Adapter chaque projet pour protéger la biodiversité

CDC Habitat en Auvergne-Rhône-Alpes profite du lancement de chaque nouveau projet de réhabilitation pour imaginer des manières de protéger et développer la biodiversité au sein et autour de ses sites, en adaptant l’aménagement, les travaux ou le choix des matériaux.

Des oiseaux ou des chauve-souris qui se nichent dans les façades. Des plantes tantôt utiles tantôt néfastes pour les espèces qui vivent alentours. La biodiversité est omniprésente au cœur et autour de l’habitat, et pour la protéger, il faut avant tout mieux la connaître. Comme l’explique Charles Gourvennec, Directeur de la MOD et du patrimoine de la direction régionale AURA, « si autrefois les bailleurs ne tenaient que rarement compte de ces questions, les mentalités ont largement évolué au point que chaque projet de réhabilitation est désormais l’occasion pour nous de mener une analyse environnementale afin de mieux connaître la richesse du site où nous devons intervenir, comprendre les spécificités de la faune et de la flore, et réfléchir à la meilleure manière de la préserver ».

Un spécialiste des études environnementales

Pour l’appuyer dans cette démarche, la direction régionale peut s’appuyer sur CDC Biodiversité, filiale du Groupe Caisse des Dépôts spécialisée dans le pilotage technique et financier d’actions en faveur de la biodiversité. Les équipes de CDC Biodiversité, composées de scientifiques, d’ingénieurs et de chefs de projets dotés d’une longue expérience en matière d’ingénierie et gestion écologique, réalisent un diagnostic complet du site en amont afin de cerner la réalité de la biodiversité locale et proposer des actions pour la préserver.

« Les travaux que nous réalisons concernent souvent la résidentialisation des sites ainsi que l’isolation, le plus souvent à l’extérieur, ce qui nous offre des leviers d’action », reprend Charles Gourvennec. « Ainsi, si à une époque on avait tendance à privilégier les surfaces lisses pour étanchéifier les façades, cela revenait à priver d’abri les oiseaux ou les chauve-souris qui viennent s’y nicher en période de reproduction. Aujourd’hui, on va davantage aller vers les façades et les toitures végétalisées, ou utiliser de le pierre sèche ou des gabions, pour créer des zones de refuges pour les espèces présentes ». Des choix techniques originaux que le Groupe n’hésite pas à reprendre pour ses projets neufs.

La résidence Yves Farge à Lyon, avec ses perchoirs ajoutés aux aux balcons

Des actions pour sensibiliser le plus grand nombre

CDC Habitat travaille également avec la Ligue de Protection des Oiseaux pour installer des nichoirs adaptés à la faune aviaire, et re-végétalise régulièrement les pieds de façade – ce qui permet à la fois de lutter contre la chaleur l’été et de nourrir la faune. Les locataires, souvent au fait de ce qui se passent autour de leur résidence, sont également sollicités afin de faire part de leurs observations et de leurs attentes – comme par exemple la création d’un jardin partagé également propice à participer à la dynamique de la biodiversité du site.

« Cette approche participative est importante car on sait que l’on a besoin de la bonne volonté de chacun pour changer les choses dans la durée », conclut Charles Gourvennec. « D’ailleurs, à Saint-Priest, nous allons profiter de la réhabilitation d’une résidence pour proposer un concours autour de la thématique de la biodiversité, en partenariat avec la Mairie, pour sensibiliser les habitants autour de ces questions ».