait doubler d’ici 2030.