« Nous avons été au rendez-vous de la proximité »

# Edito
Après une année bousculée par la crise sanitaire, CDC Habitat a choisi de placer l’année 2021 sous le signe de la poursuite de la mobilisation et de la concrétisation du plan de relance. Entretien croisé avec Anne-Sophie Grave, présidente du directoire de CDC Habitat, et Eric Dubertrand, directeur interrégional Île-de-France.

Quel bilan dressez-vous de l’année inédite que nous venons de traverser ?

Anne-Sophie Grave : Je retiens avant tout que notre Groupe a été au rendez-vous de la proximité. Alors que la crise sanitaire a pris tout le monde de court, nous sommes restés présents sur le terrain et avons poursuivi nos missions d’intérêt général sans faillir. Qu’il s’agisse de veiller sur nos locataires les plus fragiles ou de venir en aide aux commerces durement touchés par l’arrêt de leur activité en suspendant leur loyer, nous avons été en première ligne à chaque étape. Et bien sûr, nous avons été au rendez-vous de la relance, grâce à l’appel à projets portant sur l’acquisition de 40 000 logements, lancé dès le 27 mars. Nous nous sommes ainsi fortement engagés pour soutenir les secteurs du logement, de la construction, et préserver l’emploi au niveau local.

Eric Dubertrand : La crise sanitaire nous aura tous marqués profondément, individuellement comme collectivement. Il nous a fallu adapter notre organisation dans l’urgence, faire évoluer nos outils à distance pour favoriser le télétravail, repenser les rendez-vous selon les protocoles sanitaires… Je tiens à saluer la formidable mobilisation des collaborateurs qui nous a permis de garder le contact avec nos locataires les plus fragiles et de poursuivre notre activité à tous les niveaux. L’activité n’a pas faibli en 2020, bien au contraire, nous avons tenu nos objectifs en matière de livraisons et de réhabilitations, tout en nous mobilisant pour concrétiser le plan de relance. Et malgré ce rythme particulièrement soutenu, nous avons trouvé le temps de repenser l’organisation de notre pôle de gestion de nos logements sociaux.

 

En quoi cette nouvelle organisation va vous permettre de mieux traverser la crise actuelle ?

ED : Le maître-mot de la nouvelle organisation est la proximité. Nous avons notamment repensé notre maillage territorial, via un travail de sectorisation qui nous a permis de redéfinir le patrimoine géré par chaque agence. Il s’agit pour nous de renforcer le dialogue au niveau local, avec un seul interlocuteur pour chaque commune ou intercommunalité. Il est intéressant de noter d’ailleurs que cette réforme a été pensée bien avant que la crise sanitaire ne vienne nous bousculer. Nous avions déjà clairement identifié ce besoin de renforcer le lien entre tous les acteurs de terrain, et de recentrer le travail de nos équipes sur leurs missions de proximité. Les derniers mois n’ont fait que nous conforter dans cette décision.

ASG : Nous croyons à l’importance de la déconcentration de la décision : en tant qu’opérateur global de l’habitat d’intérêt public, nous sommes capables de porter des projets complexes et d’accompagner les territoires dans leur politique d’aménagement. Mais c’est parce que nous avons cet ancrage local, parce que nous sommes à l’écoute des besoins des collectivités que nous pouvons être pertinents dans nos réponses. La nouvelle organisation mise en place au niveau du Pôle Social Île-de-France va pleinement dans ce sens.

 

Il s’agit donc d’être plus réactifs pour relever les défis qui s’annoncent ?

ED : Tout à fait. 2021 ne sera pas seulement l’année de la concrétisation du plan de relance, il s’agit aussi pour nous de poursuivre nos différents projets, en matière de partenariats locaux ou d’accompagnement des copropriétés dégradées par exemple. Les collectivités nous attendent sur ces sujets majeurs. Et puis, il nous faut aussi nous préparer à la réforme de la gestion des attributions : le passage à une gestion en flux va profondément modifier notre manière de fonctionner, le bailleur va désormais avoir un rôle encore plus central. Nous sommes prêts à l’assumer.

ASG : La crise actuelle est porteuse de mutations, notamment dans les modes d’habiter. Notre réactivité viendra de notre capacité à travailler en amont avec les élus et avec nos partenaires locaux sur tous les sujets qui seront au cœur de l’habitat de demain : construction durable, mixité, attractivité du territoire, accompagnement des travailleurs-clés… 2020 est un révélateur des aspirations de la population pour une ville plus mixte, plus solidaire, plus respectueuse de l’environnement : c’est sur le terrain, avec les collectivités, qu’il nous faut imaginer les réponses.

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