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Gestion durable des espaces verts : CDC Habitat s’engage pour la biodiversité

# Réhabilitation
Dans le cadre de sa stratégie « biodiversité » définie en 2015, CDC Habitat a choisi de s’engager en faveur d’une gestion plus raisonnée des espaces verts de son patrimoine. Cette démarche s’appuie à la fois sur la réalisation de diagnostics écologiques et sur la mise en place de contrats de gestion durable et différenciée des espaces verts.

Pourquoi cette démarche ?

La stratégie « biodiversité » définie par CDC Habitat s’appuie sur 3 piliers : Éviter, Réduire et Compenser. La gestion des espaces verts est au cœur du second volet, « réduire », avec un objectif affiché par le Groupe de mieux gérer les espaces communs comme privé de l’ensemble du patrimoine national – logement intermédiaire comme logement social. Pour accompagner la démarche, CDC Habitat a fait appel entre 2016 et 2020 à une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) spécialisée sur les questions de biodiversité.

Comment fonctionne la gestion durable et différenciée ?

La gestion différenciée vise à appliquer aux espaces verts d’un même site un traitement différent, que ce soit en termes d’intensité ou de soins. Cette gestion prend notamment en compte les usages des lieux par les occupants, mais aussi la faune et la flore présentes, pour trouver le meilleur équilibre. Ainsi, les haies et pelouse de l’avant d’un bâtiment pourront bénéficier d’une taille précise et régulière tandis que les espaces situés à l’arrière d’un bâtiment, moins visibles et moins fréquentés, pourront être traités de manière moins intensive. La gestion durable favorise également des modes d’entretien limitant les interventions néfastes pour la biodiversité (désherbage sans produit phytosanitaire, choix d’espèces végétales peu consommatrices en eau mais adaptées à certaines espèces animales…).

Comment identifier les sites adaptés ?

CDC Habitat souhaite mettre en place des contrats de gestion durable pour tous ses sites, avec un effort tout particulier sur les sites à fort potentiels. Pour ces derniers, le Groupe encourage la réalisation dans le cadre de son contrat AMO « biodiversité » des diagnostics écologiques sur une partie de son patrimoine. Ces diagnostics permettent de faire un état des lieux complets des sites, afin d’identifier les éléments remarquables à préserver ou à valoriser en termes de faune et de flore, sur la parcelle elle-même comme sur son environnement immédiat. Une étude de potentialité peut également être réalisée afin de voir comment améliorer l’aménagement paysager du site, quelles espèces végétales ou animales favoriser…

Quels sont les clefs de la réussite d’une telle démarche ?

Outre le choix des sites, CDC Habitat s’efforce d’identifier les prestataires les plus à même d’accompagner cette démarche. Les plans de gestion écologique sont co-construits entre l’entreprise retenue et les équipes de CDC Habitat en tenant compte des usages du site. Le Groupe a d’ailleurs mis en place une formation spécifique à ces nouvelles pratiques de gestion à destination de son personnel de proximité, et un travail de sensibilisation des locataires est également mené (via des animations ou la distribution d’un livret éco-geste). CDC Habitat avait prévu une période de 4 années (le temps du contrat) pour que chacun puisse s’approprier pleinement cette méthodologie nouvelle, favorable à la biodiversité mais qui nécessite d’adapter certaines habitudes.

Quels déploiements futurs pour la démarche ?

CDC Habitat entend accompagner la montée en puissance de la gestion durable, en encourageant de plus en plus d’entreprises à intégrer cette dimension. Aujourd’hui, les différences de connaissance et de maîtrise de cette gestion écologique entre les régions sont palpables, et si la législation tend à favoriser certains nouveaux usages, le Groupe compte jouer un rôle moteur en sensibilisant l’ensemble des maillons de la chaîne. Les diagnostics écologiques réalisés sur les résidences existantes mais aussi dans le cadre de projets de construction neuve ou de réhabilitation permettront aussi d’intégrer toujours plus en amont cette approche. Une première expérimentation est en cours pour accompagner la réhabilitation de 60 logements à Vénissieux.

A Sallanches et Marignier, des zones de prairie propices à la faune et à la flore

Le déploiement de la gestion différenciée des espaces verts en Auvergne-Rhône-Alpes a démarré un peu partout sur le territoire. L’agence Ain 2 Savoie travaille notamment avec la Société Millet Paysage sur une gestion adaptée des zones de prairies des résidences de Sallanches et Marignier, près de la frontière suisse. « Nous avons défini plusieurs scenarii d’entretiens adaptés selon les zones et leurs usages spécifiques », explique Patrick Pornet, responsable de secteur. « Nous avons notamment un entretien de type « espace vert jardiné » pour les massifs des entrées de bâtiments et un entretien de type « espace vert naturel » pour les zones de prairies ».

Résidence Grand siecle à Ferney Voltaire

C’est ce second mode d’entretien qui est actuellement déployé sur les résidences du Dôme de Miage, des Aiguilles de Warens et des Aravis à Sallanches, et du Val de Giffre à Marignier. Ces zones refuges pour la faune et de développement pour la flore seront fauchées seulement deux fois par an, laissant ainsi plus de temps pour l’entretien des espaces travaillés qui nécessite davantage de temps qu’un entretien « traditionnel ». « Notre démarche exclut le désherbage avec l’usage de produits phytosanitaires comme les pesticides, les insecticides, les herbicides… », reprend Patrick Pornet. « Désormais, on favorise le désherbage alternatif, soit manuel, soit mécanique ».

La gestion différenciée aura un réel impact à terme sur le cadre de vie des locataires, avec des zones davantage fleuries et accueillant des pollinisateurs. Les déchets issus des tailles d’arbustes ou des tontes seront également valorisés, dans les massifs ou sous forme d’hibernaculum – des utilisations permettant à la strate arbustive de se protéger du gel et de la sécheresse et aux petits animaux de s’abriter en hiver.

CDC Habitat expérimente l’écopâturage sur son siège bordelais

Écopâturage

 

Ce sont de nouvelles recrues inhabituelles que le siège bordelais de CDC Habitat accueillera à partir du mois de septembre, deux brebis des Landes qui viendront prendre place dans l’enclos installé à côté de l’espace vert où les collaborateurs peuvent profiter de tables de pique-nique pour déjeuner quand le temps le permet. Au-delà du côté sympathique de pouvoir croiser des animaux de la ferme au quotidien, il y a derrière cette arrivée une vraie volonté de la part du Groupe d’expérimenter l’écopâturage en plein centre-ville, comme une alternative à l’entretien traditionnel des espaces verts.

Comme l’explique Émilie Degrugillier, directrice de l’agence de Bordeaux de CDC Habitat social, « à l’origine, nous avions imaginé ce projet pour le quartier de la Benauge où nous avons un grand espace vert central, idéal pour accueillir des animaux. Mais la recrudescence de problématiques de sécurité de ces derniers mois, nous a poussé à retarder cette installation et à chercher un autre site – même si nous avons toujours à l’idée d’installer un tel dispositif auprès de nos locataires ».

Après réflexion, le siège de CDC Habitat Sud-Ouest est apparu comme le parfait endroit pour mener cette première expérimentation. Le berger avec lequel travaille le bailleur est venu faire un repérage au printemps pour s’assurer que les animaux disposeraient de la surface nécessaire pour passer entre 6 et 8 mois de l’année auprès des équipes. « Nous avons juste retiré les tables de pique-nique et clôturé l’espace, c’est une installation d’une grande simplicité même s’il faut plus de 1 000 m2 pour que les animaux soient à l’aise et suffisamment nombreux pour ne pas s’ennuyer », reprend Émilie Degrugillier. « Le berger passera une fois par semaine pour les nourrir et s’assurer de leur bonne santé. Les animaux seront récupérés dès que les températures baisseront, puis reviendront au printemps avant de repartir à l’été quand l’herbe viendra à manquer ».

Pour ce premier test en situation réelle, CDC Habitat accueillera deux représentantes de la race des moutons landais, une race très présente au 19ème siècle mais qui avait progressivement disparu de Nouvelle-Aquitaine et qui fait depuis quelques temps l’objet d’un programme de réinsertion. Le projet sera suivi de près, avec une coordination accentuée avec les entreprises en charge de l’entretien des espaces verts. « Nous avions déjà une gestion différenciée des espaces sur ce site où une partie des herbes sont laissées en friche », précise la directrice d’agence. « Cela s’ajoute à la politique « zéro pesticide » que nous menons sur l’ensemble de notre patrimoine, et aux actions de sensibilisation que nous organisons régulièrement auprès de nos locataires ».

Un bilan sera dressé à mi-parcours pour voir si cette solution peut être étendue à d’autres sites, et dans quelles conditions, afin qu’un maximum d’habitants puissent profiter de ce retour à la nature en milieu urbain.