Fortes chaleurs : CDC Habitat Île-de-France mobilise son expertise et ses partenaires

CDC Habitat Île-de-France poursuit et renforce sa démarche d’adaptation de son patrimoine au changement climatique, avec une attention particulière portée aux effets des épisodes de forte chaleur sur le confort des logements et la santé des locataires.
L’été que nous venons de traverser l’a une nouvelle fois démontré : adapter les logements à des épisodes de chaleur de plus en plus intenses et fréquents est devenu un enjeu majeur pour les bailleurs. En neuf comme en réhabilitation, le sujet est désormais central et impose d’agir rapidement et à grande échelle.
« Cela fait plusieurs années que CDC Habitat a intégré l’adaptation de son patrimoine au changement climatique dans sa stratégie », rappelle Sandrine Blasco, directrice projets RSE et stratégie environnementale au sein de la direction régionale d’Île-de-France. « C’est un sujet qui demande une véritable acculturation aux enjeux et aux solutions, car il faut avancer sur l’adaptation sans obérer les efforts engagés en faveur de l’efficacité énergétique et de la décarbonation du parc ».
Cette approche s’inscrit également dans une logique plus globale puisque certaines solutions d’adaptation fondées sur la nature contribuent à préserver la biodiversité. Le Plan Stratégie Climat du Groupe, structuré autour de trois volets (atténuation, adaptation et biodiversité), intègre cette dimension systémique.
200 professionnels réunis autour du changement climatique
Ce n’est donc pas un hasard si la GPH Académie du mois de juin était entièrement dédiée à cette thématique, avec pour l’occasion un titre volontairement interpellant : « Ça chauffe dans l’habitat : que font les bailleurs face au changement climatique ? »
Près de 200 participants se sont connectés à la conférence organisée en ligne dont le programme intégrait des interventions d’experts, tel que le CSTB, l’Atelier Franck Boutté ou le booster « nos villes à 50 °C ».
« C’est un sujet technique qui peut paraître simple : généraliser les protections solaires pour limiter les apports de chaleur et favoriser la ventilation nocturne pour évacuer les surchauffes », reprend Sandrine Blasco. « Mais à l’échelle d’un patrimoine de près de 150 000 logements, la question des moyens d’action et de la temporalité des réponses devient beaucoup plus complexe ».
CDC Habitat Île-de-France travaille donc à affiner la connaissance de ses résidences en intégrant de nouveaux paramètres, comme les îlots de chaleur, la typologie et la configuration des logements, ou encore la présence d’occultations. La conférence a permis de mettre en perspective les travaux menés pour des solutions déjà testées sur le terrain afin d’alimenter la réflexion des équipes opérationnelles.
Des outils pour améliorer l’adaptation du patrimoine
En construction neuve, plusieurs outils comme le Degré-Heure (DH), intégré à la RE2020, ou la simulation thermique dynamique (STD) permettent de mieux anticiper les risques d’inconfort d’été dès la conception. Les équipes de la maîtrise d’ouvrage de CDC Habitat Île-de-France ont récemment approfondi leur maîtrise de ces outils lors d’un atelier dédié.
« Le calcul du Degré-Heure est complexe : par exemple, le seuil d’inconfort est fixé à 26 °C la nuit et varie entre 26 et 28 °C dans la journée selon le contexte météorologique », précise Sandrine Blasco. « Mieux comprendre ces calculs et l’impact des différentes solutions permet aux équipes de challenger les bureaux d’études et les architectes pour optimiser les projets ».
En réhabilitation, CDC Habitat Île-de-France intègre également ces enjeux d’adaptation depuis plusieurs années. Créé par le Groupe en 2020, le Diagnostic Performance Résilience (DPR) analyse les principaux facteurs susceptibles d’influer sur le confort d’été (exposition, orientation, ventilation, environnement urbain…) afin d’identifier les interventions adaptées à chaque patrimoine. L’an dernier, CDC Habitat a par ailleurs étudié quatre opérations à l’aide de simulations thermiques dynamiques pour mesurer l’impact de différents leviers : isolation, pose d’occultations ou de brasseurs d’air, plantation d’arbres…
Des réponses à construire avec les territoires
L’entreprise netcarbon mène actuellement une analyse du patrimoine de CDC Habitat Île-de-France afin d’identifier les résidences particulièrement exposées aux îlots de chaleur. Ces enjeux, comme ceux liés aux risques d’inondation, appellent des réponses fondées sur la renaturation des villes. CDC Habitat travaille en étroite collaboration avec les collectivités, de plus en plus mobilisées à travers des plans arbres, des politiques de végétalisation ou encore des plans climat locaux.
Comme l’a rappelé Aude Debreil, directrice générale de Grand Paris Habitat, en conclusion de la GPH Académie du 30 juin dernier : « Nous sommes engagés dans une course contre la montre. Nous sommes en train de traiter un risque sanitaire qui s’aggrave et va s’accroître rapidement. Et pour y répondre, il faut développer des solutions de masse, qui conjuguent innovation, expérimentation et action collective ».
CDC Habitat en première ligne sur la décarbonation
Lancé en 2023, le Plan Stratégique Climat de CDC Habitat fixe un objectif ambitieux d’atténuation carbone de l’exploitation de ses bâtiments à 15 kg de CO₂ par m² et par an à l’horizon 2030, une cible neutralité carbone en 2050, dans la lignée des accords de Paris. Une trajectoire sur laquelle l’Île-de-France est déjà bien engagée puisque les émissions du patrimoine sont déjà passées de 24,6 kg en 2023 à 20,5 kg en 2026, grâce notamment à la rénovation énergétique et à l’accélération des raccordements aux réseaux de chaleur urbains. Parmi les 2 476 opérations de réhabilitation programmées cette année, 2 240 intègrent un volet thermique, tandis que, dans le neuf, 87 % des projets en maîtrise d’ouvrage directe livrés en 2025 ont déjà atteint le seuil 2028 de la RE2020, pour un objectif initial de 30 %.