Le « Plan Baignade » est entré dans sa phase post-Olympique

Imaginé pour permettre la tenue des épreuves olympiques dans la Seine, le « Plan Baignade » s’étend désormais à de nouvelles communes franciliennes désireuses, elles aussi, de permettre à leurs habitants de se baigner. Entretien avec Maxime Piras qui pilote la démarche pour CDC Habitat en Île-de-France.
Quels étaient les objectifs du Plan Baignade à l’origine ?
L’un des objectifs des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 était de permettre la tenue de plusieurs épreuves de nage en eau libre dans la Seine. Pour cela, il fallait améliorer la qualité de l’eau pour garantir la sécurité des athlètes, et donc intervenir sur les communes situées en amont des lieux où allaient se dérouler les épreuves, pour s’assurer que les eaux usées n’y étaient plus déversées.
C’est pour cela que les bailleurs ont été contactés par le préfet d’Île-de-France début 2023 ?
Tout à fait. Nous avons été notifiés de l’obligation de mettre en conformité les réseaux d’assainissement de nos résidences sur 71 communes. Pour CDC Habitat, cela représentait 99 résidences à auditer, pour au final des travaux à réaliser sur 36 résidences sur un temps très court puisque nous avons dû intervenir entre janvier et juin 2024.
Quels étaient les soucis ?
Le plus souvent, il s’agissait de résidences assez anciennes avec des réseaux fissurés ou des problèmes de remontée des eaux usées. Certaines présentaient aussi des réseaux unitaires, où eaux usées et pluviales n’étaient pas séparées – ce qui n’est plus conforme. Nous avons donc procédé au remplacement ou à la reprise des réseaux selon les besoins, à la pose de clapets anti-retours, au curage ou au chemisage des réseaux… Nous avons aussi fait une série de tests pour nous assurer que tout fonctionnait parfaitement. Au total, nous avons investi près de 2 millions d’euros pour réaliser ces travaux en l’espace de 6 mois.




Les Jeux sont terminés, mais le plan se poursuit ?
Tout à fait. Maintenant que des zones de baignade ont été ouvertes dans la Seine à certains endroits, de nouvelles communes se manifestent, en amont comme en aval de la zone déjà traitée, pour pouvoir aussi ouvrir des espaces pour leurs habitants. De 71 communes concernées pour les JO, nous sommes passés à 104. Ce qui représente, pour CDC Habitat, 91 nouvelles résidences à auditer pour voir s’il faut faire de nouveaux travaux. Le bureau d’études « Matières & Fonctions » qui a déjà réalisé la 1ère phase a démarré les nouveaux en avril et va poursuivre tout l’été.
Q’est-ce que cela implique pour vous ?
Cela nous demande de faire le tour de nos résidences pour nous assurer que tout est aux normes. On a pu par exemple identifier des soucis sur la gestion des eaux des parkings, avec l’absence de séparateurs à hydrocarbures. C’est une question d’hygiène et de sécurité pour tout le monde, y compris pour nos locataires.
En résumé :
- 99 résidences auditées en amont des Jeux Olympiques et Paralympiques
- 36 résidences concernées par des travaux sur les réseaux d’assainissement
- 2 millions d’euros investis en 6 mois
- 91 nouvelles résidences à auditer en 2025 pour la seconde phase du plan